samedi 17 juillet 2010

Entre filles :épisode23: Une sacrée mamie

Publié par bella_ragatsa à 07:46 0 commentaires

Le sexe, est une sacrée peste, qui se positionne entre les jambes. Pour l’allumer, ça diffère d’une personne à une autre, d’un sexe à l’autre. Les mecs sont plus facilement allumés, de toute façon, un homme excité finit toujours par avoir une érection, et c’est observable. Une fille par contre, nécessite bien plus de facteurs pour se laisser aller.
Pour les filles, c’est un peu compliqué. Amour et sexe, sont fortement corrélés. Donc sans sentiments, pas de baise. Enfin, ça reflète la nature romantique du beau sexe, qui cherche toujours à embellir le sexe comme activité physique, à le sculpter de son état animalier jusqu’à le garnir de tendresses et d’une touche humaine.
Mais quand on est sous l’emprise d’un stupéfiant tel que le sexe, on n’est plus les mêmes jusqu’à atteindre la jouissance. On est je ne sais pas comment le dire, comme guider par la petite bête coincée entre les jambes. Une fois qu’elle atteigne son but, notre cerveau reprenne son fonctionnement habituel.
Finalement, le sexe n’est pas aussi terrible que ça, c’est une obsession pour certains, une obligation pour avoir des enfants, et un ingrédient fondamental pour pimenter l’amour.
Dans ma vie intime, je n’ai connu que la première et la dernière catégorie du sexe. Enfin, le sexe comme passe temps, c’est un peu la spécialité des garçons, pour eux il y a une relation d’indépendance entre l’amour et le sexe. Toutefois, les exceptions dans le monde d’Eve existent.
Et oui, pour certaines filles aussi, amour et sexe ne riment pas ensemble. C’était le cas de Nesrine. Une fille belle comme une déesse, mais avec une âme endiablée.
J’avais de la chance avec elle. Disons que j’étais la fille avec qui elle a couché plus d’une fois. A vrai dire, à chaque fois qu’on couche ensemble, elle disparait une bonne période puis refit surface comme si rien n’était, et d’un simple sourire suivi d’une de ses caresses, je tombe illico sous son charme et je finissais dans son lit.
Quant à ma première fois avec elle, ce n’était pas vraiment le top. Enfin, ce n’était pas une véritable première fois, disons un avant goût d’elle, puisque c’était dans un petit cabinet d’essayage et je ne me sentais pas à l’aise, c’est comme si je faisais l’amour dans un lieu public, et que tout le monde me regardait, mais ce que je craignais le plus ce qu’une de mes collègues vienne tirer le rideau brusquement et nous surprenne en flagrant délit. Vous imaginez donc l’angoisse et la peur, avec lesquelles je me trouvais.
Avec ma main collée sur son sein, je brulais de désir. Je voyais très bien qu’elle prenait du plaisir en faisant des petits mouvements circulaires avec ma main comme si c’était la sienne. Puis approcha sa tête de la mienne, je sentais ses chaudes respirations. Et elle frotta pour quelques secondes son nez contre le mien puis avec sa main gauche, me caressa la joue longuement puis me fixa la tête et épousa mes lèvres, un long bout de temps.
C’était un sacré spectacle entre des lèvres affamés, avides d’envie et de désir. Pour un bref moment, tellement, j’étais dans un autre monde, j’oubliais ma présence sur le lieu de travail, et sans ouvrir les yeux, en suivant mon instinct, je laissai mon autre main libre, glisser sur son ventre. Mais à l’instant où elle effleura sa culotte, elle m’attrapa la main, et m’arracha un dernier baiser passionnel, en s’éloignant un petit peu de moi.
- Oh la la, t’es chaude, toi, eh ?
- Je…je…
Avec la main droite, elle me tira à nouveau vers elle puis dit en riant.
- Tu n’as pas eu ma permission pour descendre en bas.
- Je m’excuse, je ne sais pas ce qui m’a pris. Dis-je, toute troublée.
Elle me caressa les cheveux aimablement puis laissa sa main, s’introduire entre mes jambes avec tant du plaisir.
- Emm, je la sentais toute chaude. Puis en m’arrachant un baiser, tu me laisseras te la caresser ?
Comme je ne disais rien, mais que je fermais les yeux d’excitation, elle enleva sa main, puis sourit en continuant.
-tu vois moi, je le demande poliment.
Ce qu’elle était sadique ! Elle savait que je brûlais de désir, et elle ressentait de la joie, à me faire souffrir, en faisant des petites pauses en plein action. Je pensais que c’était sa façon de procurer du plaisir à sa partenaire. C’était nouveau pour moi, enfin, tout était nouveau puisque je n’ai eu qu’une seule expérience sexuelle jusque là.
Mais ce genre de mode opératoire ne marchait qu’en tête à tête. Et comme première impression, c’était une fille qui adorait prendre son temps en faisant l’amour, un bon signe non ?
- Oui, si tu veux ! dis-je, aux bouts des lèvres d’une voix timide.
Elle laisse un petit rire lui échapper et murmura, en posant ses mains sur mes hanches.
- Non, je ne veux pas ! puis comme elle voyait l’expression de stupeur sur ma frimousse elle m’embrassa sur les lèvres à nouveau et continua, je rigole, bien sûr que je le veux.
Sa main atterrissaient à l’intérieur de ma culotte, et un frisson de plaisir instantané traversa mon corps tout entier, mais au moment où ses doigts s’enfonçaient encore plus dedans, j’entendis les cris de Amal qui s’accentuaient en venant vers nous.
- Yasmine ! Yasmine ! où es-tu ?
Puis parlant à Mouna.
- Tu ne l’as pas vu ?
- Je crois l’avoir vu avec Nesrine !
Frustrée, je retirai la main de Nesrine de ma culotte. Elle eut un petit sourire à la suite puis dit en remettant son soutien gorge.
- Ben, je crois que tu dois t’en aller.
- Oui ! dis-je d’un regard séduit. Puis en l’embrassant timidement sur sa joue. Alors on pourra peut être, aller boire un café plus tard ?
