mercredi 28 avril 2010

Entre filles:épisode17: Telle mère telle fille

Publié par bella_ragatsa à 06:25
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C’est très beau pour être vrai, une telle invitation à l’improviste de la part d’Amira. Une envie qui émane d’elle, et non de moi. J’étais extrêmement surprise de sa déclaration, à ne plus pouvoir bouger de petit carreau du trottoir. Mes yeux, cherchaient un confort psychologique de mes nouvelles copines, mais elles étaient plus en train de consoler Abdelmajid, après la claque qu’elle a dégustée, avec un bon nombre de lesbiennes. Quant à Amira, le dos collé à la porte de sa voiture, elle tapotait nerveusement avec les doigts le capot et après un petit moment elle reprit.
- Alors tu viens ou pas ?
Mettez vous à ma place, vous feriez quoi en cas où votre copine te largue à un instant et revient un instant après te demander de faire une partie de jambes en l’air ?
Bon, c’est inutile de vous poser une question pareille, parce que c’est très rare de tomber sur une personne aussi détraquée et indécise comme ma meuf. Et aussi rare d’être si naïve et soumise comme moi, au point de jeter à la poubelle son dernier message de je ne veux plus de toi, et de courir vers elle, comme une gamine heureuse de la venue de sa mère à la fin de la journée pour la sauver des bras de la méchante nanny de la crèche.
J’aurai bien aimé avoir les couilles de dire non, c’est toi qui as mis terme à notre relation et donc tu assumes toute seule les conséquences. Mais bien sûr, je suis lâche, je suis sans personnalité, je suis sans dignité, je suis en deux mots Yasmine la fille qui croit tout ce qu’on lui dit et qui nage jour et nuit dans un ciel bleu de rêves d’une enfant de 2ans dans le corps d’une femme de 20ans.
Une fois à l’intérieur, elle déposa sa main sur ma cuisse et dit après avoir démarré la voiture.
- Tu m’as manqué !
Je la regardais, un long moment très émue et je repris comme si rien n’était.
- Moi aussi. Je n’ai pas arrêté de penser à toi hier soir.
Et voilà que la séquence romantique de notre soap opera prit fin lorsqu’elle reprit sa vraie nature.
- Tu t’es masturbée combien de fois, en pensant à moi, hier ?
Là, tout de suite, l’expression de déception gagna mon visage alors en dégageant sa main de ma cuisse d’un geste nerveux, je rajoute.
- Putain, Amira, tu ne peux pas être romantique pour une fois de ta vie !
Elle sourit et dit en me caressant les cheveux.
- Ce n’est pas moi qui ai inventé le jargon de sexe, et il n’y a rien de romantique dans l’acte sexuel à part les préliminaires ! puis en dépassant une voiture, ok alors je reformule, combien de fois ta main, a fait des mouvements de va-et-vient sur ta petite foufoune !
En m’accoudant sur la fenêtre, je criai furieuse.
- Ferme la, ok !
Elle ria, sans me dire le moindre mot puis s’arrêta au feu rouge. Et là une voiture X5 s’arrêta près de nous et le chauffeur, un bel homme aux yeux bleus sortit sa tête de la fenêtre et dit.
- Salut les filles !
Et comme Amira aimait bien se faire draguer, elle lui sourit et répondit.
- Salut, toi !
Ayant de la confiance, après sa réponse, il continua, en laissant un peu sa voiture nous devancer.
- Je vous invite, toi et ta copine à un café, si vous voulez bien.
- Oui, bien sûr !
Là, je la pinçai de sa jambe et je lui chuchotai.
- T’es folle ou quoi ? on ne connait pas le mec ! et voulant la grogner, arrête de te comporter comme une salope !
Elle sourit au mec puis me tourna la tête.
- On ne peut pas tout de même refuser l’invitation d’un bel homme conduisant une X5 ?
Au bout des nerfs, je criai.
- Ok, c’est bon arrête la voiture, je veux descendre.
Elle ria et dit en persiflant.
- Elle est déjà arrêtée.
Je lui jetai un dernier regard de rogne et je m’apprêtai à me lever alors elle m’attrapa si fort du bras et cria.
- Ok, ok ! puis regarda le mec et dit en souriant, désolée peut être une autre fois.
Le mec, un peu déçu, fit remonter son vitre fumé progressivement et répondit.
- Ce n’est pas grave, les filles !
Une fois le feu vert, l’X5 s’enfonça dans l’asphalte à toute vitesse. Elle me regarda de travers et dit.
- T’es contente maintenant ?
J’eus un petit rire sec et nerveux et je murmurai.
- Écoute, on est sensé passer du bon temps ensemble alors arrête de chercher toujours la petite bête !
Énervée, elle alluma une cigarette et dit.
- Tu fais ta jalouse parce que je voulais prendre un café avec un mec ?
- Ne commence pas s’il te plait !
Ce n’était que le début de son cinéma. Une bonne dose d’énervement qu’elle m’injecta avant de me filler une overdose dans son appartement.
- Fais comme chez toi ! me dit-t-elle, en enlevant sa veste et en se dirigeant vers le réfrigérateur.
Je fermai la porte derrière moi, et je m’installai tranquillement sur le canapé. Au bout d’une minute, elle vint vers moi et s’assit prés de moi en me donnant une bière.
- Non, je ne veux pas merci.
Elle sourit, ouvrit une canette et dit.
- Comme tu veux, je vais les boire toute seule.
D’un geste nerveux, je lui arrachai la canette et je criai.
- Mais putain, tu ne peux pas pour une fois m’embrasser sans avaler une seule goute d’alcool ?
En laissant sa langue, faire un petit tour dans sa bouche elle reprit sans me quitter de son regard.
- Je dois me saouler, pour faire comme si t’étais un mec !
Les poings serrés, je baissai la tête, et je murmurai d’une voix très basse.
- Pourquoi tu n’arrêtes pas toujours de me blesser ?
Elle vida la canette et ouvrit la deuxième, en me caressant les cheveux.
- Tu sais très bien que je ne suis pas lesbienne, mais je fais un énorme effort avec toi.
Et en laissant sa main atterrir sur mon ventre.
- Je n’aime pas la chatte ! qu’est ce que tu veux que je fasse ?
- Ok, c’est bon ! dis-je en faisant un bond.
Puis en saisissant ma veste.
- Je me demande toujours pourquoi je cède à tes caprices !
En s’accoudant, sensuellement sur un coussin elle dit en traçant un malin sourire.
- Parce que t’es amoureuse de moi.
- Et je pense que j’ai suffisamment payé pour ça ! dis-je en enfilant ma veste, brusquement.
Elle se leva, me contourna et dit en laissant ses doigts me caresser la joue.
- Je mouille, tu veux voir ? et en souriant, ou tu préfères partir ?
Je tins ses doigts entre les miennes et je dis, les yeux brulant de désir.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Quoi ? dit-t-elle en mettant mon pouce entre ses deux lèvres.
Et en laissant l’autre main descendre tout doucement sur mes fesses.
- Je veux te baiser.
En approchant ma tête de la sienne, jusqu’à ce que son haleine chaude me chatouille les lèvres.
- À un instant tu me dis que tu n’aimes pas la chatte et maintenant t’as envie de moi ?
Sa main glissa sous mon pull puis ses doigts se mirent à escalader mon ventre et finissaient sur ma poitrine. En m’arrachant un long baiser, elle introduisait l’autre main qui ne se perdit pas à trouver son chemin vers mes seins. Une fois palpant ma poitrine, d’une manière caressante. Elle me mordilla l’oreille et me chuchota.
- Dis-moi que tu brûles de désir comme moi.
En laissant mes jambes frotter les siennes, avidement, je murmurai en cherchant ses lèvres.
- J’ai envie de toi.
- Moi aussi ! murmura-t-elle, en épousant mes lèvres.
Puis sa main droite, dégringola, très rapidement ma poitrine et s’arrêta sur ma ceinture. Elle tenta de déboutonner mon jean, mais comme elle ne parvenait pas avec une seule main. L’autre vint la secourir. Une fois dégrafée, sa main droite coulissait dans ma culotte. Ici, elle ouvrit ses yeux et approcha son nez du mien en humant mes respirations qui s’accéléraient, d’un rythme extraordinaire.
- Tu mouilles !
- Oui ! dis-je en fermant les yeux.
Plus sa main dansait entre mes cuisses, plus je haletais. J’étais à deux doigts de jouir, pour la première fois, non seule. Et c’était différent, plus intense, chaleureux, exaltant de vivre le moment à deux, de croiser son regard au moment de l’atteinte d’un orgasme.
Mais malheureusement, je n’ai pas eu le plaisir d’accéder à ce plaisir en duo. Car au moment où je m’apprêtai à franchir le septième ciel, la porte s’écria. Comme quelqu’un qu’on vient de choper en train de commettre une bêtise, elle retira brusquement sa main, l’essuya sur mon jean, à le tacheter avec le jet de cyprine que j’ai secrété comme une fontaine.
Moi aussi de ma part, je boutonnai mon jean, en la suivant ouvrir la porte. Et ce n’est plus une surprise puisque 99%, de ses visites, furent d’une seule personne Ilhem, que j’ai détesté trop ce jour là puisqu’elle m’a privé de la jouissance.
C’était une fille qui avait le sens de l’observation, en excès même. En nous voyant toutes les deux transpirant, elle nous demanda.
- Vous étiez en train de baiser ou quoi ?
- Mais non ! dit Amira, en s’efforçant de rire, et en me regardant avec crainte, tu sais que les filles me dégoutent.
- Pas la peine de me le rappeler ! dit-elle en s’approchant de moi.
Puis ses yeux tombèrent sur la petite tâche blanche sur mon jean, malheureusement d’une couleur noir.
- C’est quoi ça ? s’interrogea-t-elle avec l’intention de mettre son doigt dessus.
- C’est rien ! c’est un peu de poussière, c’est tout.
- Ah ! d’accord ! puis en souriant, va le laver.
Et en adressant la parole à Amira.
- Il y a une nouvelle cafétéria, c’est un karaoké en même temps et tout le monde en parle.
- Ah, c’est cool. Et en criant pour que je l’entende, on va faire la fête ma chérie.
En essayant avec le savon et l’eau d’enlever la tâche, qui n’était ni blanche ni transparente.
- J’arrive !
En final, j’ai réussi à la rendre moins remarquable à l’œil nu, mais en fronçant les sourcils et en regardant minutieusement, elle était encore là, une preuve dénonçant notre petite partie de jambes en l’air.
Avant de monter dans la voiture d’Ilhem, qu’elle a volé cette fois-ci à sa mère, Elle s’est arrêtée pour passer un coup de fil à une amie. Pendant ce bref laps de temps, Amira laissa ses yeux fixés sur mon pantalon noir et dit en se moquant.
- Ah, c’est encore apparent !
- C’est grâce à toi ! dis-je en grinçant les dents, d’énervement.
Elle laissa un rire ricanant, sortir et dit.
- T’as une cyprine de bonne marque.
- Va te faire foutre ! dis-je en riant.
Avoir une dose d’énervement dans la voiture puis une tâche de merde me rappelant mon acte sexuel à vue de tout le monde, n’était pas au même pied d’égalité de ce que j’ai vu dans cette cafétéria karaoké.
Elle était à cinq kilomètres d’où habitait ma copine. Et il y avait beaucoup de monde dedans au point de rester debout un bon quart d’heure.
- Pfff ! on est venue pour rester debout ? grommelai-je. On ferait bien de partir.
Amira me tint par la main et dit.
- Patience ! et en pointant le doigt vers une table au fond, cette dame et le jeune homme, s’apprêtent à partir.
- Qui ? s’interrogea Ilhem.
Puis en suivant la dame.
- C’est son fils ? ou son petit ami ?
Amira, se mit à rire et badina.
- T’as déjà vu une mère prendre du café en tête à tête avec son fils ?
Et comme je manquais de vue, et que la dame et l’homme étaient assez loin, je ne parvenais pas à les regarder clairement.
- Je ne les vois pas bien.
- Mets tes lunettes !
- Je les ai oubliées chez moi.
Un grand sourire se traça sur les lèvres d’Amira qui s’écria.
- Ça y est, ils s’en vont ! allons-nous !
Elle me tint par le bras et me tira. En s’approchant de la table, mon regard croisa celui de cette femme, bras dessus, bras dessous, avec le jeune homme de 24ans à peine, amoureusement. Figée sur le sol de surprise, mon sourire disparût, et une huée sauta de mes lèvres.
- Maman ?!!