Elle inclina le visage comme elle faisait 1M75 et me regarda par en dessous.
- Tu veux boire un café avec moi ?
- Oui, si tu veux bien sûr.
Avec un petit sourire malin, elle posa ses mains sur mes épaules et murmura.
- Je n’ai pas de temps et… en laissant un souffle lui échapper. Et je n’ai pas vraiment envie de boire un café avec toi.
Puis remit son pull, enfila son jean super moulant et dit en me pinçant la joue.
- Je dois m’en aller maintenant.
Puis en m’arrachant un baiser.
- Bonne journée !
Puis saisissait son sac à main et sans me regarder, elle tira le rideau et sortit du cabinet. Quelques secondes plus tard, je sortis et dès que je mis mon pied en dehors de la pièce, mon regard croisa celui de Mouna qui me borna d’un de ses désagréables regards et me dit très énervée.
- Je peux savoir ce que tu faisais avec Nesrine à l’intérieur du cabinet ?
- Je l’aidais ! dis-je en évitant de la regarder.
Elle s’approcha de moi, et continua en baissant la voix, comme il y avait deux ou trois clientes à proximité.
- Tu l’aides à essayer les soutiens gorges ? comme si elle ne savait pas le faire toute seule ? dit-elle d’un air persiflant. Puis avec un regard si furieux. Si le patron saura que tu prends ton pied avec elle, tu seras virée !
- On n’a rien fait.
Mouna pouffa nerveusement en rajoutant.
- Il n’y a pas une seule fille qui reste avec Nesrine en tête à tête sans rien faire.
Aussi pâle qu’un coing, et en m’éloignant d’elle.
- Fais ce que tu veux Mouna !
Elle n’avait rien fait par la suite. Je ne sais pas en fait pourquoi elle me parlait d’un ton aussi provocateur, comme si elle me cherchait la petite bête. Le même soir à l’étoile du Nord, je ne cessais de mater Nesrine, assise avec le même groupe de filles. Puis elle se mit debout et alla vers les toilettes des filles. Quelques minutes plus tard, une des filles la rejoignait là-bas.
J’étais un peu dégoutée, je l’avoue. J’avais plutôt du mal à croire ce que Cyrine m’avait raconté à son propos. Mais elle avait raison. Nesrine, ne cherchait pas à tisser des relations mais juste à baiser.
Mais ce dégout n’était pas comparable au dégout et à l’amertume que j’ai sentie sur mon lieu de travail, trois mois plus tard.
J’étais très contente de mon job. J’aimais l’ambiance, le contact avec les clients, mais l’une des clientes avait bouleversé mon sort et mis terme à tout ça.
Ce jour là, je faisais l’inventaire du stock avec Majdi, comme Karim fut absent. Et au bout d’un quart d’heure, Amal, pénétra le petit dépôt, souriante en me disant.
- Il y a un petit groupe de vieilles femmes bourgeoises qui se baladent à la boutique, tu feras mieux de venir les voir.
Peu intéressée, je répondis sans la regarder.
- Et alors ?
- Ben, viens ! elles se comportent comme des aristocrates, leur façon de parler, leurs manières !
Le ton désinvolte, je murmurai.
- Tu ne vois pas que je suis préoccupée là ?
Majdi, traça un agréable sourire et dit.
- Vas-y ! va avec elle !
En sortant du dépôt, je voyais quatre vielles femmes dans les 80ans presque chacune. Chiquement habillées, lunettes fumés au visage, des belles robes amples. Il y avait un monsieur avec elles. Il était jeune, costumé, et portait des sacs, le chauffeur de l’une de ces dames de la haute société probablement.
Puis Mouna courut vers moi, en attrapant une chemise de nuit blanche très ample et me demanda gentiment d’aller la donner à la vieille femme se trouvant dans le troisième cabinet d’essayage puisqu’elle avait une autre cliente en charge.
Comme elle me l’a demandé gentiment, je saisissais la chemise de nuit et je me dirigeai vers le cabinet d’essayage.
En approchant ma tête du rideau je criai.
- Madame, j’ai la chemise.
La femme à l’intérieur ouvrit donc subitement le rideau. Et le regard sévère avec lequel elle m’injecta me figea sur le sol. A la vue de cette vieille femme, je perdis ma langue et le contrôle de mes gestes. Elle sortit donc du cabinet et tira la chemise de mes mains violemment en criant.
- Yasmine ! je ne crois pas mes yeux. Qu’est ce que tu fais ici ?
Amal, ayant le sentiment qu’un désastre allait se produire avança vers nous et s’interrogea inquiète.
- Il y a-t-il un problème ?
Toute pâle, et en voyant mes mains tremblées.
- Rien, Amal, tout va bien, c’est ma grand-mère !
Là, Amal, spontanément, tenta d’embrasser ma grand-mère, mais elle la repoussa hors d’elle, en un geste fou puis hurla.
- Ne me touche pas sale gamine ! puis ses yeux s’assombrirent et sa voix devenait de plus en plus accentuée, t’es vendeuse Yasmine ?
Sans pouvoir composer une phrase simple tellement j’avais la trouille.
- Je… non… c’est juste…
Et une gifle assourdissante atterrissait violemment sur ma joue droite.
- Tu me fais honte ! tu fais honte à toute ta famille ! t’as oublié qui tu es ? eh ! et en m’attrapant par les cheveux comme une dingue, t’es comme ton père ! t’as pas les gènes des bourgeois mais de la peuplasse !
- Lâche-moi, mamie, tu me fais mal ! dis-je les yeux gonflés de pleurs.
Comme tous les regards nous fixaient, Majdi courut vers nous pour mettre terme à ce scandale, mais il eut sa part de gâteau aussi.
- Madam, s’il vous plait …
Mais, comme elle fut enragée, elle le regarda avec mépris et méchanceté et s’écria.
- Ne t’approche pas de moi, sale vermine ! t’es même pas un homme, sale pédale ! et en tournant ses yeux vers moi, vendeuse et pis encore, avec des gens comme ça ?
Et en m’attrapant par le bras à me le casser. Elle avait 82ans peut être mais elle était assez costaude et très forte.
- Si tes parents n’ont pas su t’élever convenablement, ça sera mon tour maintenant de remédier à tout ça !

lundi 12 juillet 2010

Entre filles:épisode22: Une diva

Publié par bella_ragatsa à 08:25 0 commentaires

Voilà, j’étais dans une belle et bien situation embarrassante mais je me suis arrivée à m’en sortir tout de même. Enfin, j’étais sauvée par Amal, une collègue, avec qui je suis devenue très amie par la suite.
- Ah ! excusez-moi. Je suis venue prendre le balai. Et en nous guettant du coin de l’œil. Si vous avez un truc de si important je reviendrai plus tard.
C’était en effet l’occasion ou jamais de m’en fuir. En faufilant entre les deux filles, dans ce petit vestiaire je disais.
- Non, non ! cava, on parlera une autre fois.
J’avais de la chance ce matin là. Il y avait tellement de clients, que Mouna n’a même pas pu prendre le temps de récupérer un petit moment. Et au fil des heures, elle m’avait oublié. Enfin, a fait semblant de m’ignorer.
C’était pas mal comme job : pas le genre de job ennuyeux de bureau. Être en contact direct avec les gens, pouvoir sortir prendre une pause et un café quand bon me semble, était le paradis pour moi. A vrai dire, j’étais l’unique privilégiée par ces sorties, bien sûr parce que notre patron sur le lieu du travail, avait besoin de moi dans son groupe musical.
Les toutes premières semaines, je bossais à mi temps, et après peu à peu, ça devenait à longueur de journée. De toute façon, comme ma mère le disait c’était mieux que trainer dans les cafétérias.
Les points positifs de mon nouveau job, furent gagner du fric en premier lieu et m’éloigner un petit peu du monde de lesbianisme. Enfin, je croyais avoir un plan en tête mais je ne savais pas comment concrétiser ce plan dans ce point de vente alors que pendant trois mois de travail à Benetton, la fille en question, pour qui j’ai fait tout ça, n’est venue qu’une fois ou deux pour rendre visite à Mouna ici à Géant.
Quand aux points négatifs, je ne voyais qu’un seul, la présence de Karim, l’unique vendeur masculin avec nous dans le staff (je n’ai pas compté le caissier, parce qu’il se prenait pour une fille bien sûr).
Ce n’était pas un mauvais type. C’était un jeune homme de 24ans ; pas mal physiquement, un peu monsieur je sais tout et ce qui m’agaçait le plus ce qu’il était très collant, et un dragueur de première.
En fait, dès que je sortais prendre un café avec Amal, il nous accompagnait. Alors vous pouvez imaginer l’enfer que je subissais, les histoires d’hétéros d’une part et la drague de Karim d’autre part.
- T’as vu le mec ?
- Quel mec ? dis-je en levant la tête de mon sandwich, au poulet.
En s’accoudant sur la table, Amal me disait d’une voix basse.
- Le caissier de Zara, il est canon.
En suivant le mec en question des yeux, qui se trouvait dans le même petit fastfood que nous à Géant, je disais.
- Ben, il est maigre.
- Mais non, il est longiligne, et sans le quitter de ses yeux. Il est très beau.
Et voilà, que Karim, intervenait dans notre conversation.
- Oui, Yasmine a complètement raison. Et en croisant les bras en me dévorant d’un regard de loup. Comment t’aime les mecs, toi ?
Là, Amal, ria d’un air malin et interféra.
- Pas comme toi en tout cas.
Il souriait et continuait.
- Je suis plus beau que ton caissier de Zara, moi.
- Oh, le prétentieux.
Il ria et m’adressa la parole à nouveau.
- Dis moi, Yasmine, t’as pas de copain ?
- Tu veux devenir son copain par hasard ? s’écria Amal, en le taquinant.
- Mais laisse la parler un peu.
Je souriais à contre cœur en disant.
- Pour le moment non.
En plongeant un doux regard dans le mien.
- C’est bizarre, comment, une si belle fille comme toi, se trouve encore célibataire.
Amal, encore une fois prit la parole.
- Ben, si elle n’a pas de copain ce qu’elle ne le veut pas c’est tout.
Là, ses yeux s’éclaircissaient d’une lueur de méchanceté, et il rajoutait en riant.
- Tu ne seras pas par hasard, comme Mouna ?
Comme je ne comprenais pas ses insinuations, je me taisais alors Amal s’écria un peu sur les nerfs.
- Mais arrête, Mouna n’est pas lesbienne.
- Et le message que j’ai lu sur son tel l’autre jour, quand elle l’a oublié.
En le bornant d’un regard blâmant.
- T’avais pas le droit de faire ça, c’est mal poli même.et en buvant de l’eau, moi aussi il m’arrive d’écrire à des copines, mon cœur et ma puce.
- Mais pas mon amour je t’aime. S’écria-t-il de sa voix grave. Et puis en cherchant à croiser mon regard, ben, je rigole, je sais que t’es pas lesbienne, te fâche pas s’il te plait !
Non, non, je n’ai pas de raison pour me fâcher, je le suis mon grand. Bien sûr, je n’ai pas dit ça. Rares sont les filles, qui étaient fières de l’être dans une société telle que la nôtre.
Je me suis contentée d’un petit sourire, tout en suivant Mouna du coin de l’œil. Le combiné à tâtons collé à l’oreille, elle se tenait debout près d’une des entrées du Géant. Et puis je voyais, Sahar, portant des lunettes de soleil, venir vers elle. Elles échangèrent deux bises puis partaient toutes les deux vers les toilettes des filles.
- C’est sa copine, je suis prêt à parier. S’écria Karim, en les suivant très intéressé.
- Fiche lui la paix, Karim ! s’écria énervée Amal, puis en me tendant la main, allez, viens, ou tu veux encore te casser la tête avec lui.
Voilà, en bref, c’était un peu ma vie au quotidien, jusqu’à un certain après midi, vers 17h30.c’était un jeudi. Mouna, était en train de plier quelques pulls avec l’aide d’Amal. Majdi et Karim, faisaient un peu l’inventaire journalier de la nouvelle collection d’hiver. Et moi, je m’occupais de l’unique cliente qui était dans la boutique à ce moment, et qui faisait plutôt du butinage.
- Putain, Mehdouch ! tu sais que je ne peux pas venir ce soir !
Une phrase tellement, elle était criée d’une haute voix, que mes yeux se sont levés automatiquement chercher la fille qui l’a dite.
J’aurai aimé ne pas lever les yeux, car depuis le moment où mes yeux ont tombé sur elle, n’ont pas voulu la quitter.
C’était une fille canon, une déesse, au look d’une diva. Très féminine, très, très même, avec sa coupe de cheveux, super fashion, serrée dans un jean noir grisâtre, taille basse, et un pull col bateau, qui donnait une vue superbe sur sa poitrine, en bref le portrait craché d’un mannequin et c’était en fait un mannequin et s’est avérée aussi une cliente régulière de la boutique. Elle raccrochait d’un air nerveux puis venait vers moi, comme j’étais l’unique vendeuse disponible.
- Salut ! t’es nouvelle ici ?
- Oui, c’est mon quatrième jour en fait. Dis-je, très timide.
Oh putain, ce qu’elle était parfaite, aucun défaut apparent comme si elle était une poupée faite sur mesure, des beaux yeux bleus d’une louve, des lèvres très roses et voluptueuses, des mains de princesses, et un corps très sexy bien fait. Une déesse de beauté. D’ailleurs, je n’étais pas la seule tombée sous son charme. Quelques mecs faisaient des va-et-vient devant la boutique, rien que pour la regarder.
Là, Majdi, venait vers nous et en échangeant deux bises avec elle.
- Oh, Nesrine, tu nous as tellement manqué. Je suis très fâché contre toi, ça fait plus qu’un mois que t’es pas venue.
Elle mettait son gsm dans son sac à main, et dit en traçant un beau sourire.
- J’avais un défilé de mode sur Paris ! ouf, je suis très crevée. Puis en me regardant du coin de l’œil, tu t’appelles comment toi ?
- Yasmine.
- Jasmine ça sonne mieux ! dit-elle en éclatant de rire.
Non, non, ne vous détrompez pas. Ce n’était pas ma troisième copine. J’aurai aimé sortir avec elle. Qui ne rêvait pas de sortir avec une telle beauté. Mais cette fille, était la reine des relations courtes et une lesbienne, et oui une belle lesbienne. A ma surprise quelques jours après, je l’ai vu à l’étoile de nord. Elle était avec un groupe de filles, parmi elles une fille bisexuelle que je connaissais. Suivant mon regard ébloui, Cyrine, me disait.
- Tu la connais ?
- Qui ?
- Nesrine.
Etonnée, je criai.
- Tu la connais toi ?
- Tout le monde la connait, et en posant sa main sur moi, c’est une allumeuse et une salope.
- Tu sembles la connaitre par cœur.
D’un air nerveux, elle s’écria.
- Qui ne la connait pas c’est une pétasse, qui ne fait pas de petites amies mais qui adore par contre coucher avec des filles.
- Elle n’a pas l’air….
Elle me coupa la parole, en continuant.
- Elle a couché avec mon ex une fois, c’était à une fête, elles étaient toutes les deux bourrées. Mais mon ex, était amoureuse d’elle, et tu sais ce qu’elle lui a dit ?
- Quoi ?
- Qu’elle peut rêver de sortir avec elle, et qu’elle l’avait fait avec elle sous l’emprise de l’alcool et parce que c’était à l’occasion de son anniversaire.
Et en injectant Nesrine, qui riait avec ses amies à haute voix.
- Elle n’arrête pas de crier tout le temps, qu’elle ne couche pas avec une même fille deux fois, une sale prétentieuse et une nymphomane.
Moi, par contre, je la suivais d’un doux regard, j’étais sous le charme. Et je croyais même qu’elle a remarqué mes regards, puisqu’elle m’a souri une fois.
A la boutique toujours, quand je la voyais pénétrer le portail, je courus vers elle pour la guider vers la nouvelle collection. Et puis avec le temps, même quand je me trouvais occupée avec une autre cliente, elle m’attendait et refusait d’être aidée par une autre vendeuse à ma place.
J’étais devenue sa vendeuse préférée et j’étais aux anges de ce peu d’attention qu’elle me portait spécialement.
Voilà, c’était à peu prés la même chose, jusqu’au jour où elle décida d’essayer des nouveaux soutiens en dentelles. Elle avait pris cinq couleurs différentes et partie les essayer dans un cabinet vacant.
Trois minutes plus tard, elle m’appelait. En tenant légèrement le rideau et en la voyant en sous vêtements, je baissai les yeux et là, elle disait en me tirant par la main à l’intérieur.
- Quoi, je t’ai appelé pour m’aider à choisir la couleur qui me va le plus et toi tu baisses les yeux ?
Je relevai ma tête et je disais, à mi voix.
- Le rose te va très bien.
Sans me quitter d’un regard bizarre, elle l’enleva devant moi, et mes yeux tombèrent sur une belle paire de seins bien ronde. Du coup, je devenais toute rouge et elle le remarqua, et souriait puis tint un nouveau soutien bleu ciel et l’essaya en disant.
- Et celui là ?
- Il est magnifique aussi.
Elle me fixa d’un regard inquisiteur, comme si elle voulait lire dans mes pensées puis me disait.
- Je t’ai vu l’autre jour à l’étoile du nord. Et en enlevant le soutien à nouveau. Tu ne seras pas par hasard une…
En lui coupant la parole, tout en avançant un pas vers le rideau avec l’intention de sortir.
- Non, je ne le suis pas.
Elle m’attrapa par la main, et la mettait audacieusement sur son sein droit puis en me tirant vers elle avidement.
- Et maintenant ?