mardi 20 avril 2010

Entre filles: épisode16: le mythe

Publié par bella_ragatsa à 07:22
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J’ai beau essayé d’analyser le sens d’une nouvelle connaissance selon Amira, et j’ai fini par conclure qu’elle avait honte de moi, et que même en tant qu’amie, elle ne voulait pas m’accepter alors à quoi bon continuer une pseudo relation, qui ne se formulait que dans ma tête ?
Le lendemain, après m’avoir réveillée, à 16h, cernée comme un monstre, et les cheveux éparpillés dans tous les sens comme des satellites, je trouvai un texto m’attendant sur mon cellulaire, de la part de ma soi-disant copine « Bonjour Yasmine, je ne veux plus te voir ni que tu m’appelle, à dieu ».
C’était clair au moins, qu’elle m’a doublé même en matière de plaquer. Et je ne sais pas, je n’étais pas émue, ni touchée par son texto. C’est peut être dû au fait, que je me suis adaptée, aux règles de son sale jeu de sadisme, où peut être aussi, parce que au fond de moi, je savais qu’elle le faisait juste pour m’énerver, ou pour me voir souffrir quelques temps puis elle reviendrait me serrer dans les bras avec un grand sourire pour me dire, c’était juste pour tester si tu m’aimes ou pas.
Stupide comme pensée, mais c’était le cas de toute façon. Trois jours plus tard, j’étais avec mes deux potes à l’étoile du Nord, c’était vers 18h. Et elle était assise avec sa bande de loosers, autour de la même table. Comme un policier motivé, elle ne cessait de me surveiller. Puis comme elle me voyait rire et rigoler avec Cyrine et Nawras, elle se leva, et s’approcha de nous.
- Salut, les filles.
Cyrine, sirotant son jus, ne prit même la peine de la regarder. Nawras, quant à elle, qui fut en manque tout le temps, puisqu’elle n’a jamais eu de copine, traça un agréable sourire et dit.
- Salut, Amira, cava ?
Puis un coup de pied violent, la piétinant de la part de sa voisine, la calma et réussit même à la faire taire. Comme je fus l’unique à n’effectuer le moindre geste, elle inclina un peu son dos pour rencontrer mes yeux et dit en saisissant mon menton.
- Cava, Yasmine ?
En traçant un faux sourire, je murmurai.
- Oui, cava, merci !
Elle injecta Cyrine d’un mauvais regard et continua en baissant la voix.
- Lève-toi, il faut qu’on parle.
Cyrine, ne dit rien mais son regard si furieux m’ordonna de ne pas bouger.
- Qu’est ce que tu veux Amira ? dis-je, en m’efforçant de rester calme.
- Lève-toi et tu sauras qu’est ce que je veux.
En secouant mes épaules, je murmurai avec mon entêtement.
- Non, vas-y, devant mes amies.
En fait, je m’attendais à ce qu’elle me supplia encore davantage, comme peut être un dernier espoir pour me remonter la morale à la vue de mes potes. Mais, elle me lâcha le menton, et dit en reculant d’un pas.
- Ok, comme tu veux, ce n’est pas la peine !
Et rebroussa chemin vers ses potes. Énervée, Cyrine but de son verre de jus et s’écria.
- Quelle salope, comment tu arrives à la supporter ?
En sirotant le reste de mon jus, avec un petit bruit, je murmurai.
- Grâce à paracétamol et parfois doliprane.
Elle ria et dit pour me taquiner.
- Fais attention, je ne veux pas que tu sois une droguée de produits pharmaceutiques.
- Non, t’inquiète ! dis-je en riant, sans pouvoir contrôler mes yeux, qui me trahissaient en la cherchant.
Ce qu’on devient indigne lorsqu’on tombe amoureux. Même après ce qu’elle m’a fait au poste de police, un secret que j’ai gardé pour moi, sans le révéler à mes deux potes, je n’ai pu cesser de l’aimer. Elle était certainement sadique et je crois que moi de ma part j’étais maso.
C’est vrai que je souffrais beaucoup de son hostilité permanente, mais c’est en quelque sorte, ce qui pimentait notre relation. Très compliquée comme situation n’est ce pas ?
Voilà c’était tout ce qui m’occupait dans ma petite vie de lesbienne, mes hauts et bas avec ma copine hétéro jusqu’au jour où je fais la connaissance d’une fille magnifique, la fille, que tout le monde rêvait de sortir avec, le mythe.
La première fois que je l’ai vue c’était à l’étoile du nord. Elle était venue avec un mec, chauve et moustachu. C’était son meilleur ami, et avec qui elle trainait tout le temps, toutefois il n’était pas homo mais elle si. Une vraie lesbienne, (au début, comme tout lesbienne, elle cachait son identité sexuelle, mais après, elle n’avait plus aucune gêne de s’afficher en tant qu’homosexuelle fière de son mode de vie particulier) une féministe engagée, une journaliste connue et une blogueuse de poids, avec les débats épineux et tournant tous sur l’homosexualité en Tunisie.
C’était un mythe aux yeux des petites lesbiennes vulnérables et timides, une femme forte, qui a du caractère. Elle s’appelait Ines, et elle avait 27ans. Elle n’était pas très belle, mais super charmante. Elle avait du charme quand elle parlait, quand elle souriait et même du charme quand elle se mettait en colère.
Elle était tout simplement magnifique. Rien qu’en la regardant, bavarder, rire et fumer, ça me faisait un grand plaisir mais surtout calma la bête d’amour qui me torturait et qui ne cessait de bourdonner dans mes oreilles, me demandant de me lever demander le pardon d’Amira, comme si j’étais moi la fautive. Cette fille, involontairement, me donna la force, de résister à cet amour malsain qui m’affaiblissait.
Et c’était aussi la lesbienne la plus embêtée par les malades, qui se prenaient pour défendeurs de l’identité sexuelle, naturelle, à l’encontre des pervers, des vermines qui voulaient, selon eux, massacrer les bonnes meurs, enracinées par la religion.
Une fois l’un de ses ennemis, comme beaucoup de mecs le font, s’est fait passé pour une fille. Il allait même très loin dans son minable jeu, en demandant à une fille de l’appeler par téléphone et se montrer par caméra sur MSN, pour qu’elle commence à lui faire confiance.
Et osa même l’inviter pour boire un café. Le jour j, arriva, et la fille avec qui elle parla pendant des jours s’avéra le mec en question. Il faisait semblant d’être gentil, compréhensif, mais ne tarda pas à lui dire que l’homosexualité est interdite, voire prohibée et sévèrement punie, par Allah, ainsi que l’État, comme si elle l’ignorait. Et ajouta qu’il aimerait bien sortir avec elle.
Ines donc, resta très calme, très souriante. C’était l’une des histoires qu’elle racontait assidument à toute nouvelles amie, y compris moi. Ce jour là, elle partit, et la nuit lui envoya un texto, pour lui annoncer qu’elle acceptait son offre, avec une grande joie.
Le jour suivant, l’homme se trouvait au lieu où elle lui a demandé de l’attendre. Dans un parc à Tunis, mais ce n’était pas elle qui était venue, au rancard, mes deux mecs, deux voyous, qu’elle a engagé, pour lui casser la figure.
En deux mots, c’était la fille imbattable et la plus imprévisible. Une autre histoire qu’elle m’a racontée, était celle d’un ennemi virtuel, qui ne cessait de l’insulter et de lui dire des propos blessant sur son blog. Le pire, ce qu’il était tellement bête, à ne rien trouver pour argumenter sa haine envers les homosexuels que d’user les gros mots, qu’il tapait comme il respirait.
Il était son commentateur, numéro un, le seul, qui ne manquait le moindre de ses billets. Mais comme, il ne savait pas à qui il avait affaire, elle a mené sa propre recherche sur le type qui s’est avéré un jeune étudiant dans la faculté de la psychologie de Tunis : un type qui l’a payé cher, surtout qu’elle a découvert ses coordonnés, son nom et prénom, et s’était décidée à le scandaliser et à rendre sa vie pendant des semaines infernales, jusqu’au jour où il venait lui demander pardon devant tout le monde.
Mais l’histoire qui m’a marquée le plus mais surtout m’a fait le plus marrer, c’était celle que j’ai assistée de mes propres yeux, le premier jour où je l’ai vu à la cafétéria.
Elle était l’héroïne, avec Abdelmadjid de ce conte comique. Moi de ma part, j’avais un œil sur elle, et l’autre sur l’élue de mon cœur, qui faisait sa salope avec Hikmet, et Ines quant à elle, fumait une cigarette et parla à son meilleur ami, Bilel.
Et soudainement, l’entrée brusque à la façon d’un taureau dans une corrida, de Hana, attira l’attention de tout le monde à l’étoile du nord.
Les pleurs glissant partout de ses yeux, Hana lui attrapa la main agressivement et s’écria.
- Pourquoi tu m’as fait ça ?
Étonnée comme nous, Ines, ouvra grands les yeux et s’écria.
- Cava pas non ? lâche mon bras.
- Pas avant que tu me dises pourquoi tu ne m’as pas rappelé ! hurla Abdelmajid, folle de rage.
- Quoi ? et en écrasant sa cigarette dans le cendrier, cava Hana ?
- Non pas du tout ! continua Hana, en laissant des gouttelettes de salive sautant de ses lèvres, et asperger le pauvre Bilel sur la figure jusqu’au ce que le pauvre homme ne puisse ouvrir les yeux tellement, il fut victime d’une forte averse violente.
Intimidée plus par les regards, lui bornant de partout, Ines se mit debout, s’enveloppa très vite dans son blouson et quitta la cafétéria. Furieuse, Hana, la suivait en courant, mais elle n’était pas la seule à le faire. Les deux tiers des gens, se trouvant à la cafétéria, l’ont fait, en tête d’eux moi, mes deux potes et le groupe de loosers d’Amira. Qui n’aime pas assister à une bagarre de filles ?
À trois pas du portail de l’étoile du nord, Hana, dans un misérable état psychologique, l’arrêta en la tirant de son blouson cuir.
- Tu ne vas pas t’en sortir comme ça ma grande !
Serrant les dents de colère, ines hurla.
- Assez de scandale devant le monde entier, lâche mon blouson.
- Pourquoi tu ne veux pas sortir avec moi ? s’écria Hana, pleurant de plus en plus fort.
- Mais arrête putain, tu veux me faire la honte de ma vie ou quoi ?
Hana, comme s’en moquant de la vingtaine de personnes, assistants à la bagarre sur le trottoir, prés de feu rouge, poursuivait, d’une manière hystérique.
- Je t’aime Ines ! je suis folle de toi !
Cramoisie, Ines, tenta en vain de débarrasser le bras de fer d’Abdelmahid.
- T’es malade !
L’autre de plus en plus affolée et emportée par la vague de ses sentiments.
- S’il te plait Ines, donne-moi une chance, je t’aime.
Ne pouvant plus supporter le scandale en public, sa main se mit à trembler, puis d’un excès de colère, elle se leva et faisait une chute libre assourdissante sur la joue de Hana.
Une claque historique et mémorable, qui provoquait depuis ce jour là le rire à chaque fois qu’Abdelmadjid pénétra l’étoile du Nord.
Pendant le temps, que je suivais Ines s’éloignant en pressant le pas, et Hana, pleurant de plus en plus fort comme une gamine délaissée par sa mère, une main se posa audacieusement sur mes fesses. Honteuse, je tournai la tête, en croyant que c’était un mec, profitant de la foule, pour laisser sa main balader, à son aise. Mais à ma surprise, c’était Amira, qui me souriait et me ceintura de ses deux bras en me chuchotant à l’oreille.
- J’ai envie de toi !
Je fis tout un demi-tour, le cœur battant si fort à exploser et je me demandai frustrée.
- Pardon ?
Elle m’embrassa, exprès près de mes lèvres, pour m’allumer, puis continua en souriant.
- Tu m’as bien écouté. Puis en se dirigeant vers la voiture de son père qu’elle emprunte de temps à autre, tu viens ou pas ?

dimanche 18 avril 2010

Entre filles: épisode15: Nouvelle connaissance

Publié par bella_ragatsa à 08:25
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Qui était capable d’imaginer une telle tournure d’événements ? On se donnait la peine de nous pomponner, de nous maquiller, pour aller passer, notre soirée pourrie derrière les barreaux d’un poste de police, à rue Barcelone. C’était vraiment le top, que même dans une fiction, on ne peut l’imaginer. On dit souvent que la vérité dépasse la fiction et s’est avéré vrai, finalement.
Mais passer trois heures au poste, ne m’a pas trop affecté, c’est le geste qu’a fait Amira lorsque son sauveur est venu, qui m’a blessé, voir m’a laissé avaler mes larmes, tellement, mes yeux n’avaient pas la force de les secréter.
Sans trop vous faire attendre, et à la manière de la fameuse série américaine, unité spéciale pour les victimes, voici mon histoire.
Sans trop entrer en détails, en vous expliquant qu’il nous a toutes expédiées à l’arrière de sa bagnole, une vieille voiture, de dix ans au moins, l’œuvre d’une charité pour cette patrouille de police, sa caisse, voulait faire l’intéressante, en s’arrêtant, un petit quart d’heure après nous avoir ramassées de notre belle voiture, comme des moutons.
- Et merde ! s’écria le policier, en fermant le moteur, puis en redémarrant de nouveau, en vain.
- Pas de gros mots, monsieur l’agent ! s’écria Amira, plus odieuse que jamais.
Il lui injecta d’un regard désagréable de son rétroviseur et dit.
- Hey, toi, j’enregistre tout mot que tu craches, alors fais attention, tu vas payer cher pour le petit doigt que t’as monté !
D’une voix si basse que j’ai à peine entendue, elle murmura.
- Je serai aux anges de te monter un autre !
Je la pinçai de son bras, furieuse.
- Qu’est ce que t’as ce soir ? hein ? tout ça nous arrive à cause de toi !
Elle tourna la tête vers moi et reprit de son ton culotté.
- Hey, ma grande ? t’étais volontaire, on ne t’a pas forcé alors arrête de bouder, tout ira bien !
Puis tira son GSM, et avant de pouvoir composer le moindre numéro, le policier l’arracha d’un geste brusque et hurla.
- Pas de coup d’appel ! vous êtes en état d’arrestation !
- Hey, c’est mon IPOD, et je fais ce que je veux, tant que je ne suis pas au poste.
Il se souleva un peu de son siège et en la fixant d’un regard colérique.
- Tant que vous vous retrouvez dans ma bagnole, vous m’obéissez !
Puis nous demanda, de lui donner nos cellulaires aussi. Une fois que sa voiture, accepta de démarrer, il ne nous fallait qu’une petite dizaine de minutes pour nous retrouver au poste.
Dès notre entrée, une fille de rue, une fausse blonde, d’une trentaine d’années qui tenta de débarrasser sa main de celle d’un agent qui l’a agrippé, s’écria en nous voyant.
- Hey, tiens de la concurrence !
- Ferme-la, loulou ! s’écria le vieux policier assis à l’accueil, en prenant ses empruntes.
- Hey, tu me fais mal, et puis t’es pas obligé d’émerger tous mes doigts dans l’encre, vous allez salir mes angles manucurés, ça m’a couté 5dinars chez l’esthéticienne.
Puis quand elle voyait, le résultat désastreux, avec les doigts si noirs.
- Ah putain, vous l’avez fait exprès.
Un autre policier, mâchant un bout de chewing-gum, interféra en se moquant.
- Ce n’est pas grave loulou, tu feras une nouvelle manucure avec ton prochain client, avant d’être chopé par l’un de nos agents.
D’un geste violent, elle retira sa main sortit un bout de mouchoir de son sac à main et continua.
- Vous avez imprimés mes empruntes digitales il y a 6mois, je ne vois pas pourquoi vous le faites une autre fois ?
- On a perdu ton ancien dossier, donc on est obligée de répéter la procédure. Puis en levant les yeux sur l’agent qui mâchait, hey, Hosni, viens lui montrer le chemin de notre salon de thé.
L’homme, ria, puis attrapa la prostituée de son bras à le casser et dis en la poussant devant lui.
- Allez devant moi, ma poule !
Une fois disponible, le vieil homme, nous fit geste avec la main pour que nous approchions de son bureau puis dit après avoir pris, tout son temps pour nous dévisager.
- Alors, dans quelle maison close vous bossez?
- Pardon ? s’écria Ilhem.
Et Amira, sur les nerfs s’écria.
- Ne nous sommes pas des putes ? et en pointant son doigt vers le policier qui nous a ramené, c’est ce monsieur qui nous a amené ici de force !
Il leva un regard douteux vers son collègue et dit.
- Qu’est ce qu’elles ont fait ?
- Manque de respect à l’égard d’un agent de police et conduite en état d’ivresse.
L’homme cinquantenaire, traça un faible sourire puis dit.
- Ben, c’est grave comme accusations les filles. puis en allumant une cigarette, ben, si vous avez un parent à appeler vous le feriez maintenant.
Amira, emportée par une fierté surprenante, me poussa de son épaule, me devança tout en parlant à l’homme.
- Je vais appeler Hedi ! puis en jetant un regard énervant à l’autre policier, et on verra !
Une fois qu'elle passait son coup téléphonique, le policier en question, au bout des nerfs, l’attrapa de son bras agressivement en criant.
- Pendant ce temps là, vous allez découvrir notre salon de thé.
- Non, merci, je n’ai pas soif.
Il ria, nerveusement et murmura.
- Il est fait justement pour les personnes qui n’ont pas soif.
Une fois, nous trois derrière les barreaux, Ilhem, qui n’arrivait plus à parler tellement elle brûlait de colère.
- Tu m’as gâché une belle opportunité d’avoir un autographe d’Inna.
Bon, je comprends bien qu’elle soit en colère, moi aussi je l’étais mais par pour le même motif, ce qui était très évident. Quant à Amira, elle ne lâcha pas le policier de son regard belliqueux, qui s’enflamma lorsqu’elle le voyait jouant avec son IPOD.
- Hey, ne touche pas à mon IPOD !
Il sourit pour l’énerver puis continua à jouer avec, sans prononcer le moindre mot. Dans cette cellule d’arrestation, nous nous étions pas seules, mais avec cette prostituée, qui ne faisait que mâcher un bout de chewing-gum, puis marmonna.
- Alors vous bossez pour Ibrahim ?
- Quoi ?
Elle ria silencieusement et reprit en croisant les bras.
- Des putes de luxe ?
Ilhem, ne pouvant plus supporter toutes ces fausses accusations lui coupa la parole agressivement.
- On a l’air de putes ? sale pute !
- Oh, oh du calme ! dis-je en retenant le bras d’Ilhem.
Puis un cri de joie sauta des lèvres d’Amira, qui s’approcha des barreaux et dit, gaiement.
- Oh, c’est mon chéri, il est arrivé !
Le vieux fiancé, lui sourit et fit un petit coucou avec la main puis partit parler au policier.
- On va bientôt sortir de ce trou de rats ! s’écria Amira en croisant les bras.
L’autre femme, sans nous manquer de son regard inquisiteur murmura d’une voix basse.
- Putes de luxe et VIP de plus !
Au bout d’une vingtaine de minutes, son fiancé élégant dans un costume grisâtre s’approcha de nous accompagné du policier qui nous a chopées de Gammart. Il traça un sourire puis adressa la parole à Amira d’un ton doux.
- Alors ma princesse ? on fait encore des bêtises ?
Elle sourit et lui caressa sa main poilue puis murmura honteuse.
- Ce n’était pas exprès Titi !
- Titi ? dis-je, en croyant l’avoir dit à moi-même.
Alors Ilhem, ria doucement et reprit en me chuchotant à l’oreille.
- C’est comme ça qu’elle appelle Hedi.
Hedi ? Titi ? Pour moi, il était clair qu’il n’y avait aucune mot apparenté à ces deux noms propres ni aucune possibilité de dérivation, mais bon qui sait d’où on invente les surnoms et sur quelle base ?
- Hey, mon chou, si tu veux une expérimentée tu peux t’adresser à moi ! dit la prostituée, en se faisant caressante, puis en lui faisant un clin d’œil, tu ne le regretteras pas !
Le policier, intervint d’une voix ferme.
- Ferme-la, layla !
Hedi, suivit sa fiancée d’un œil bienveillant puis dit.
- Bon, voilà, ce monsieur, s’est avéré un homme bien et gentil, il est prêt à faire table rase avec toi ma puce à condition que tu t’excuses.
Elle le regarda, froidement un petit moment puis s’efforça de le dire à contre cœur. Une fois qu’il partit chercher les clefs pour nous ouvrir la cellule, Amira se demanda non convaincue.
- Ça t’a coûté combien ?
Il sourit et dit en baissant la voix, puisque le policier se dirigea vers nous.
- C’est en nature ! deux weekends gratuitement à mon hôtel, Hedipalace au mois de juillet, lui sa femme et ses enfants.
- Je doutais bien de sa gentillesse ! murmura Amira, en ricanant.
Une fois la porte ouverte, Amira sortit et se jeta audacieusement dans les bras de son homme en l’embrassant sur la joue longuement.
- Merci mon sauveur !
Hedi, plus raisonné et pudique qu’elle, se relâcha gentiment des bras de sa fiancée et dit en souriant.
- Alors ,qui étais avec toi dans la voiture ?
Sans réfléchir deux fois elle dit, en attrapant la main de Hedi.
- Ilhem.
Ilhem, sortit de la cellule d’arrestation et s’écria, les yeux grands ouverts.
- Et Yasmine ? tu l’as oublié.
Elle me regarda bizarrement, pour la première fois puis dit, en dessinant un faux sourire.
- Ah oui, Yasmine.
Son fiancé, me fixa d’un doux regard et dit.
- Je connais Ilhem, mais toi non.
Je souriais, en voulant me présenter mais Amira fut plus rapide et me vola la parole en s’écriant.
- C’est une nouvelle connaissance d’Ilhem !

mardi 13 avril 2010

Entre filles:épisode14: Doigt d'honneur

Publié par bella_ragatsa à 06:02
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Ô amour quand tu nous rattrapes, tu nous méprises, tu nous rends plus imbéciles, plus naïfs, tu nous émerges dans un cercle vicieux d’amertumes et d’échecs innombrable !
Ne vous trompez pas, je ne suis pas en train d’écrire un poème, ni de vous dévoiler une partie de mon âme amoureuse à travers des proses. Je ne détiens ni la manière ni l’art ni le verbe pour faire chanter ma plume.
On dit souvent, que ceux qui tombent amoureux, deviennent des pseudos poètes ou beaucoup mieux des rimeurs, rimailleurs ou versificateurs, et à la limite des chantres. Enfin, tout ça dans leur têtes, mais quand il s’agit de traduire les idées d’une inspiration naissante qui vient pour la première fois chatouiller votre esprit, tu perds la mobilité de tes doigts ou plutôt le fil conducteur de tes idées romanesques.
Et pis encore, quand la personne pour qui toute cette inspiration, te hante, se moque de ton talent latent et se met à rire, tu perds non seulement l’envie d’écrire mais aussi tu te sens ridiculisé.
La seule fois, où je me suis mise à l’écriture, c’était avec Amira. C’était ma façon pour lui exprimer mes sentiments profonds. Elle m’avait invité chez elle un vendredi, pour aller diner quelques part. Et pendant le temps qu’elle se douchait (elle a même fermé la porte à clé de la salle de bain, je ne voulais même pas interpréter la raison), je me suis plongée dans la lecture d’un livre de poèmes qui me plaisait grave les fleurs du mal. Comme je trouvais ce qu’il écrivait d’une beauté extrême, cela m’a encouragé d’écrire, une prose à sa manière.
Dès qu’elle sortit de la douche, elle courut vers moi et remua la tête pour m’asperger avec ses cheveux mouillés. Une fois, mon pull trempé, avec des gouttelettes d’eau tièdes, et la feuille sur laquelle j’ai écrit mes trois phrases, nageant dans un lac d’ancre dilué, elle ria et s’écria.
- Tu veux encore te mouiller ?
- Arrête ! dis-je en me levant, au bout des nerfs.
Elle remarqua la feuille trempée, alors elle la saisit et lis à haute voix.
- Ô amour ?
Et là, une crise de rire allant jusqu’aux larmes aux yeux, l’enveloppa.
- C’est quoi ça ? t’es devenue poétesse, maintenant ?
Je tentais de lui arracher le bout de papier, mais elle le garda dans sa main puis continua à lire en se moquant.
- Ilhem doit voir ça !
- Arrête Amira, ce n’est pas drôle !
Elle me regarda, longuement puis me lança.
- Écoute, les poètes sont des gens ennuyeux, qui n’ont pas trouvé de réconfort qu’auprès des mots ! et en m’embrassant sur la bouche, si tu deviens poétesse, tu m’oublieras !
Je reculais d’un pas et je lui demandai.
- Heureusement que t’es étudiante en beaux arts et donc tu sais ce qu’un art !
Elle ria, m’embrassa de nouveau sur les lèvres et continua en se dirigeant vers sa chambre.
- Tu me fais vraiment rire, ma salope ! et en laissant la porte semi ouverte, elle poursuivait, avec le score que j’avais en bac, je ne pouvais m’inscrire qu’aux beaux arts ! donc ce n’est pas par amour à l’art que j’ai choisi cette branche ! et puis en rigolant, ô amour quand tu nous méprises…
- Ok, c’est bon Amira !
Et sans pouvoir me retenir je courus vers elle d’énervement, en poussant la porte sans m’apercevoir qu’elle était toute nue.
- Oh, désolée ! je ne voulais pas…
Elle avait des belles fesses, bien rondes et bien musclés. D’un geste nerveux elle saisit le bout de serviette qu’elle ait laissé retomber sur le sol, puis enveloppa sa partie inférieure, et tourna la tête vers moi, en attrapant un soutien gorge.
- À ce point là, t’es en manque ? s’écria-t-elle en ricanant, puis pour m’énerver encore plus, ô amour !
- Amira, ferma la ! dis-je en serrant les poings de colère.
Comme si elle savourait la colère qui montait en moi, elle continua en haussant la voix.
- Ô amour ! ô amour !ô amour !
- Ok, c’est bon !
Furieuse, je pressais le pas vers la porte de son appartement, mais elle me rattrapa à la dernière seconde, puis me serra contre ses bras en m’embrassant sur le front.