mardi 29 juin 2010

Entre filles: épisode21: Princesse Majida

Publié par bella_ragatsa à 06:31 0 commentaires

Croire au destin, c’est pour moi refuser de contribuer d’une manière ou d’autre au tissage d’une grande partie de sa vie. C’est accepter sa défaite, lorsqu’elle surgit sans réagir, c’est aussi baisser les bras et se laisser soumettre par une vague métaphysique qui ne se lasse de prendre du volume dans les tréfonds de nos âmes.
C’est exactement comme le fait de croire qu’on soit né sous une bonne étoile ou pas, que la chance aurait choisi dans une phase post- naissante une personne au détriment d’une autre, sans la moindre justice ou logique.
Pour moi, la chance n’est donc pas un vrac de circonstances et d’opportunités offertes solennellement, à une personne pour la beauté de ses yeux, mais un ensemble complexe de signaux qu’on rencontre partout, et qu’on doit déchiffrer au bon moment. Et donc, sont chanceux, ceux qui s’adaptent parfaitement et se fusionnent avec l’environnement et ses métabolismes.
Pourquoi aborder le sujet de la chance et du destin ? Tout simplement, parce que je n’étais pas prête à lâcher prise avec Sahar. Je me disais, que si elle est sortie avec une autre fille, ce n’est pas nécessairement parce que je manquais de chance, mais plutôt comme résultat de ma réticence.
Je n’étais pas aussi prête à lâcher prise parce que je sentais, que cette fille s’intéressait à moi, et qu’en cas où elle serait ma copine, ça pourrait durer entre nous deux.
Et donc pour la première fois de ma vie, je me trouvais décidée à me battre jusqu’au bout pour l’avoir à mes cotés, pour l’avoir à moi toute seule plutôt. Mais pour en arriver là, il fallait éliminer cet obstacle, qui s’appelait Mouna, une fille de 24ans, aux longs cheveux noirs, et aux yeux verts, qui me l’a piquée à un moment où je fus perdue dans un pseudo amour.
Cette idée diabolique éliminatoire ne m’a obsédée qu’après avoir eu une conversation en tête à tête avec Sahar. C’était d’ailleurs le même jour, où elle m’a présenté sa copine.
C’était une demi-heure, tout juste après m’avoir bavée de cette révélation morose. Je n’ai pas dit le moindre mot lorsqu’elle me l’a annoncé. Je me suis contentée de sourire à contre cœur, puis je me suis dirigée vers mes deux potes, qui m’ont accueillie chaleureusement, en croyant que j’ai eu peut être son numéro de téléphone.
- Alors, c’est pour quand votre premier rancard ?
En sortant une cigarette du paquet.
- Elle a une copine.
- Quoi ? s’écria Nawras.
En allumant la cigarette, j’ajoutai.
- Elle sort avec une fille.
- Qui ?celle avec elle ?
- Et oui !
Cyrine, me caressait la main en disant doucement.
- Ce n’est pas grave ma chérie, on te trouvera une autre.
Mais, notre discussion prit fin lorsque Sahar s’approcha de nous et m’adressa la parole.
- Excuse moi Yasmine, est ce que je peux te parler un moment.
Nawras, me fit un petit clin d’œil, et Cyrine se contentait de sourire. Alors, je me levais et je la suivais au grand portail de la cafétéria.
- Je… j’ai senti comme si t’étais un peu intimidée ! me lança-t-elle avec difficulté.
En cherchant à croiser son doux regard.
- Mais non, un peu surprise, mais… et en avalant ma salive. Mais je suis contente pour toi.
En me regardant longuement, elle sourit et me dit.
- Merci. Puis en hésitant un moment, j’espère que tu trouveras si vite une copine.
En riant légèrement.
- Je ne suis pas pressée.
En serrant les poings, elle murmura en reculant d’un pas.
- Bon, j’y vais alors, ma copine m’attend.
Dés qu’elle tourna le dos, je m’écriai.
- Est-ce que tu l’aimes ?
Elle s’arrêta sur place, puis en tournant à peine la tête vers moi.
- Elle me plaît, et puis ça ne fait que deux semaines qu’on sort ensemble, donc je prends mon temps pour la connaître encore plus.
Toutefois, elle ne me demanda pas sur la raison pour laquelle je lui ai posé cette question, elle traça un petit sourire et partit vers sa copine.
Sa venue vers moi était donc comme un signe de l’affection qu’elle portait pour moi, mais qu’elle ne pouvait manifester vu qu’elle est engagée maintenant. Et je ne savais pas pourquoi depuis que je me suis débarrassée d’un bandeau s’appelant Amira , mon attirance pour elle grandissait de plus en plus. Je la trouvais même plus belle qu’Amira, et beaucoup plus douce.
Et cette attirance me poussait encore loin au point de décider de détruire sa relation avec ma rivale. C’était méchant, mais en amour il y a toujours un gagnant et un perdant, et j’étais convaincue, que je serais la gagnante dans cette partie.
Mais je n’avais pas un plan en tête pour opérer dans ce sens. Ce n’est que quatre jours plus tard, en me promenant dans Géant avec Nawras et Cyrine, qu’une idée assez prometteuse m’est venue à l’esprit.
On faisait de la lèche vitrine à l’entrée de l’hypermarché, jusqu’à ce qu’on s’arrête à l’entrée de la boutique Benetton. Là, une chemise plaisait grave à Cyrine au point qu’elle décide de l’essayer. Il y avait assez du monde dans la boutique comme il s’agissait d’une samedi après midi. Et comme on ne trouvait de vendeuse disponible, on se dirigeait nous trois vers le caissier, qui était le responsable de ce point de vente, mais on n’était pas sure s’il était un homme ou une femme. Il avait le visage crémeux, les sourcils superbement épilés, les lèvres assez roses et brillantes, les bras aussi épilés, mais s’habillant d’une tenue de travail masculine : un pull vert et un jean délavé.
- Excuse-moi monsieur ! mais on voulait essayer une chemise.
D’une voix assez rauque, mais tout en riant comme une femme, il répondit.
- Une minute s’il vous plaît les filles.
Puis en quittant le comptoir, et en applaudissant, tout en criant.
- Mouna ! Mouna ! descends, il y a des clients en bas.
A peine deux minutes, la vendeuse descendit du l’escalier menant au petit dépôt, et en cherchant à rencontrer son regard je m’apercevais qu’elle fut la copine de Sahar.
Elle fut un peu surprise, mais elle se rappelait de mon visage. Comment pourrait-t-elle m’oublier bien sur après m’avoir dévisagé d’un aussi désagréable regard l’autre jour comme si elle pressentait que je présente une menace pour son couple.
- Ah salut, ne t’es pas l’amie de Sahar ? me dit-elle en traçant un sourire de boa.
En faisant semblant de sourire, je répondis.
- Oui, et toi sa copine !
Un peu honteuse, elle murmurait.
- Ne le crie pas tout haut, eh ! puis en cherchant de regard Cyrine, alors c’est quelle chemise que tu veux essayer ?
- Celle exposée dans la vitrine, la rose.
- Ah d’accord !
Puis partit avec mon amie, vers l’entrée de la boutique et je restais debout avec Nawras prés du caissier, qui ne cessait de mâcher un bout de chewing gum. Il était assez bizarre comme mec et avait une poitrine assez poussée. Il remarqua mes regards curieux et traça un sourire et dit en riant.
- Tout le monde me regarde bizarrement à cause de ma poitrine.
Je ne disais rien et je tournai la tête vers le petit coin de faux bijoux, où un bout de feuille collé au mur m’attirait l’attention. C’était une annonce de recherche de vendeuse à mi-temps.
Et sans très réfléchir, j’interrogeai le caissier.
- Excusez-moi ! vous cherchez une vendeuse ?
Il sourit et dit.
- Oui, t’es intéressée ?
Sans tourner la langue sept fois dans ma bouche je disais.
- S’il n’est pas déjà pris, pourquoi pas .
Il sourit et répondit calmement.
- Il y a à peine une heure qu’on l’a collé au mur, et t’es la première à venir pour l’annonce. Puis en avalant sa salive, donc si t’es intéressée, tu reviens demain matin, pour un petit entretien avec le patron.
- Ah d’accord c’est cool !
Là, Nawras me tira par la main en se demandant étonnée.
- Qu’est ce que tu fais, là ?
- Ben, je cherche un job à mi-temps.
- Tu fais de la médecine, l’as-tu oublié ?
Je laissai un petit sourire moqueur se faufiler de mes lèvres en disant.
- Ben, oui, mais je n’assiste jamais au cours donc gagner un peu de frics c’est mieux que trainer dans les cafétérias.
Elle me regarda un bout de temps non convaincue et continua.
- T’as déjà un petit job…
- Chanteuse dans un restaurent, une fois par semaine ou deux ? non merci !
Là, les yeux du caissier s’illuminaient d’une lueur d’admiration, et il s’écria.
- Tu chantes ?
Un peu timide, je disais.
- Oui, parfois !
- En arabe ou…
- En anglais souvent.
- Ah c’est cool, moi aussi je suis chanteur, j’ai un petit groupe, on chante souvent des morceaux de blues, et en riant, mais comme on n’a pas assez de moyens pour sortir un album, on se contente de chanter dans les mariages, des morceaux pourris en arabe. Et sans me quitter d’un regard intéressé, moi je m’appelle Majdi, mais je préfère qu’on m’appelle Majida ! hihi, princesse Majida !
Puis sortit du comptoir et posa sa main sur mon épaule, en me disant.
- Si ça ne te gène pas, tu pourrais me chanter un petit morceau de ton choix ?
J’hésitai un petit moment mais je finissais par chanter le refrain d’une ancienne chanson d’Alicia Keys.
Émerveillé par ma voix, il traça un superbe sourire et s’écria excité.
- T’as vraiment une très belle voix ! et en me faisant un clin d’œil, tu auras ce job, si tu acceptes de devenir membre de mon groupe, on a besoin d’une présence féminine hihi ! quoi que je me considère femme aussi hihi !
C’était vraiment un drôle d’homme de 28ans, avec qui je suis devenue très amie au fil du temps, un chanteur transsexuel le soir et un vendeur très efféminé le jour.
Dès que Cyrine sortit du cabinet d’essayage, elle s’approcha de nous et fit un petit tour à la façon d’un mannequin et dit.
- Alors, est ce qu’elle me va ?
- A merveille ! s’écria Mouna, voulant la lui faire acheter à tout prix pour avoir sa commission.
J’intervenais en adressant la parole à Mouna.
- Vous n’avez pas d’autres couleurs, je crois que le blanc te va mieux.
Là, Majdi, me soutenait en disant.
- Tiens, tiens, tu t’y connais dis donc ! et en parlant à Mouna, en fait, je crois qu’on a trouvé notre nouvelle vendeuse ! et en me tapant sur l’épaule fortement, la voilà, et en riant, tu t’appelles comment ma chérie ?
- Yasmine !
Là, Mouna devenait de toutes les couleurs, et perdit sa langue. Elle n’était pas la seule d’ailleurs, mes deux amies aussi l’étaient, et elles savaient aussi, que j’avais un plan derrière la tête à travers cette soit disant envie de bosser en tant que vendeuse.
Le lendemain était donc le premier jour dans mon nouveau job. Vers 10h, la boutique avait ouvert ses portes, et je me suis dirigée vers la petite chambre réservée au personnel de cette boutique. On était quatre y compris le caissier.
J’ai donc fermé la porte derrière moi, pour m’envelopper dans mon uniforme de travail, et là, la porte s’ouvrit brusquement et se ferma si vite. Je bondis sur place, et en tournant ma tête avec effroi, je rencontrai un regard aussi coléreux que celui d’un taureau de corrida.
C’était Mouna, brûlant de fureur et m’injectant d’un regard de plus en plus désagréable. En évitant de rencontrer toute cette haine dégagée de sa frimousse je disais.
- On frappe à la porte, avant de l’ouvrir…
Sans me laisser développer ma phrase, elle s’écria avec une immense colère dans la voix.
- Je ne pars d’ici que si tu m’expliques pourquoi t’as choisi de bosser avec moi dans la même boutique ? et en me mobilisant d’un regard assez venimeux, ne me cherche pas, ok ? sinon je te jure, que tu le regretteras !