- Ne te fâche pas mon cœur, je voulais te taquiner ! puis en me caressant la joue, promis, je ne me moquerai plus de ton talent latent !
- Va te faire foutre ! dis-je en riant.
Elle me serra contre elle, d’une façon caressante et rajouta, en me dévorant d’un regard passionnel.
- Quoi ? tu veux une deuxième manche !
Je la ceinturai de mes bras et je répondis sans la quitter de mes yeux.
- À condition que tu sois sérieuse cette fois-ci.
Elle se débarrassa de mes mains puis en riant.
- T’es vraiment naïve, il ne faut pas me croire sur parole ! et en levant les bras, je rigolais !
Honteuse, je baissai les yeux, puis en levant ma main sur la poignée de la porte.
- Je n’ai plus envie du diner, je vais partir.
Elle sécha ses cheveux avec une autre serviette et me dit froidement.
- Ok, au revoir !
- Merci, Amira ! c’est très gentil.
Comme elle ne disait rien, tout en mettant le sèche-cheveux en marche. Je pris ma veste et je quittai son appartement en fermant si fort la porte.
-hey, connasse, un peu de finesse ! Tu payeras les frais d’une nouvelle porte si tu la déboites !
C’était sa façon de me dire au revoir, avec l’aimable expression de son amour et de son affection hors normes.
Quand je fais un feedback dans le passé, je me demande souvent, comment je n’ai pas pu ouvrir grand les yeux et m’apercevoir qu’elle ne m’aimait pas, enfin peut être, elle m’aimait bien mais elle n’était pas amoureuse de moi.
Le jour suivant, elle m’appela à 19h. J’étais chez moi, je faisais des résumés sur des fiches pour le cours d’anatomie. Et son coup de téléphone, vient me déconcentrer.
- Hey, ma salope ? qu’est ce que tu fais ?
- Je révise.
Elle ria et s’écria.
- Oh, arrête, tu deviens très ennuyeuse, une fois t’es poétesse une autre une bosseuse ?
En suçant un bout de bonbon pour me calmer, je murmurai.
- Je suis fâchée contre toi.
- Oh, putain, ne commence pas s’il te plait. C’est toi qui es partie hier, et je ne sais pas pourquoi…
Je lui coupai la parole, nerveusement.
- Tu ne sais pas pourquoi ? tu me parles comme si j’étais personne pour toi.
- T’es ma petite amie.
- Et ben tu ne me donnes pas l’impression de l’être.
Elle baissa le ton, comme pour s’excuser et rajouta.
- Je sais que je ne montre pas mes sentiments. Je suis comme ça ma puce.
Éprise par ma passion pour elle, je m’écriai.
- Tu ne me dis jamais, je t’aime, quand tu m’envoie un texto, pourtant moi, je te le dis toujours.
Elle laissa un souffle de lassitude s’échapper de ses lèvres et dit.
- Ok, je t’aime !
- C’est clair et net, que tu le dis à contre cœur ! dis-je en riant.
Elle me partagea le rire et continua.
- Allez salope, bouge les fesses et ramène-les à mon appartement !
- Pourquoi faire ?
- Pour faire la fête ma chérie.
Faire la fête selon la définition de ma copine, fut de boire jusqu’à sombrer dans une ivresse profonde, casser la tête des voisins avec une musique assourdissante de house, me faire un striptease sans me laisser la toucher. Mais cette fois-ci c’était différent. On n’était pas seules en tête à tête, comme les deux fois où on a fait la fête.
Ce qui était prévu, fut de me trouver avec elle seules. D’ailleurs, elle était tellement bourrée, à me laisser finalement la toucher de partout. On était sur son lit, elle avait les yeux presque fermés tellement, elle a bu une douzaine de bières. Pour m’exciter, encore plus elle enleva son soutien gorge et resta en culotte rouge, puis se tenant debout avec difficulté.
- Allez, cette fois-ci, je vais jouer le rôle de la soumise ! et en me faisant un clin d’œil, c’est rare, j’adore dominer quand je fais l’amour.
Puis elle se jeta sur le lit, et m’invita avec le doigt à venir la rejoindre. Dès le moment où je fus sur elle, je clouai ses deux mains sous les miennes et en lui arrachant un long baiser.
- T’es mignonne, en tant que soumise !
Elle sourit, et me poussa avec ses jambes, et se mettait sur moi. Son pendentif de cœur noir, me chatouilla un peu le cou puis finit par s’arrêter au niveau de mon menton. Elle me suçota le cou, ce qui me faisait rire alors elle reprenait.
- Tu adores ça, vilaine fille, hein ?
En la dévorant d’un regard avide de désir, je murmurai.
- J’adore tes lèvres quand elles me touchent !
Sa main, glissait peu à peu vers mon vente et elle continuait sans me quitter de ses yeux.
- Tu veux que je te caresse, n’est ce pas ?
- Oui, dis-je, en sentant une flamme, envahir tout mon corps.
- Ok ! dit-elle, en collant ses lèvres au miennes.
Au moment où sa main franchit ma « zone rouge », la porte de l’appartement s’écria. Elle retira donc sa main de ma culotte, et se relava.
- Oh, non, reste ! dis-je d’une voix capricieuse.
Elle me jeta un bisou avec la main, et dit.
- Je suis curieuse de savoir qui c’est ! puis en me jetant mon jean à la figure, rhabille toi, c’est peut être Ilhem !
En me soulevant, tristement.
- Elle vient à minuit, ilhem ?
Elle mit son pull puis dit en enfilant son pantalon.
- Elle vient même parfois vers 2h du matin.
Et comme elle l’a deviné, c’était Ilhem. Dès qu’elle pénétra l’appartement. Elle échangea, sans gêne un baiser, sur la bouche avec ma meuf. J’étais choquée, à perdre la langue, alors Ilhem, s’approcha de moi me colla un baiser à moi aussi et rigola.
- Pour que tu ne sois pas jalouse.
Puis en tapotant l’épaule d’Amira.
- Allez rhabille toi, on va partir au disco !
En ouvrant une nouvelle bière, Amira se demanda.
- Quelle boite ?
- Butterfly Gammart ! et en traçant un sourire radieux, ce soir, Inna va exploser la boite avec ses tubes.
- Je pensais qu’il n’y avait plus de billets ?
Elle sortit, donc de la poche de sa veste trois tickets et dit fièrement.
- Les deux semaines que j’ai passé avec Imed, ont fructifié.
- Imed ? m’écriai-je stupéfaite.
Amira, ria et m’expliqua.
- Oui, c’est son copain.
- Ah bon, ton copain ? je pensais que t’es lesbienne ?
Ilhem, m’arracha un nouveau baiser et dit.
- J’adore ta naïveté ! puis en me faisant un clin d’œil, sortir avec des mecs de temps à autres pour le business, n’est pas mal !
Et en ouvrant une canette à son tour.
- Il faut seulement savoir quel mec choisir, et en badinant, sortir donc avec le responsable de la vente de tickets de concert, fut une bonne idée.
Je m’assis sur une chaise et je dis, hésitante.
- J’adore Inna, mais il se fait tard !
Les deux filles explosèrent de rire puis Amira parla.
- Oh, ma puce ! d’habitude on sort vers 1H du matin ! et en me tenant par le bras, viens on va se pomponner pour faire la fête.
Une fois pomponnées, maquillées et enveloppées de robes dénudées, on s’engouffra dans la bagnole qui était celle du cousin d’Ilhem. Dès qu’elle démarra le moteur, Amira s’asseyant au siège avant, mit la musique en marche.
Assise en arrière toute seule, je disais, le cœur battant.
- Baisse un peu le volume, les gens s’endorment.
Elle se mit à rire, et augmenta le volume pour m’énerver en criant pour que je l’entende.
- Il n’y a que les ringards qui s’endorment tôt un samedi soir !
Puis se mit à danser sur son siège, en remuant la canette de bière par la fenêtre.
- Hey, Amira arrête !
- Quoi ? je veux faire la fête, et en laissant Ilhem, siroter de sa bière puisqu’elle avait les deux mains sur le volent. Oh, sois tu participes à notre fête, sois ferme la, Yasmine !
Au bout des nerfs, je croisais les bras et je m’allongeais sur mon siège. C’était vers 1h du matin, on était à l’entrée de Gammart, et au niveau de rond-point, Ilhem arrêta la voiture quelques temps en attendant le passage des trois voitures venant de l’autre sens.
Pendant ce temps là, une voiture de patrouille de police s’arrêta à droite de la nôtre. Il n’y avait que le conducteur, un jeune trentenaire. En ne voyant que des filles, super belles et sexy dans les robes de soirée, il avança sa voiture un peu jusqu’à s’arrêter au niveau de la fenêtre d’Amira.
Elle n’eut aucune gêne de boire encore de la bière devant lui. Le policier, se contentait de sourire puis quand elle tourna ses yeux vers lui, il faisait un clin d’œil. Elle vida sa bière, puis en me visant avec la canette, elle regarda du nouveau le policier, puis s’écria.
- Hey, les filles, il m’a envoyé un bisou !
Ilhem, dépassa une voiture, puis dit en cherchant la voiture de police.
- Qui ?
- Le policier.
- Non, tu rigoles, dis- Ilhem, en riant.
- Je vous jure !
Ilhem, le regarda du coin de l’œil, et à son tour recevait un bisou volant.
- Ça alors, quel culot !
Puis dépassa la voiture de police. Mais Amira ne s’arrêta pas là, elle sortit sa tête de la fenêtre alors je m’écriai de l’arrière.
- Hey, qu’est ce que tu fais ?
- Je vais lui envoyer un bisou à ma manière !
Culottée par nature, elle lui faisait un doigt d’honneur, puis s’assit de nouveau sur son siège. Ilhem, se mit à rire et dit.
- T’es vraiment folle.
Mais là, la voiture se mettait à klaxonner, puis il nous faisait signe avec ses phares pour que nous arrêtions la voiture.
- C’est la meilleure, celle là ! dit Ilhem, en garant la voiture.
Une fois la voiture garée, il arrêta la sienne devant la nôtre puis s’approcha du siège d’Ilhem et dit en insérant sa tête par la fenêtre.
- Alors, les filles, on manque de respect pour la police maintenant ?
Puis en cherchant avec ses yeux, Amira.
- Ce n’est pas digne d’une jeune fille de faire des gestes déplacés !
- On s’excuse monsieur ! s’écria Ilhem, un peu frustrée. Elle est ivre et n’est pas vraiment consciente de ce qu’elle fait.
Comme pour renifler, il approcha son nez du visage d’ilhem et dit.
- Ben, toi aussi, t’as bu ?
Puis en retirant sa tête et en tapant si fort sur le capot.
- Conduite en état d’ivresse ! et d’un ton ferme, vos papiers mademoiselle.
Hésitante, elle ouvra la petite lampe en dessus de rétroviseur, et lui donna les papiers de la voiture, dès qu’il les lut, brièvement, il s’écria.
- Ce n’est donc pas ta voiture !
- C’est celle de mon cousin !
- Et il est où ton cousin ?
Frustrée et énervée, elle s’écria.
- Il me l’a emprunté pour ce soir.
- Qui peut m’assurer que tu ne l’as pas volé.
- Oh, puisque je t’ai dit que c’est celle de mon cousin.
Il ouvrit sa porte, et dit en la tirant violemment de son bras.
- Allez debout !
Et en adressant la parole à Amira.
- Toi aussi !
Puis ouvrit la porte arrière et hurla furieux.
- Ça s’applique à toi aussi, ma grande !
Puis sans relâcher le bras d’Ilhem.
- Allez ferme la voiture !
Se tenant debout avec difficulté, Amira s’écria en m’attrapant par le bras pour ne pas perdre l’équilibre.
- Je peux savoir où voulez-vous en venir ?
Il sourit et dit en ricanant.
- Ben, pour l’instant vous allez monter dans ma voiture, et par la suite continuer votre fête de samedi soir au poste de police !

dimanche 11 avril 2010

Entre filles: épisode13: Statut" en couple"

Publié par bella_ragatsa à 08:27
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Qui peut comprendre ce qui se passe, dans nos têtes quand on tombe amoureux d’une personne ? Qui peut bien expliquer des comportements antagonistes chez une même personne. Un psy ? Même pas. Comment peut-on expliquer qu’une personne te rejette une heure pour revenir te récupérer une heure après ? La réponse à ces questionnements réside sans doute chez Amira.
Même à titre de délire, Je ne pouvais croire la scène à laquelle j’étais impliquée. Elle s’arrêta, comme une tigresse devant la pauvre Sahar, en lui criant dessus, c’est ma meuf. Elle avait une sacré personnalité, qui m’avait fortement épuisée lorsqu’on est sortie ensemble. C’était une drôle de relation, une relation qui m’avait marquée à jamais.
- Désolée, je ne savais pas. Bégaya, la pauvre Sahar, harcelée par un regard venimeux.
J’étais comme une gourde, présente physiquement mais quasi absente tellement je fus ébahie qu’Amira, en personne, ait prononcé cette portion magique à la lesbienne.
- Maintenant, tu le sais. Dit-elle, en mettant ses deux mains autour de sa taille.
Les yeux grands ouverts, j’intervenais en tirant Amira par le bras.
- Mais qu’est ce que tu fais ?
Elle se débarrassa de mon bras, d’un geste nerveux, puis en plongeant un regard sacripant dans le mien.
- Tu me trompes salope ?
Tromper ? Mais depuis quand on sortait ensemble pour qu’elle m’accusait de tromperie ? Un tas de questions, se balançait au bout de mes lèvres, que je ne sus laisser évader, tellement, le ton montait et la dispute fut rapide.
- Et toi, tu feras mieux de partir, si tu veux que je sois gentille!
- Hey, ne me cris pas dessus, ok ? hurla la fille, sur les nerfs, je t’ai dit que je ne savais pas.
Puis en me pointant de son doigt.
- Je le lui ai demandé, mais elle n’a pas répondu.
Amira, me pinça par la joue, puis en tenant ma main fortement.
- Elle est timide ! puis en me fixant d’un de ses regards de psychose, n’est ce pas ma puce ?
Suivant un regard blâmant, garni d’une immense colère, émanant des yeux de Sahar, puis en tournant la tête vers Amira, souriante comme une gagnante au loto.
- Je…
Mais je ne pus parler pour m’expliquer, car d’un geste rapide et improviste, Amira me tira par le cou, et me colla un baiser sur les lèvres, à la hollywoodienne, puis ouvrit les yeux, en laissant, un petit sourire méchant se tracer, comme pour énerver la fille, où lui montrer que j’étais à elle.
- Tu veux peut être nous voir nous embrasser avec la langue ?
Et en faisant sa salope.
- Ou peut être nous filmer en train de baiser ?
- Amira, arrête ! m’écriai-je, aux bouts des nerfs tellement, elle manquait de respect à la fille.
- Non, toi, arrête ! me dit-elle, en fixant mes joues entre ses deux paumes. Puis en levant un regard de braise vers Sahar, quoi tu attends le show ? il faut payer d’avance pour ça ?
La fille, secoua la tête, comme choquée, puis en s’approchant de la porte.
- T’es vraiment une pétasse.
Puis elle partit.Une fois seules, j’eus ma part de gâteau comme si j’étais fautive.
- Je peux savoir ce que tu faisais seule, avec elle au vestiaire ?
- Je suis venue, me débarbouiller !puis en haussant ma voix, et puis, ça te regarde pas, je ne vois pas pourquoi tu t’es acharnée sur la fille ? et serrant les dents, Soulayma, t’attend certainement.
- Elle est partie avec son copain…
Je lui coupai la parole, furieuse.
- Ah, et maintenant que tu es seule et que tu n’as rien à faire, tu viens pour m’emmerder ?
Elle ne répondait pas à ma question mais me coinça avec sa jambe au bord du robinet, puis en me fixant d’un regard jaloux.
- Elle te plait ?
- Je… je ne vois pas le rapport ! dis-je en essayant de me faufiler, tellement j’avais mal au dos, d’être inclinée.
- Tu la trouves belle ? continua-t-elle en me collant le dos sur le contour en marbre du robinet.
- Elle est mignonne. Dis-je, embarrassée.
- Mignonne ? elle ? s’écria Amira jalousement, puis en me tirant vers elle, d’un geste avide. Tu la trouves plus belle comme moi ?
- T’es jalouse ou quoi ?
En fait, ce n’était pas totalement de la jalousie. Sa réaction violente, l’était d’une part, mais ce n’est qu’au bout de la période que j’ai passée avec elle que j’ai bien assimilé la raison d’être d’une telle crise.
C’était une fille atteinte du syndrome de narcissisme et de sadisme, qui se prenait pour une déesse, pour une Chakira. (Bon, Chakira avait certainement un corps de rêve mais pas un si beau visage); qui me considérait comme un larbin, ou son esclave. Et regarder son pauvre serviteur, la désobéissant, en tombant sous le charme, d’une rivale considérable, selon les critères d’Amira, d’un point de vue physique bien évidemment, fut un crime grave.
Du coup, elle décida d’intervenir et de monter cette scène maquillée en jalousie possessive. Dommage, que je ne me suis arrivée à cette conclusion, qu’après avoir rompu avec elle.
Ce jour-là, tellement les événements s’étaient succédés d’une manière aussi rapide et mouvementée, que je me suis cru, héroïne de l’un de mes rêves fantastiques, l’un de mes fantasmes, plutôt, qui se passaient dans ma tête, en fermant les yeux, pour me faire un petit plaisir sous la douche.
En me voyant, la main dans la main avec Amire, s’approchant de sa table Hikmet, perdit la langue quelques secondes avant de retrouver son sourire et ses mots.
- Qui peut vous comprendre, vous les filles ?
Elle reprit donc sa place, me tira par la main pour que je m’asseye à ses côtés puis en mettant un bout de chewing-gum dans sa bouche.
- On s’est réconcilié ! et en me tenant comme un gamin par le menton tendrement, n’est ce pas mon cœur ?
En débarrassant mon menton, tout en étant prisonnière de regards déçus que mes deux copines, m’injectent depuis ma sortie des toilettes des filles.
- Je suis désolée, Amira, mais il faut que…
Elle me coupa la parole sans perdre mes copines de ses yeux.
- Mais quoi ? je ne te suffis pas moi. Puis insolemment, tu veux retrouver tes loosers.
- Mes amies ne sont pas des loosers !
Et en relevant sur elle, un regard craintif.
- Je ne sais pas ce que tu manigances cette fois-ci, mais je t’assure que si tu tentes de m’avoir, tu le regretteras.
Elle se taisait, en fixant sur moi, pour la première fois, un regard affectif et si tendre que rarement, envahissait sa frimousse.
- Écoute, je sais que j’étais désagréable avec toi. Mais ce n’était pas par méchanceté.
Sans relâcher sa natte, Hikmet rigolait.
- Ben, elle est toujours chienne avec moi, mais elle m’aime. Et en riant, c’est sa façon de montrer son affection aux gens qu’elle aime.
Drôle de façon de manifester son amour, vous trouvez- pas ? Enfin, à chacun une manière bien spécifique à lui, pour envoyer ses sentiments à la personne qu’il aime. Mais être méchant, pour assouvir à ses fins relationnelles ? Ça m’était bizarre mais typique à Amira.
Toutefois, j’étais encore perdue, car elle ne m’a pas dit solennellement qu’elle voulait devenir ma petite amie. Du coup, en rentrant chez moi le soir, je pris mon courage à deux mains et je l’appelai, pour avoir les idées plus claires.
- Salut.
De sa voix froide, elle répondit.
- Salut, mon cœur. Cava ?
À chaque fois qu’elle me disait mon cœur, un petit frissonnement agréable de joie circula dans tout mon corps et ma voix se perturba.
- Oui, cava. puis en ingurgitant ma salive avec difficulté, écoute, je sais que ça va t’apparaître con de ma part, mais je veux savoir si on sort ensemble ou pas.
Elle ne disait rien. Comme j’entendis du bruit, auprès d’elle je sus qu’elle n’était pas seule, puis en baissant la voix elle murmura.
- Oui, tu peux dire ça. Puis en haussant le ton, je t’appellerai après, je ne suis pas seule.
Au bout d’un quart d’heure, elle m’appela pour ajouter.
- Écoute, je veux que ça reste notre petit secret, ok ?
Un peu déçue, je répondis en m’allongeant sur mon lit.
- Même pas Ilhem ?
- Surtout pas elle. Me cria Amira, d’une voix frustrée.
- Pourquoi tu tiens tant à ce qu’elle ne sache pas pour nous ?
Elle poussa un souffle volumineux et reprit.
- Comme ça, je ne veux pas.
Comme j’étais tellement contente d’être officiellement en couple avec la fille dont j’étais folle, je n’ai rien ajouté, pour éviter tout conflit. Mais comme j’étais une vraie lesbienne, et fière de l’être, j’ai poursuivi.
- Alors je peux changer mon statut ?
- Pardon ? puis quand elle comprit mon insinuation, elle ria en disant, ah, oui, j’ai oublié, les coutumes de lesbiennes.
Et finit par me donner son accord, pour changer mon statut face book, de célibataire à en couple, mais sans préciser la personne, car elle ne voulait pas, vu qu’elle était fiancée et que le compte qu’elle utilisait était son compte officiel.
C’était mieux que garder un statut de célibataire et s’engager dans une relation top secrète. Dès le moment, où je tapais le mot magique en couple, les appels téléphoniques se succédèrent, et ma page firefox se bloqua tellement, plein de filles me parlaient sur le chat de ce réseau social. Et la question, à laquelle je n’avais pas droit de répondre fut de dévoiler ma copine.
Du coup, j’inventai un petit mensonge pour sauver ma peau, en supposant que ma petite amie, est une femme mariée, et qu’elle voulait entretenir une liaison amoureuse avec moi, loin des yeux mais discrètement. Bon nombre, n’ont pas gobé mon histoire, y compris mes deux amies proches, qui m’ont aperçu main dans la main avec elle, et même un arriéré mental, aurait eu des doutes à notre propos.
Et Ilhem fut l’une des filles curieuses, qui m’ont appelé pour découvrir ma nouvelle copine.
- Alors, sale cachotière, c’est qui l’élue de ton cœur ?
- Tu ne la connais pas ! dis-je frustrée.
Elle ria et continua.
- Ne me sous-estime pas, je connais presque toutes les lesbiennes de Tunis.
- Non ce n’est pas une lesbienne. Et plus perturbée, je veux dire, pas une fille de l’étoile du nord, c’est une femme mariée.
Non convaincue, bien sûr, elle parla.
- Ah bon, mariée ?
- Oui.
- Elle a quel âge ?
- 28ans.
Là, elle m’étonna en s’écriant.
- Ah, c’est bon, je l’ai reconnue.
- Ah bon ?
Elle ria et rajouta fière.
- On ne t’a jamais dit qu’on m’appelait CNN la LGBT tunisienne ?puis en toute confiance. C’est Sarra, et je te signale qu’elle est sortie avec le tiers de lesbiennes de la capitale.
Sarra, cette lesbienne mariée, était d’ailleurs une jeune maman, est un autre personnage particulier, qui trouvera bien sûr, son chemin vers moi. Une autre histoire, à suivre.
Bon assez de sauts dans le futur, et revenons à mon histoire avec ma première. Aux yeux, des unes donc, je sortais avec une inconnue mariée, aux yeux d’Ilhem, c’était Sarra, et pour cyrine et Nawras, c’était Amira.
Mais comme je le leur ai demandé, elles m’ont promis de garder le secret, même si elles manifestaient plus de peur pour moi que de joie, pour ma liaison, qui fut dangereuse selon elle, et finalement, elles avaient raison.
Deux jours après, Amira m’appela et me demanda de passer le soir chez elle. C’était ce qu’elle appelait aussi « soirée pyjama » mais dans ma tête, je la prenais pour une invitation pour faire l’amour.
Et je ne pouvais vous décrire le bonheur dans lequel je nageais, en choisissant minutieusement, les sous vêtements à mettre, en cas où elle désirait avoir un rapport sexuel avec moi.
Vers les 20h15 je fus devant son appartement, elle m’ouvra, vêtue d’un pyjama rose, avec pleins d’images de BD japonaises, me colla un long baiser sur la bouche, puis me tira vers elle.
- Tu vas adorer le film.
- Quel film ?
- Le tout dernier film de Twilight.
En cachant mon sourire, je murmurai capricieusement en la suivant dans sa chambre.
- Je l’ai déjà vu.
Elle s’installa sous la couette, puis en me tendant la main.
- Moi 15 fois, au moins.
- Pourquoi le revoir alors ?
Une fois les pieds nues, je montais sur le lit, elle me tendit le bout de couette puis continua, en riant.
- J’adore le film, tout simplement ! et en m’embrassant sur la joue. J’aime beaucoup l'héros.
- Oui, je vois ! dis-je, absorbée par une vague d'ennuis.
Et voilà, une autre fois, je me faisais avoir, mais cette fois-ci, par moi-même. Au bout d’une heure et demie du film, je me lassai. Elle était silencieuse, les yeux collés plutôt sur l’écran de la télé, et uniquement ses doigts caressaient mon bras, de temps à autre.
C’était peut être sa façon, d’être en couple, mais chez nous les lesbiennes, c’était plus proche d’une nuit entre amies qu’entre amantes.
Du coup, je me retrouvais dans l’obligation, de faire le premier pas moi-même. Tout doucement, ma main s’échappa de sa poignée. Dire que je n’ai pas trouvé de difficulté à le faire, tellement elle était ravagée par le film. Et mon index, commença par effleurer son cou, et je trouvais même du plaisir à le laisser danser sur sa poitrine, et palper ses rondeurs.
Comme elle ne fut aucune réaction, mon index glissait peu à peu vers son ventre mais à chaque fois qu’il franchissait son nombril, elle intervenait, en l’attrapant et en lui collant une douce bise, tout en gardant mon doigt prisonnier de sa main.
À la lumière de la quatrième tentative, pour descendre encore plus bas, elle le retenait brusquement puis me tourna la tête, tout d’un coup.
- Arrête, Yasmine, je n’ai pas envie !
- Je n’ai rien fait ! dis-je, un peu honteuse.
Elle laissa un souffle nerveux s’échapper et s’écria.
- C’est encore tôt pour ça !
En tirant ma main furieusement, je murmurai.
- La dernière fois, pourtant tu semblais prête.
Elle traça un sourire persiflant, et répondit en appuyant sur ma main.
- La dernière fois c’était pour t’emmerder, je savais très bien que tu n’oserais pas passer à l’action. Maintenant, c’est différent, on est en couple !