mardi 15 juin 2010

Entre filles: épisode20: On récolte ce que l'on sème

Publié par bella_ragatsa à 07:23 0 commentaires

Qu’est ce qui pousse une personne à se venger ? Une question qui avait tellement bouillonnée dans ma tête. Est-ce la jalousie ? Est ce l’amour ? Est-ce la haine ? Est ce pour savourer la douleur d’autrui et réjouir de sa souffrance ? Où est-ce juste un prétexte pour retrouver un ancien amour ?
En suivant mon cœur, j’avais opté pour la première alternative. Pour moi, c’était sa façon de me faire payer la colère qu’elle ait subite suite au baiser maudit que j’ai échangé aux toilettes des filles.
Ce soir là, j’avais comme la langue coupée. Les mots aussi avaient pris leur part de vengeance en m’abandonnant. Mes lèvres furent le seul organe qui m’ait soutenu, en illuminant mon visage d’un faux sourire.
Mais ce sourire aussi m’avait largué lorsque Ilhem nous avait expressément avoué son amour pour ma copine. Ce qu’il était douloureux pour moi de l’entendre parler d’Amira avec tant de passion. Ce qu’il était épineux pour moi, de ne pouvoir crier tout haut, tais toi s’il te plaît. Je ne sais pas en tout cas comment j’ai trouvé la force ce soir pour ne pas pleurer et lui révéler que j’aimais aussi la même fille.
Ines me regardait avec un œil bienveillant, comme si elle tentait de lire les mots qui ne voulaient pas sauter de mes lèvres. Vers 23H, elle m’avait ramené chez moi. En garant sa POLO sous l’immeuble que j’habitais, elle ferma la radio, puis en posant doucement sa main droite sur mon épaule.
- Dors bien !
En levant sur elle à peine, un regard triste.
- Merci pour m’avoir ramenée.
Je l’embrassais par la suite sur sa joue puis en ouvrant la porte, elle m’interpelait.
- Tu feras mieux de rompre !
- Pardon ? dis-je, en tournant la tête.
Elle alluma une cigarette et reprit d’une voix confiante.
- Tu sais très bien de quoi je parle ! et en souriant, c’est une salope, admets le !
Sans vouloir m’investir dans une profonde conversation avec elle, je souris sans dire un mot puis je quittais la bagnole. De la fenêtre de ma chambre à coucher, je la voyais fumer un dernier bout de la cigarette puis la jeter par terre, en démarrant le moteur.
Le lendemain, sans même prendre mon petit déjeuner, je me suis habillée en me dirigeant vers l’appartement d’Amira. Ce qu’elle était une bonne comédienne, en m’ouvrant la porte avec un large sourire, comme si elle était heureuse de ma vue ou plutôt comme si rien ne s’était passé.
- Hey, t’es bien matinale, ma chérie.
En avalant avec difficulté ma salive, je criai.
- T’es vraiment, une…
- Salope ! pétasse ? dit-elle, en croisant les bras. Puis en me tirant par le bras, allez entre, on va prendre le petit déjeuner ensemble, je n’aime pas manger toute seule.
Ce que c’est méprisant d’être amoureux ! Ne pouvoir jamais dire non à la personne qu’on aime est le pire châtiment qu’on puisse recevoir. Comme un esclave bien obéissant je l’ai suivi au petit salon, elle m’avait offert une tasse de café au lait et s’était assise prés de moi.
- Alors ma puce ? je t’ai manqué tant au point de venir me voir à 9h pile ?
En m’efforçant de participer à son sale jeu, je répondis.
- Je ne t’ai pas manqué autant moi ?
- Mais si mais si ! puis elle posa son bol sur la table basse et se mettait à jouer avec mes cheveux, sans me quitter des yeux, est ce que je t’ai déjà dit que j’aime faire l’amour le matin ?
Gentiment, je me débarrassai de sa main puis je murmurai.
- Non, pas à ce que je le sache ! et en ingurgitant un peu de mon bol, tu ne m’as pas dit aussi que tu aimes faire l’amour à Ilhem ?
Elle traça un sourire malin, croisa les jambes puis d’un ton froid.
- Et alors, ce n’est pas si important, non ?
En déposant le bol sur la table, avant qu’il me tombe des mains tellement je vibrai d’énervement.
- Tu m’as trompé, Amira !
Elle se leva alluma la lumière du couloir et revint vers moi en disant.
- On est quitte maintenant, tu m’as trompé et je t’ai rendu la monnaie de ta pièce !
Dans un excès de colère, je hurlai.
- Je ne t’ai pas trompé moi. C’était un simple baiser…
En me coupant la parole d’une voix soulagée.
- Si je ne m’étais pas venue, ça aurait été le cas ! puis en mettant sa main audacieusement sur ma cuisse, j’ai envie de toi !
En expédiant sa main violemment, je criai.
- Non, tu n’as pas envie de moi Amira ! tu veux juste m’humilier comme d’habitude !
Elle me regarda un long moment puis avec son sourire charmeur prit la parole.
- Et je peux savoir pourquoi t’es venue, si ce n’est pas pour me faire l’amour ?
- T’es vraiment la fille la plus prétentieuse que j’ai jamais vue…
En riant à voix basse, elle répondit en épousant mon regard.
- C’est pour ça que tu m’aimes non ?
Ma gorge palpitait et mes yeux brillaient, en rajoutant.
- Puisque tu parles d’amour, je veux te poser une question.
- vas-y !
Le souffle court, je parlais.
- Est-ce que tu m’aimes ?
Elle laissa un rire ricanant l’emporter puis dit.
- Je savais que t’allais me poser cette question.
- Réponds alors !
Elle hésita un petit moment puis dit.
- Oui je t’aime mais je ne suis pas amoureuse de toi !
D’un coup, j’éprouvais le besoin de me lever mais elle me tint par la main en disant.
- Tu n’as pas assez bu ?
La vue, troublée, tellement les pleurs gonflaient mes yeux.
- T’as encore quelque chose de plus amer à m’offrir ?
Elle se mettait debout, me ceintura de ses bras et dit en me dévorant du regard.
- Un bel orgasme matinal !
Ma réponse cette fois-ci ne fut pas verbale, mais une belle gifle bien placée sur sa joue gauche. Elle baissa la tête un petit moment, puis hocha sa face en me collant, une bien forte sur ma joue. Me regarda après un long moment, et dit en cherchant mon menton avec ses doigts.
- Sors de chez moi, je ne veux plus te voir !
Le visage noyé par mes cheveux, je repris d’une voix étranglée de pleurs.
- Non, cette fois-ci, c’est moi qui ne veux plus de toi ! c’est pour cela que je suis passée te voir !
- Pour me l’annoncer ?
En souriant.
- Oui.
D’un œil furieux, elle criait.
- Tu peux retrouver ta nouvelle copine maintenant.
D’un regard partagé entre la rage et l’humiliation, je continuai.
- Et toi Ilhem.
Puis sans la regarder je me dirigeais vers la porte, mais avant de l’ouvrir, je faisais un dernier tour sur place en m’interrogeant.
- Est-ce que t’as des sentiments pour elle ?
- Puisque c’est fini entre nous, je ne vois pas pourquoi tu veux le savoir.
En lui coupant la parole, d’une voix colérique.
- Parce que je ne comprends pas comment tu peux sortir avec moi alors que ton cœur est pris par une autre !
Après un long silence, ses yeux s’allumèrent d’une méchante lueur.
- Je voulais… puis en ingurgitant sa salive, je voulais savoir si j’étais capable de trouver du plaisir avec une fille !
J’étais sur le point de ma pâmer, mais je ne savais pas comment mes jambes avaient pu me sauver d’une telle situation, jusqu’à me ramener chez moi. Si je pouvais résumer, elle représentait mon premier amour et je représentais sa pute, ou son cobaye sexuel. Je peux même en être fière. Grâce à moi, elle a eu les idées plus claires, et a avoué son amour à Ilhem. Et moi qu’est ce que j’ai eu en contre partie ? Absolument rien, que des pleurs, une tristesse et un début de dépression qui m’avaient hanté deux semaines entières.
Ce n’est qu’à partir d’un mois plus tard, que j’ai récupéré mon sourire grâce à l’aide de mes deux meilleures copines Cyrine et Nawras. Elles m’avaient beau supplié de les accompagner à l’étoile du Nord, et j’avais finalement accepté.
C’était un beau jour d’automne, vers 19h15. Elles me racontaient des blagues, des souvenirs drôles de leurs enfances, elles voulaient briser le mur de tristesse qui m’avait hanté.
- Écoute, on va te trouver une fille le plutôt possible ! s’écria Nawrass en riant.
Cyrine voulant la taquiner, intervint.
- Ben si tu commences à te chercher une pour toi tout d’abord ça serait mieux.
Je souriais sans participer à la conversation, et là Nawras continua.
- Qu’est ce que je fais, si je ne plais à aucune fille ? et en caressant ses cheveux, pourtant j’ai du succès avec les garçons.
En allumant une cigarette, je disais.
- Ben, il serait mieux peut être, que tu sortes avec un mec !
- Non, pour le moment je veux une fille ! dit-elle en suivant le derrière d’une fille qui venait de passer juste à côté.
En inhalant de la fumée, je disais d’une voix amère.
- Je crois que moi, aussi je vais me contenter des mecs.
Cyrine, fronça les sourcils et s’écria stupéfaite.
- Hey, t’es lesbienne ma chérie..
- J’ai eu ma dose avec le lesbianisme.
En mettant sa main sur la mienne.
- T’es juste tombée sur la mauvaise personne, et en traçant un adorable sourire sur ses lèvres, je suis certaine que beaucoup de filles rêvent de sortir avec toi. Regarde toi, t’es belle !
Puis en tournant la tête par hasard, son regard tomba sur Sahar assise au fond de la cafétéria avec une fille.
- Cette fille là-bas, a sûrement envie d’être ta copine.
Nawras, interféra pour m’encourager.
- Oui j’ai remarqué, qu’elle te matait discrètement depuis tout à l’heure.
Au moment, où je croisais son regard, Sahar me souriait puis en adressant la parole à Cyrine.
- J’étais méchante avec elle la dernière fois qu’on a parlé et…
Cyrnie, mit sa main sur mon épaule et m’encourageait.
- Va lui parler ! je serais vraiment contente, si elle serait ta copine ! elle est super gentille et douce !
Sous une bouffée d’encouragement, je me levai et je me dirigeai vers la table de Sahar. En me voyant, elle traça un large sourire et dit.
- Ah, je suis enfin heureuse de te voir ! j’ai entendu que t’avais rompu avec ta meuf, je suis vraiment désolée.
- Non, ce n’est rien ! dis-je d’une voix timide.
La fille, avec elle, me regardait d’un air craintif sans dire le moindre mot, puis en m’injectant d’un autre plus désagréable que le premier.
- Tu ne me présentes pas ton amie ?
Sahar, un peu hésitante, s’écria.
- Ah, excuse moi ma puce ! puis en me souriant, c’est Yasmine une amie à moi, et en tournant la tête vers la fille, c’est Yosra ma petite amie !

jeudi 13 mai 2010

Entre filles:épisode19: vengeance ou perfidie?