jeudi 8 avril 2010

Entre filles:épisode12: Chérie, c'est ma meuf!

Publié par bella_ragatsa à 13:29
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Il y a certains moments dans la vie où on ne peut plus se taire, plus supporter les mauvaises blagues, comme papa le disait quand il se mettait en colère contre ma mère.
En fait j’étais plus en colère contre moi que contre elle. J’étais en colère contre ma naïveté ; un défaut, ou plutôt un point faible qui était source d’amusement pour Amira. J’étais en colère, contre le monde merveilleux à la manière d'un soap opéra, la vie teintée de rose que j’imaginais en sa compagnie. J’étais en colère contre l’amour innocent que je lui portais et qu’elle s’en moquait, immanquablement.
J’avais toujours entendu que c’était le genre de fille, cherchant la petite bête, qui trouvait un plaisir fou à humilier les gens timides et plutôt coincés, et pourtant je l’ai aimé. C’était aussi à cette époque que j’ai cru au dicton qui proclamait qu’on ne tombe jamais amoureux d’une personne en la choisissant, mais plutôt de quelqu’un qu’on attendait pas.
Je m’en voulais donc pour être tombée amoureuse de la mauvaise personne, de n’avoir aimé qu’en me basant sur le physique. C’est peut être parce que je ne me laissais séduire que par les superficialités, que je fus sévèrement punie.
Mais je ne pouvais éteindre cette colère qui me torturait qu’en l’affrontant, ce n’était pas pour lui montrer qu’elle a pu me toucher encore une fois, mais plutôt pour lui dire qu’il est temps d’arrêter de m’emmerder et qu’elle ne comptait plus pour moi, ni en tant qu’amante ni amie.
C’était d’ailleurs le lendemain de la révélation maladroite d’Ilham. J’étais assise avec mes deux potes, Nawras et Cyrine, autour d’une table à l’étoile du Nord, faisant semblant d’être souriante en bonne humeur alors que je brûlais d’une fureur intrinsèque, qui s’allumait de plus en plus dans mes yeux en voyant Amira et sa bande de voyous, pénétrer la cafétéria.
Elle osa même en me regardant, me sourire et me faire un signe avec la main comme si rien n’était. Absorbée par un terrible énervement, je me levai et je m’approchai de leur table.
Hikmet m’aperçut le premier, en levant la tête par hasard, puis m’adressa la parole en balançant sa natte.
- Hey, ma poule, cava ?
Amira, qui parlait pendant ce temps là à une copine, me regarda du coin de l’œil et revenait à sa conversation comme s’en foutant de ma présence. Quant à Hikmet, il me sourit et dit en frottant son menton.
- Viens te joindre à nous, Yasmine.
En laissant un long souffle sauter de mes lèvres, comme tentative de me calmer, je murmurai.
- Non, merci je suis avec des copines ! puis en tournant la tête vers Amira, je suis venue plutôt parler avec elle.
Elle leva à peine la tête et dit en tournant son cou vers l’autre fille.
- Qui ? moi ?
- Oui, toi ! dis-je en serrant mes dents, j’espère que ton papa va bien ?
Elle traça un faux sourire et répondit en levant sur moi un regard sacripant.
- Il va bien, merci. Puis en adressant la parole à son amie, alors comment elle a réagi après que son mec l’a larguée ?
L’autre, à la coupe garçon, mais très féminine, reprit.
- La pauvre, elle a voulu se suicider.
- Non tu rigoles !
- Je te jure !
Embarrassée par son attitude indifférente à mon égard, je m’écriai.
- Excuse-moi, mais tu ne vois pas que je te parle ?
Elle me fixa d’un regard persiflant et poursuivait, en me provoquant.
- Et toi tu ne vois pas que je parle à Soulayma ?
- Oui ça se voit !
Hikmet, qui nous suivait minutieusement, intervint pour calmer l’atmosphère électrifiant qui s’est instauré autour de lui.
- Qu’est ce qu’il y a entre vous deux ?
- Je veux lui parler ! dis-je en croisant les bras.
Elle croisa les bras et dit pour m’énerver davantage.
- Tu peux revenir plus tard, je suis occupée maintenant.
Là, Hikmet lança un petit rire et interféra.
- On dirait deux petite gamines, qui s’échauffent pour une vraie bagarre !
- Ferme-la, connard ! disait Amira, en le pinçant doucement sur la joue. Puis en m’adressant la parole, non, sérieux, Yasmine, je viendrai moi-même plus tard pour te parler.
En ingurgitant ma salive, je repris.
- Je vais partir moi !
- Ben tant pis pour toi dans ce cas ! me répondait-elle en secouant les épaules.
- T’es vraiment une salope ! m’écriai-je, ne pouvant plus supporter son mode opératoire de provocation.
- Oh ! du calme, les filles ! disait Hikmet, en se levant, comme quoi pour calmer le jeu.
Elle n’eut même pas un geste, puis s’accouda en adressant la parole à Soulayma.
- Où étions-nous ?
C’était en fait sa manière, pour montrer que je n’étais rien pour elle et qu’elle s’en moquait pas mal de ce que je ressentais. C’était à ce moment là aussi, que j’ai ressenti l’inutilité de la traiter avec respect, de manifester n’importe quel sentiment envers elle. À quoi ça sert de s’énerver, alors qu’elle éprouvait du plaisir à me voir en colère, touchée par son sale jeu de provocation.
Sans ajouter un mot de plus, je rebroussais chemin à la table de mes copines, où Cyrine, au bout des nerfs, s’écria.
- Je t’avais déconseillée de le faire !
Sans répondre, je m’assis près d’elle, et mes yeux nagèrent au bout de cinq minutes d’une avalanche de larmes.
- Oh ! non ! viens par ici ! dit-elle en me serrant fortement dans ses bras. Puis en m’embrassant sur la joue, si j’étais à ta place je l’aurai giflé.
Nawras, rajouta en me caressant la main.
- Si tu veux que je lui casse la figure, tu n’as que me faire un signe.
Cyrine, voulant me faire rire, reprit.
- Elle est ceinture noire en taekwondo ! puis en riant à haute voix, sinon 10dinars suffisent pour faire appel aux services d’Abdelmajid.
Malgré moi, un petit sourire se dessina sur mes lèvres, alors Cyrine me pinça la joue tendrement et continua.
- je te préfère souriante, ma puce !
J’essuyais mes larmes avec le revers de ma main, puis en riant.
- J’imaginais Abdelmajid avec le corps de Mike Tyson.
Nawras, s’éclata de rire et me grogna.
- Arrête, t’es méchante.
Puis notre petite rigolade prit fin lorsqu’une fille qu’on ne connaissait pas s’approcha de nous.
- Excusez-moi, les filles.
En relavant ma tête, j’aperçus une fille, plutôt mignonne, elle me sourit puis en pointant le doigt vers une jolie fille, s’asseyant au fond de la cafétéria avec deux autres filles.
- Mon amie, celle avec le pull rose, aimera bien faire ta connaissance.
- Qui moi ? dis-je, en ouvrant grand les yeux de surprise.
Un peu intimidée, la fille, continua.
- Oui, celle au milieu.
La fille dont elle me parlait, avait l’air, très douce. Elle avait une jolie frimousse, des beaux yeux verts, et des beaux cheveux longs, d’une couleur châtaigne.
Suivant mes yeux, Cyrine me disait pour me taquiner.
- Ouh, Yasmine est en train de se faire draguer.
- Tais-toi. Dis-je, les joues tellement rouges de timidité, car je ne savais quoi dire.
C’était Sahar, ma deuxième copine. Une autre histoire que je vous raconterai plus tard, une fille avec qui je suis restée en couple toute une année, l’unique relation que j’ai tissée sérieusement, et qui m’était difficile voir infernale à achever.
Après les encouragements de mes deux copines, je me suis levée de ma chaise et j’ai suivi la fille vers sa bande de copines.
- Hey, les filles, elle s’appelle Yasmine !
La fille en question, me parla en premier en traçant un joli sourire.
- Moi, c’est Sahar.
- Enchantée ! dis-je sans oser affronter son regard.
Elle était très mignonne, très élégante mais surtout très douce, comme le sourire qu’elle ne cessait de tracer.
- Viens t’asseoir. Me dit-elle en me laissant une place prés d’elle.
Un peu honteuse, je murmurai.
- Je suis avec des copines, je…
Elle me coupa la parole, puis rajouta.
- Je vois. Puis sans tourner la langue sept fois, alors t’es célibataire, ou t’as une copine ?
- Du calme, Sahar ! la taquina la fille qui est venue me chercher, tu ne vois pas que tu lui fais peur ?
Puis une autre s’asseyant côte à côte avec Sahar, intervenait en riant.
- Elle a découvert dernièrement qu’elle a un penchant pour les filles.
Et voilà, dans ma tête c’était une autre hétéro voulant s’amuser, emportée par la nouvelle tendance bisexuelle qui s’est répandu comme une épidémie. Comme j’avais déjà ma dose d’énervement, je me suis excusée en allant vers les toilettes des filles, sans m’apercevoir que la fille s’est levé et m’a suivi.
- Écoute, je suis désolée ! je sais à quoi tu penses ! me dit-elle en me tenant le bras doucement
- Non ce n’est rien ! dis-je en ouvrant le robinet, tu n’es pour rien je t’assure !
Elle mit sa main sur mon épaule et rajouta.
- Écoute, je veux être franche avec toi…puis d’une voix timide, tu me plais, voilà !
Et comme je ne disais rien, elle rajouta, frustrée.
- Ça fait des semaines que j’hésitais de te parler… tu sais c’est la première fois qu’une fille me plait.
Puis une voix capricieuse d’une fille poussant la porte des chiottes l’interrompit.
- Comme c’est émouvant !
Ce n’était pas difficile de reconnaitre la voix d’Amira, qui me poussa avec la paume de sa main odieusement, et s’arrêta devant le robinet pour laver les mains.
- C’est qui cette fille ?
- Ça ne te regarde pas, Amira ! et emportée par la colère, Soulayma, t’attend sûrement pour te raconter le reste de l’histoire.
Elle m’injecta d’un regard furieux, puis essuya ses mains et s’arrêta face à Sahar en la fixant d’un regard âpre.
- Chérie, c’est ma meuf !

lundi 5 avril 2010

Entre filles:épisode11; gamineries

Publié par bella_ragatsa à 06:34
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Tout le monde fait des mésaventures, tout le monde affronte des échecs en matière de cœur. L’unique faute que j’ai commise fut de tomber amoureuse d’une fille hétéro, mais pire, qui s’est avérée sadique. Avoir le béguin pour une hétéro chez nous les lesbiennes est un délit grave à ne pas commettre et qui est sévèrement puni, et je crois avoir purgée suffisamment ma peine de torture. C’était une règle cruciale dans le monde de lesbianisme ; « une lesbienne+une hétéro= l’enfer », que je n’ai assimilée bien sûr qu’après ce qu’elle m’a fait subir.

Depuis ce jour, je ne faisais que me poser des questions, comme un fou dans un hôpital psychiatrique, et après trois jours d’enfermement dans mon appartement, je me suis arrivée à la conclusion suivante ; j’ai mal choisi mon cercle d’amitié lesbien. Comme je l’ai dit une fois, je n’ai connu que la catégorie In et branchée des lesbiennes. Une catégorie, dont les deux tiers furent des hétéros, qui se faisaient passer pour des lesbiennes pour le fun, parce que c’est un truc très à la mode d’être bisexuelle, une des conséquences maléfiques de la fameuse série américaine « The L world » ; une série dont j’étais amoureuse, lors de la période de la découverte de mon orientation sexuelle.

Comme dans chaque questionnaire, il y a des questions filtres, au monde de lesbiennes local, la question filtre, que te pose une fille, qui a des doutes sur ta sexualité est la suivante « connais-tu the L world ? » une réponse affirmative, signifiait bien évidemment, soit que t’es lesbienne, bisexuelle ou que t’as un penchant pour les filles ou simple curiosité, mais surtout que tu n’es pas homophobe. Une réponse infirmative, ne veut pas toujours dire que t’es une vraie hétéro. Il se peut que t’es lesbienne mais que tu ignorais cette série homosexuelle.

Mais de toute façon c’était le genre de questions classiques qu’une lesbienne te pose en premier lors de la période de connaissance. C’était d’ailleurs le cas, avec une vraie lesbienne, une fille qui n’était ni In ni branchée, c’était une fille très sage, enfin, une fille, normale, une fille gentille le genre à présenter à tes parents, disons le genre pour une image positive de lesbiennes.

C’était Cyrine, une fille qui avait 23ans, et qui était étudiante en informatique, que j’ai connu sur Face book, lors de la période de mon enfermement. Ce n’était pas très compliquée, en tant que procédure d’amitié. Elle m’envoya une demande d’amitié, sous un pseudo, » Cyrine Lesb ». Après hésitation, je l’ajoutai et une amitié s’enchaina entre nous deux par la suite. C’était elle d’ailleurs qui m’a dit en premier « est ce que tu connais the L word ? » quand j’ai répondu « oui », elle m’a envoyé un simley qui rit, manifestant bien sûr sa joie, pour me dire, « t’es lesbienne ou bi » quand j’ai répondu « lesb » elle était aux anges.

Et voilà, on a sauté par conséquent, dans une conversation sur MSN. C’était une fille cool, et on avait plein de trucs en commun. On aimait toutes les deux, aller au cinéma, faire le shopping, et surtout regarder les même films. C’était comme un rêve pour moi, ou peut être une sorte d’indemnité morale que Dieu, m’a remise, pour oublier la salope Amira.

Et pour triompher notre nouvelle connaissance ou plutôt la concrétiser dans la vie, on a fini par fixer un rendez vous à l’étoile du nord, sans hésitation. Je ne sais pas pourquoi j’ai insisté sur le fait que le rancard soit dans une cafétéria, où Amira trainait la plupart de temps ; peut être qu’au fond de moi, je voulais me venger ou lui montrer que ma vie amoureuse ne s’arrête pas sur elle, qu’elle ne représentait pas grand-chose dans ma vie, que c’était une page noire que j’ai tournée une fois pour toute.
En tout cas, je n’arrive pas à expliquer pourquoi je tenais tant à ce que Amira, soit au courant de ma liaison avec Cyrine. Qui sait comment fonctionne un cœur brisé de toute façon ?

Quant au premier rancard, il était un mardi, à 18h30. Pourquoi avoir choisi une heure assez tardive pour rencontrer Cyrine ? La réponse fut très simple, bien sûr parce que Amira, ne venait avec sa bande qu’à partir de 18h.

Ponctuelle comme une allemande, j’étais arrivée vers 18h15. Et bien sûr dès mon entrée, mes yeux, comme par surprise, ont tombé sur celle d’Amira, qui n’a pas fait sa salope comme l’autre fois, et a gardé notre sale secret que pour nous deux.

C’était sympa de sa part, mais bon, c’était plutôt pour sauver sa réputation et non la mienne, surtout que le bouche à oreille coté cul est très développé, comme canal, et ça risque de s’étendre à son vieux fiancé voir foirer son mariage.

Dès le moment où je mis le pied dans la cafétéria, elle ne me manqua pas de ses regards, mais comme révolte, j’ai fait semblant de ne pas la voir. Mais bon, j’étais une mauvaise actrice, et elle a remarqué que je l’ai vu.

Dix minutes plus tard, mon invitée d’honneur arriva. Elle était maigre, très même, assez féminine, et avait une jolie frimousse avec des cheveux, en coupe carrée très courte.

Physiquement elle n’était pas mal, mais franchement je préférai une fille avec plus de rondeurs, comme, mes yeux ne pouvaient quitter, Amira. Putain, ce qu’elle avait un corps de déesse, très sexy, et bien formé. Elle était parfaite physiquement, mais nulle moralement.

Mais pourquoi je n’arrêtai pas de parler d’elle ? C’est vrai que j’avais encore des sentiments pour elle, toutefois dans ma tête, j’étais décidée de l’oublier et de me jeter plutôt dans les bras d’une vraie lesbienne, que j’avais devant moi, souriante et très mignonne.

- Alors comment tu as découvert que t’es lesbienne ? me lança-t-elle dès le début de notre conversation.

- Je ne sais pas, je n’étais pas attirée par les mecs, donc je présume que j’étais attirée par les filles.

Ma réponse assez naïve l’a fait éclater de rire. J’adorai sa façon de rire, sa façon de bouger ses mains, les regards tendres qu’elle me jetait de temps à
autre. C’était pour moi le temps, d’entamer une vraie conversation, une conversation sérieuse, alors sans hésiter je lui ai dit.

- Comment me trouves-tu ?
Elle me regarda, un bref moment et me répondit, timidement.
- T’es sympa. Et en ingurgitant sa salive, et toi, comment tu me trouves ?
Je souris, le regard cherchant Amira, et je répondis.
- T’es mignonne.

Enfin pas assez mignonne à mon goût, mais elle l’était d’une certaine façon. Après tout, depuis quand les vraies lesbiennes étaient des canons ? C’était assez rare de tomber sur une lesbienne canon et féminine, mais pas impossible, quoi que les filles gays de cette catégorie aussi fussent la plupart de temps des nympho pétasses, et des reines des relations courtes et passagères.
- Je tiens à te présenter une bonne amie à moi ! me dit-elle après un long moment de silence.
- C’est vrai ? c’est qui ? dis-je curieuse.

Elle tint son Gsm et fit une bipe. Et quelques moments plus tard, une fille qui était assise toute seule, dans une table dernière la notre, vient nous rejoindre. Elle était très jeune, belle, avec des lunettes de vue. Elle avait l’air très sérieuse. Elle était une lycienne et portait même l’uniforme du lycée pilote, ce qui impliquait que c’était une fille studieuse, le genre de nana, qui me rappelait ce que j’étais à l’école.

- Salut ! me dit la fille avec sa voix jeune.
- Salut ! dis-je, en levant la main.

Et Cyrine, me la représente en disant.

- C’est ma voisine, Nawras, elle est en 3ème année mathématiques, et a 17ans. Puis en se moquant, un génie en études, mais nulle en relations amoureuses, et elle est bisexuelle.

La jeune fille s’assit face à moi et répondit en me souriant.
- Je ne suis pas nulle mais je n’ai pas suffisamment de temps pour une éventuelle copine.
Puis en me dévorant d’un regard admirateur.

- T’es très mignonne toi.

Je ris légèrement et je murmurai.
- Toi aussi.

Enfin voilà, les deux filles étaient adorables. On parlait de tout et de rien. Et c’était plutôt le genre à considérer comme amie et non comme copine. Très vite, et au fil des rancards, j’ai révélé mon petit secret à mes deux nouvelles meilleures copines.

Je leur ai dit que l’amour de ma vie fut Amira, une hétéro, minable et sadique. J’ai osé même la leur montrer du doigt à un moment, où elle était en train de parler à son meilleur pote Hikmet.


Après l’avoir regardé minutieusement un long moment, Nawras disait, sous le charme.

- Comme elle est belle, très féminine pour être lesbienne.
Cyrine, lui coupa la parole, en la regardant de travers.

- Je me demande comment tu fais pour avoir 18de moyenne. T’as pas entendu Yasmine quand elle a dit, que c’est une putain d’hétéro ?

Sans quitter Amira de ses yeux, Nawras continuait.

- Elle met trop de faux bijoux, il est possible qu’elle soit lesbienne.

Trop d’accessoires et de machins aux bras et au cou étaient représentatifs d’un style vestimentaire de lesbiennes. C’était comme la bague au niveau de pouce, un signe distinctif des nanas homosexuelles mais ce n’était que relatif et non une vérité absolue.

- Bon, peut être mais cette nana est l’exception. disait Cyrine, en la regardant avec certaine prudence. Elle a l’air, très prétentieuse.
En clignotant les yeux, je murmurai.

- Grave.
Cyrine, me caressa la main tendrement et reprit.

- C’est mieux que t’as mis fin à ta relation avec elle. Tu mérites mieux, je t’assure !

Nawras, voulant la taquiner, intervint.