Publié par bella_ragatsa à 04:58 0 commentaires

Étiez-vous pris pour une fois de votre vie, en flagrant délit ? Si c’était le cas, vous pouvez comprendre ce que j’ai ressenti au moment où ma petite amie m’a surprise échangeant un long baiser avec sa rivale Sahar.
Pour la première fois de ma vie, je voyais la colère dans ses yeux qui s’intensifiait de plus en plus. Sahar, quant à elle semblait très calme, comme préparant sa défense et moi comme une gourde, je devenais pâle comme un coing au point d’oublier même ma langue maternelle et d’avoir des difficultés à faire sauter des phrases simples et signifiantes.
Je n’ai jamais eu peur comme c’était au présent cas. J’étais follement amoureuse d’elle, donc, vous pouvez comprendre que j’avais tellement la trouille qu’elle composa les mots magiques « c’est fini entre nous ».
Et comme le silence fut le maitre dans ce petit espace, pour quelques minutes, Amira décida de le briser en criant.
- Ben, continuez ! pourquoi vous vous êtes arrêtées ?
- Amira, ce n’est pas ce que tu crois ! m’écriai-je, en frissonnant.
Elle laissa un rire moqueur l’emporter puis continua.
- Oui, bien sûr, et en badinant, ses lèvres ont atterri par accident sur les tiennes, c’est ça ?
Là, Sahar intervint la voix un peu frustrée.
- Je m’excuse, je ne sais pas ce qui m’a pris…
Amira, lui coupa la parole agressivement.
- Tu l’as embrassé ? et en me jetant un regard sacripant, et donc elle est à toi ! et en me bornant d’un regard rancunier, moi, je ne veux plus d’elle !
Que c’était dur d’entendre ses phrases venimeuses, des phrases, aussi déchirantes que des coups de couteau. Une fois, qu’elle me le cracha en pleine figure sans pitié, elle quitta les WC.
- Amira, attends ! m’écriai-je, désespérément.
Mais elle ne s’arrêta point, et là, Sahar, s’approcha de moi et me tint par la main en disant.
- Je suis désolée ! je…
Mais comme j’étais au bout des nerfs, le cœur brisé, et l’esprit troublé je hurlai.
- Laisse-moi, ok ? et les larmes aux yeux, t’es contente maintenant ?
Et en me débarrassant de sa main.
- Ma copine m’en veut à mort à cause de toi.
- Je suis désolée, je ne voulais pas….
En m’efforçant à retenir mes pleurs.
- Et ben c’est trop retard maintenant.
Je l’avais prononcé dans un moment de désespoir et s’était avéré vrai. Une fois quittant les toilettes des filles, je cherchai du regard ma petite amie mais je ne la trouvai pas. En me voyant, Hikmet, me disait pour la première fois, d’un air sérieux.
- Qu’est ce que tu lui as fait ?
- Rien ! dis-je, en baissant les yeux de honte.
Soulayma, en allumant une cigarette, m’interpela.
- Je ne l’ai jamais vu aussi énervée qu’aujourd’hui.
- Et où est-elle allée ?
Hikmet, balançant sa natte, et suivant de regard une jolie fille pénétrant la cafétéria.
- Je ne sais pas ! elle est partie avec Ilhem.
Tout de suite après, je quittai la cafétéria en composant son numéro, mais je le trouvais injoignable et je décidai donc de rentrer chez moi.une fois à la maison, j’allumais mon pc, je la cherchai sur face book et sur MSN mais je ne la trouvais pas connectée. J’étais très désespérée et triste et pas prête psychologiquement à me faire larguer. Du coup, comme une folle amoureuse, je me dirigeais vers son appartement à 20h, comme dernière tentative de me faire pardonner pour ce baiser échangé qui m’a coûté cher.
En fait, je m’attendais à tout de sa part, qu’elle me cria dessus, qu’elle me dise mes quatre vérités qu’elle me tapa si elle le voulait mais pas à ce qu’elle m’a fait.
En m’ouvrant la porte, elle me regarda froidement et dit.
- Qu’est ce que tu veux ?
En souriant faiblement, je murmurai.
- Je veux qu’on parle.
Et là, j’entendais la voix d’Ilhem, à l’intérieur s’interrogeant.
- C’est qui ?
En tournant la tête, elle cria.
- Personne ! Puis en m’adressant la parole, bonne nuit !
Et sans me laisser proférer le moindre mot, elle claqua la porte.
- Amira ! ouvre cette putain de porte.
Sans l’ouvrir, elle cria.
- Va-t-en, je ne veux plus te voir.
Je restais un sacré bout de temps, devant l’appartement. Je l’appelais, je tapais à la porte en vain. Et voilà, pour moi, c’était sa façon pour m’informer que c’était fini entre nous officiellement.
C’était aussi l’époque où je j’étais devenue assez proche, de la fille mythique, Ines, la fameuse fille qui avait giflé son admiratrice Abdelmajid.
Une fois virée de chez ma copine, comme une chienne larguée par son maitre à cause d’une crotte qu’elle a laissée sur son lit, je décidai d’aller me bourrer, question de m’évader du monde réel et de la souffrance qui me déchirait.
C’était la première fois, où une telle pensée me traversa l’esprit et au fil du temps, c’était devenu rituel pour moi à la suite de chaque rupture sentimentale.
C’était dans un bar restaurent à deux pas de l’immeuble où j’habitais. 80% des clients furent des hommes, d’ailleurs, je n’ai pas pu échapper à leurs regards désireux d’ivrognes. Une fois assise seule, autour d’une table, je demandai une bière.
Mais je ne restais pas beaucoup de temps, toute seule. Au bout d’un quart d’heure, alors que je sirotai ma bière, amèrement, les yeux baissés et le regard fané, une voix féminine me parla.
- Oh, j’ai de la compagnie ce soir ?
En levant la tête, je voyais Ines, souriante, et très élégante dans un joli tailleur noir. En posant les mains sur la chaise en face de moi, elle parla.
- Tu attends quelqu’un ?
- Non ! dis-je, en traçant un faible sourire.
- Je peux m’asseoir alors ?
- Oui, oui bien sûr !
Une fois assise face à moi, l’odeur très agréable de son parfum me chatouilla les narines. Elle posa son sac à main sur la table et fit signe au serveur.
- Une bière s’il te plaît ! puis en croisant les bras, c’est la première fois que tu viennes ici ?
- Oui, tu peux dire ! dis-je en laissant un triste soupire sauter de mes lèvres.
Elle me suivait d’un agréable regard, puis dit.
- Tu t’es disputée avec ta copine, n’est ce pas ?
Un peu surprise, qu’elle l’ait deviné si vite je murmurai.
- Comment tu l’as su ?
Elle saisissait un paquet de cigarettes de son sac et continua en allumant une.
- Ines, sait toujours tout ! et en souriant, ne t’inquiète pas, au sein d’un couple les disputes sont nécessaires pour pimenter la relation.
J’eus un sourire amer et je répondis.
- Je ne crois pas ! et en vidant ma bière, je pense que c’est la fin de notre histoire.
Elle but un peu de sa bière et murmura.
- T’es nouvelle dans le domaine, n’est ce pas ?
- Nouvelle ?
- Oui, une nouvelle lesbienne ! s’écria-t-elle en riant.
- Comment tu sais tout ça ?
Elle remplit son verre et poursuivait d’un regard intelligent.
- Dès le moment qu’une fille décide de devenir lesbienne, c’est toujours moi la première à le découvrir. Et en rigolant, je suis CNN la communauté LGBT, je sais toujours tout.
Puis en dégageant de la fumée de ses narines.
- Il faut que tu saches une chose ma… et en me demandant, tu t’appelles comment déjà ?
- Yasmine !
- Enchantée ma belle ! et en souriant d’un certain orgueil, moi je suis assez connue dans la communauté, donc je suppose que t’as ta petite idée sur moi.
- Oui, bien sûr ! et en revenant au cœur du sujet, alors il faut que je sache quoi ?
En écrasant sa cigarette dans le cendrier.
- Ah, oui, voilà ! et en plongeant un regard séducteur dans le mien, que les relations de couple entre deux lesbiennes sont très compliqués et qu’une relation ne s’achève presque jamais entre elles, pas complètement en tout cas !
Et en riant.
- Moi, je suis sortie avec une ex trois fois, après notre rupture, et en me faisant un clin d’œil, tu trouves toujours une étincelle de l’amour que tu portes pour elle un peu cachée au fond de ton cœur.
Puis comme elle dévisageait encore la tristesse accablante sur ma frimousse.
- Dis moi avant tout si ça te gène pas, c’est qui ta meuf ?
- Je ne pense pas que tu la connais ! dis-je en souriant.
Elle éclata d’un rire qui sonnait faux.
- Alors là c’est grave ! et en croisant les bras, si je ne la connais pas, ce qu’elle est nécessairement une hétéro.
Je remuai la tête pour dire oui, et là, elle mit sa main sur la mienne et continua d’un ton sérieux.
- Je te conseille de l’oublier. Et en levant son regard sur moi, il y a deux choses extrêmes qu’une lesbienne ne devra pas faire si elle ne veut pas avoir le cœur brisé.
- Lesquels ?
Elle me regardait avec autant de confiance et continua.
- Jouer à l’hétéro et sortir avec une hétéro !
C’était un très bon conseil que je n’ai assimilé malheureusement qu’au fil des ans. Cette fille, fut comme une grande sœur pour moi, un peu la sœur protectrice, et aussi l’amie intime qui me consolait à chaque rupture.
Et comme je l’ai mentionné, ce restaurant bar, était devenu comme l’étoile du nord un espace où je trainai quotidiennement, tous les soirs avec ma nouvelle amie, le mythe.
Après trois jours de ma rupture avec Amira, et dans le même lieu, j’étais assise avec Ines, à la même table et à la même heure, mais cette fois-ci, une autre personne est venue nous joindre. C’était Ilhem. J’étais surprise à la voir mais contente en même temps.
- Ça alors ? qu’est ce que tu fais ici ?
Elle sourit, échangea une bise avec Ines et avec moi puis en tirant une chaise.
- Ben, c’est à toi de me répondre.
Ines, ria un petit moment et dit.
- Moi et Ilhem, on vient souvent ici pour boires quelques verres !et en la tapotant sur son épaule, mais ces jours-ci, elle est un peu confuse.
- Confuse ? pourquoi ? dis-je, en souriant.
Ines, caressa les cheveux blonds d’Ilhem et dit.
- Je lui dis ou je te laisse le plaisir de le faire ?
- Je préfère le dire moi-même ! et en levant sur moi un regard timide et émue, je suis un peu perdue, je croyais que c’était fini entre moi et elle.
Ines, rigolant intervint en me parlant.
- Tu te rappelles ce que je t’avais dit l’autre jour ! ce n’est jamais terminé entre deux lesbiennes.
- C’est qui ton ex ? m’écriai-je le cœur battant très fort.
Elle avala de l’air et dit d’une voix frustrée.
- Amira ! et en allumant une cigarette, elle m’a dit, il y a deux jours qu’elle a encore des sentiments pour moi… et d’un effort harassant, et hier, chez elle, on a fait l’amour !