- Comme toi par exemple ?
Elle la tapa, doucement sur sa nuque et s’écria.
- Oui, comme moi, je ne suis pas une salope en tout cas.
Et puis on s’éclata de rire nous les trois, et nos rires attiraient l’attention, d’Amira, qui relavait la tête et me regarda, pour un long moment.
Quelques minutes plus tard, je m’excusai pour aller aux toilettes faire pipi. Comme si Amira n’attendait que cela, elle me suivait directement, vers les vestiaires.
Elle prit le temps de se débarbouiller, en attendant que je quitte les chiottes. Une fois, que je m’arrêtai prés d’elle pour laver les mains, elle alluma une cigarette puis en me donnant une.
- T’en veux une ?
- Non merci, dis-je sans la regarder.
Elle se taisait un petit moment et reprit d’une voix perturbée.
- Alors cava ?
En essuyant mes mains je disais, en levant sur elle un léger regard.
- Oui, cava merci.
Comme énervée du ton indifférent sur lequel je lui parlai, elle s’écria.
- Tu vas arrêter de me remercier à chaque phrase ou pas ?
En jetant le bout de serviette trempé dans une poubelle, je disais en la devançant.
- Je te laisse, mes amies m’attendent.
D’un geste rapide, elle m’attrapa par la main. Dès qu’elle croisa ses doigts avec les miennes, mon cœur se mettait à battre et mes yeux à vaciller du stress et d’émotion. Elle, ingurgita sa salive, et reprit en me caressant le visage avec l’autre main.
- Écoute je suis désolée pour l’autre jour.
- Ce n’est rien ! dis-je, tellement frustrée.
Elle sourit, et se demanda de sa voix capricieuse.
- Je vois que t’as fait des nouvelles copines.
- Oui, elles sont très sympathiques.
Elle me dévora d’un regard résolu et poursuivait.
- Elles sont toutes les deux tes amies ?
Je suivais son doux regard et je repris, en débarrassant ma main.
- Oui ! puis en baissant les yeux, je m’excuse, je dois m’en aller.
Le soir, dans mon appartement, elle me bipa pour la première fois. Comme je ne répondais pas à son bip, elle m’envoya l’SMS suivant « bonsoir, Yasmine, écoute je sais que j’étais chienne avec toi, mais je tiens à t’expliquer tout. »
Et me donna un rendez vous à l’étoile du Nord, le jour suivant vers 19h. J’hésitai beaucoup mais je finissais par accepter son invitation. Au fond de moi, je désirai une certaine explication à son hostilité exagérée à mon égard. Je n’ai tenu personne au courant de mon rancard avec elle, même pas mes deux nouvelles copines, car je savais qu’elles allaient me grogner et objecter ce rancard après tout ce que je leur ai raconté sur Amira.
J’ai même inventé que j’avais un examen pour ne pas les voir ce jour là, et j’ai insisté sur le fait de changer de cafétéria pour éviter tout risque d’éventuel conflit amical avec mes deux potes.
Comme d’habitude, j’étais la première venue à la cafétéria le Jasmin, qui me rappelait mes ringards rancards avec Fahmi. Il était aux alentours de 18H44. Même une demi-heure après, Amira ne faisait pas son apparition. Ce qui commençait à m’énerver et surtout à m’agacer, alors je mis à la biper pendant un quart d’heure. Et vers les 19h30, je l’appelai sur son Gsm, mais elle ne décrocha pas. Quand je me levai pour quitter la cafétéria, honteuse de ma naïveté d’avoir mordu à l’hameçon une autre fois, elle m’envoya un sms pour me dire qu’elle s’excuse et que son père a eu un malaise et qu’elle ne pouvait pas venir me voir ce soir.
J’étais très fâchée, mais je ne pouvais trop l’en vouloir vu qu’elle avait une vraie excuse cette fois-ci non négociable. En fait, c’est ce qu’elle m’a fait croire, en me posant un lapin.
C’est ce que j’ai découvert le lendemain, par hasard, en croisant, Ilhem, à l’entrée de l’étoile du nord. Après m’avoir fait la bise, elle me disait.
- T’as raté une putain de soirée hier.
- Quelle soirée ? dis-je en fronçant les sourcils.
Elle sourit, me colla une douce bise sur la joue, puis en me serrant dans ses bras longuement comme elle était bourrée.
- J’adore ta naïveté. Puis en me tenant par les joues, à ton avis ? qui est la fêtarde numéro1 ?
- Amira ! dis-je à mi-voix.
- Yep ! dit-elle en me ceinturant de ses bras, c’était une sacré party, avec plein de bières et de martini. Et les yeux rouges, on a passé toute l’après midi, chez la coiffeuse jusqu’à 20h, comme si on se préparait à un mariage.
- Qui vous ? dis-je en serrant les poings de colère.
En frottant son menton, elle me répondit.
- Moi, Amira et une autre amie que tu ne connais pas !

jeudi 1 avril 2010

Entre filles: épisode10: Séance d'humiliation

Publié par bella_ragatsa à 12:41
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Elle ferma la porte avec la pointe de son pied, me tira par la main vers le petit salon, où il y avait encore les matelas par terre, et me poussa avec ses deux paumes sur un matelas collé aux pieds du canapé, puis s’accroupissait sur moi. Mes mains bloqués par les siennes, son pendentif de cœur noir, se balançant sur mon cou, elle me colla un autre délicieux baiser puis rouvrit les yeux et me dit.
- Alors tu veux encore qu’on aille se faire foutre ?
Le cœur battant, les mains clouées par les siennes, je disais en voulant me relever.
- Il faut que j’aille.
Elle coinça donc mes bras sous le poids de ses jambes puis en inclinant sa tête vers moi jusqu’à ce que ses chaudes respirations me chatouillent les lèvres, tout en m’injectant d’un regard avide de désir.
- Où ça aller ? et en souriant sans me quitter de ses yeux, t’as peur ?
- Lève-toi s’il te plait, tu me fais mal ! dis-je en voulant me soulever.
Elle souriait de nouveau, me titilla le nez avec le sien et disait de sa voix capricieuse.
- C’est excitant, ce que tu me dis ! puis en m’arrachant un léger baiser, on t’a jamais raconté que je suis maso ?
En réussissant à libérer mon bras gauche, je répondais d’une voix perturbée.
- On ne m’a jamais raconté que t’étais lesbienne !
Comme si elle adorait ce jeu de domination, elle arriva de nouveau à clouer mon bras sous sa jambe puis en posant ses deux mains sur mon cou comme pour m’étrangler.
- Ben, voilà, j’ai envie de le devenir maintenant ! puis en plongeant un regard de feu dans le sien, tu ne m’as pas encore répondu…
- Sur quoi… dis-je en voulant éviter son regard tout en tournant ma tête.
D’un geste nerveux, elle me fixa la tête droitement vers ses yeux et continua.
- Quand je te parle, tu me regardes ! puis en souriant, t’as peur ?
- Non, je n’ai pas peur.
Elle se mit à rire comme pour me rendre mal à l’aise puis m’embrassa sur la joue, et me lécha les lèvres avec la pointe de sa langue en disant.
- Tu brûles de désir, n’est ce pas ?
- T’es vraiment une crétine prétentieuse. Dis-je en la bornant d’un regard coléreux.
- Ah bon ? dit-elle en levant les sourcils puis rajouta insolemment, je parie que tu mouilles en ce moment !
Elle avait raison. Je mouillais depuis le moment où elle dégringolait sa main sur ma ceinture. Et j’avais en plus comme du feu me brûlant du bas. Une envie incontrôlable de me la faire. Mais je ne voulais pas, car je savais qu’elle ne faisait cela que pour m’humilier et non parce qu’elle avait envie de me baiser.
- T’es vraiment une salope ! dis-je entre les dents.
Elle sourit son sourire malin et dit en me cernant de son charmant regard.
- Je le suis dans le lit ! puis en cherchant mon cou avec ses voluptueuses lèvres, tu veux une démonstration ?
- Laisse-moi s’il te plaît …
Elle me coupa la parole d’un air sérieux cette fois-ci en me disant.
- Pas avant que tu me fasses une démonstration de baise entre lesbiennes.
- Une démonstration ? dis-je étonnée.
Elle sourit, se mettait debout mais sans s’éloigner de moi.
- Je serai ton cobaye !
- T’es vraiment pathétique.
En me relevant j’essayai de m’en aller, mais elle m’attrapa fortement par le bras et me tira vers elle en me disant.
- Oh ? mais où tu te crois ? je ne t’ai pas donné la permission de quitter.
Puis son doigt effleura ma joue, ma lèvre inférieure et descendit sur ma poitrine et s’arrêta entre mes deux seins.
- Alors raconte-moi, par quoi commences-tu lorsque tu baises une nana ?
Les joues tellement rouges je bégayai, frustrée.
- Je…je ne l’ai jamais fait avant.
Elle laissa un immense rire ricanant l’emporter puis s’écria en se moquant de moi.
- Alors comment tu peux savoir que t’es lesbienne ? hein ? puis me relâcha la main, ôta d’un geste rapide sa camisole et resta en soutien gorge noir, qui mettait en valeur ses beaux seins bien ronds. Ça t’excite de voir des filles en soutien ?
Une expression de tristesse envahissait mon visage et je murmurai en retenant mes larmes.
- Pourquoi tu fais ça ?
Comme si elle ne m’entendait pas, elle s’approcha de moi, me saisissait le bras et fixa avec sa main la sienne sur son sein droit, puis en levant ses yeux sur mon visage.
- Alors, ça te plais de les toucher n’est ce pas ?
J’essayais de retirer ma main mais elle la fixa encore une fois sur son sein puis en me tirant vers elle avec l’autre main.
- Quoi, t’es timide ? et sourit en ajoutant, ou peut être tu veux les caresser directement ! puis en me collant une nouvelle bise sur les lèvres, tu sais, si tu désires une chose, dis le moi ?
Puis sans honte, elle enleva son soutien gorge, et je voyais ses jolis tétons de couleur châtaigne, au sommet de deux belles montagnes de chaire blanche. Sans gêne, elle tint mes deux mains et les colla sur ses seins. Comme si je n’avais plus de contrôle sur mes organes, je la laissai les conduire où elle voulait sur sa poitrine. Elle les utilisait comme si c’étaient les mains de sa marionnette et caressait doucement ses deux seins en faisant des mouvements circulaires.
- Ça te plais, hein ?
Je sentais de la chaleur circulant dans tout mon corps ; une chaleur de désire mélangée à l’amertume de la torture psychologique qu’elle m’infligeait.
- Arrête s’il te plaît.
Comme elle n’eut pas pitié de moi, en refusant de relâcher mes mains, son Gsm, me sauva la peau, momentanément. Elle sourit, et disait en relâchant ma main gauche, tout en gardant l’autre prisonnière de sa main droite.
- Je n’ai pas encore fini avec toi.
Puis saisissait le cellulaire qui était sur la petite table ronde du salon.
- Ah, salut Hikmout ! puis sans me manquer de son regard, oui, oui, je te rejoins dans une heure ! et en souriant, j’ai une chose à faire maintenant.
Puis raccrocha et disait en me ceinturant par ses deux bras.
- Tu vois, t’as encore une heure devant toi !
- Pourquoi tu fais ça ? dis-je d’une voix étranglée de pleurs.
Elle me caressa le visage et poursuivait en m’injectant d’un regard sévère.
- Ce n’est pas ce que tu veux ? me baiser ?
Mes yeux vacillaient d’humiliation et de tristesse et je murmurai.
- Tu te comportes toujours ainsi avec les gens qui t’aiment ?
Elle mit son index sur ma lèvre inférieure et disait.
- Non uniquement avec toi !
- Pourquoi ? dis-je, tellement émue.
En approchant sa tête de la mienne, elle me chuchota à l’oreille.
- Parce que je te déteste.
Une larme trouva son chemin sur ma joue gauche. Avec le revers de main je l’essuyais si vite et je répondis en reculant d’un pas.
- Merci ! au moins t’es franche avec moi.
- Je le suis avec tout le monde ! me répondait-elle sans me quitter de ses yeux.
En avalant mes larmes, je poursuivais à mi-voix.
- Je ne t’ai rien fait pour me détester autant.
Elle posa ses douces mains sur mes épaules et reprit en souriant.
- Mais si, t’as osé m’aimer.
- T’es vraiment malade ! dis-je en me débarrassant de ses mains brusquement puis en me dirigeant vers la porte, tu sais quoi ? je crois que t’as besoin d’un psy…
Elle me coupa la parole, en courant me bloquer la porte.
- Non, je n’ai pas besoin d’un psy mais toi si, et en riant sinon, la passion que tu portes pour moi va te rendre dingue !
En baissant les yeux, je murmurai.
- Éloigne-toi de mon chemin !
Elle sourit puis en croisant les bras.
- Pourquoi tu baisses les yeux ? tu cherches une chose en bas ? et en riant insolemment, tu veux voir ma chatte c’est ça ?
Ne pouvant plus subir ses provocations à connotations sexuelles, je la poussai nerveusement en mettant ma main sur la poignée de la porte. Mais elle ne s’arrêta pas là et continua, sur son ton culotté.
- Tu vas te mordre les doigts, si tu rates de la toucher.
- T’es vraiment une pétasse ! dis-je en ouvrant la porte.
Elle ria et continua en posant sa main sur mon épaule.
- Je l’ai épilée hier soir ! elle est toute douce, et en riant, tu ne veux pas encore mater ma foufoune ou peut être me la lécher ?
Je tournai la tête, en lui jetant un dernier regard gonflé de colère et je criai haineuse.
- Je te déteste !
D’un geste furieux, je me débarrassai de sa main et je dégringolai l’escalier en courant, les yeux nageant dans une mer de sanglots, sans prendre la peine de tourner la tête ou d’entendre ce qu’elle m’a rajouté tout de suite après.
 

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