mercredi 5 mai 2010

Entre filles: épisode18:baiser de consolation

Publié par bella_ragatsa à 06:02 0 commentaires

Je ne pense pas que surprendre sa mère en compagnie d’autre personne que ton père, soit une opportunité qui s’offre à tout le monde. Chacun souhaite le bonheur, des êtres les plus chers à ses yeux ; les deux êtres qui l’ont mis sur cette terre. Mais la définition de cette notion de bonheur, diffère d’une personne à une autre selon sa culture, sa société son ouverture d’esprit et les mœurs, dans lesquelles il s’imprègne dés son jeune âge.
Toutefois, les avis convergent le plus souvent, vers l’ile de cœur de l’enfance ; une enfance joyeuse et conviviale avec deux parents exceptionnels, qui avaient tout, pour un bonheur éternel. Ils étaient beaux, riches mais surtout deux cœurs animés par la force de l’amour passionnel, qui était rare et précieuse, un don divin pour les âmes pures.
Et voilà, qu’un élément majeur de puzzle de leur équilibre disparait et avec lequel, tout s’évapore aussi, l’amour devient un agréable souvenir lointain, leurs enfants, une preuve tangible de leur ancienne vie commune mais leurs beautés demeure toujours, présente, pour commencer une nouvelle vie.
Je n’avais aucune objection contre le fait que ma mère refait sa vie, mais par fierté, j’aurai aimé qu’elle choisisse une âme sœur convenable. Et selon moi bien sûr, l’âme sœur devrait avoir son âge, voir plus mais pas un jeune homme, de l’âge de mon grand frère.
C’était honteux. Et plus je voyais, Amira sourire en cachette, un sourire de moquerie, plus je sentais le sang circulant dans mes veines comme étant de l’essence prêt à s’allumer à n’importe quel moment.
Ma mère quant à elle ne semblait pas trop perturbée par ma vue. Cependant, elle déployait la carte de la mère, pour prendre sa part de revanche en me posant une multitude de questionnements sur les raisons pour lesquels je ne rentrai pas ces dernières semaines chez moi à Sousse.
- Ah ! te voilà, et moi qui croyais que t’étais trop débordée par tes études pour rentrer le weekend chez nous. Et en me dévorant d’un regard sévère, et ma princesse, passe son temps à trainer dans les cafétérias comme les filles nulles.
Ici, Amira, ne put retenir un rire si fort puis me dit d’une voix très basse.
- Elle a raison là-dessus.
- Ferme-la, tu veux ! dis-je, doucement, en l’injectant d’un regard furieux. Puis je croisais les bras et je contemplai son boyfriend, qui n’était pas mal du tout, un bel homme aux yeux verts et bien foutu, mon type de mecs si j’étais hétéro je suppose.
Comme elle remarquait mon regard déviant vers son petit ami, elle prit la parole et me dit fièrement en le tenant par le bras.
- Je te présente Ahmed, c’est un professeur de danse de salsa et de tango !
Il me sourit et dit de sa voix rauque.
- Enchanté, tu ressembles grave à ta mère.
- Je le sais, connard !
Enfin, je l’ai dit à moi-même, mais, avec mon sourire de boa, quand je devenais en colère, je murmurai.
- Moi, même !
Ma mère, qui ne me laissa guère le temps d’évacuer cette colère, encore coincée au fond de ma gorge, persistait.
- Alors ne t’as pas cours aujourd’hui ?
- La présence n’est pas obligatoire, et puis presque personne n’assiste aux cours, on les imprime à la photocopieuse
- Ah, c’est comme ça alors. Et en élevant sa voix devant tout le monde, ce weekend t’as intérêt à rentrer ! et en souriant, ta mamie est très en colère d’après toi. Et tu sais très bien comment elle devient lorsqu’elle devenait en fureur.
Pour vous expliquer, en deux mots, depuis le divorce de mes parents, l’autorité s’était transmise de mon père, à sa belle mère, par voie de cooptation traditionnelle. Même avant leur divorce, elle tenait ce pouvoir et aimait bien donner les ordres à tout le monde y compris mon père. Elle était, aussi du loin, un facteur responsable de ce divorce. Et ma mère, n’avait jamais le moindre contrôle sur nous.
On n’était pas trois enfants pour mon père, mais quatre avec ma mère, qui n’était point responsable et indépendante de sa vie. Elle se comportait même après avoir eu des enfants, comme une fille en pleine adolescence ; le fruit d’une vie de petite princesse, enfant gâtée d’une famille, très connue et anciennement faisant partie de la haute société, mais qui reste toutefois l’une des grandes familles bourgeoises à Sousse.
Et donc vous pouvez comprendre qu’elle n’était ma mère que sur mon acte de naissance, mais disons ma grande sœur dans la vie courante.
- Je ne peux pas rentrer ce weekend, j’ai un examen lundi et je préfère réviser dans mon appartement. Et en levant sur elle un regard rancunier, mais je pense qu’elle serait en colère si, elle saurait que tu sors avec un homme de l’âge de Mouhaned.
Elle se taisait un petit moment comme préparant le dossier de sa défense et reprit.
- Ton frère est au courant !
- Et il ne dit rien ?
En échangeant un agréable regard avec son copain, elle continua.
- Non, par contre il est content pour moi, parce qu’il ne souhaite que le bonheur de sa mère et ne réagit pas comme un gamin égoïste.
Furieuse, et ignorant les regards qui nous perçaient depuis un bout de temps, dans la cafétéria.
- Je ne suis pas égoïste, man ! tu peux sortir avec qui tu veux, mais pas avec un type qui a la moitié de ton âge.
Là, l’homme m’interpela et dit.
- Écoute moi, bien Yasmine, j’aime beaucoup ta mère et c’est sérieux entre nous deux…
Ma mère, lui coupa la parole, en me regardant nerveusement.
- Ce n’est pas la peine de t’expliquer Ahmed devant elle, je n’attends pas ta bénédiction pour sortir avec lui ! et en me pointant du doigt, je suis ta mère, et non ta fille pour me donner des ordres.
J’ingurgitais ma salive avec difficulté et je criai.
- Ben, au moins sors avec un homme de l’âge de mon père !
- L’âge de ton papa ? je veux pas sortir avec un homme me rappelant le grand perdant avec qui j’ai passé une vingtaine d’années, et en laissant un rire persiflant l’emporter, lui-même sort avec une jeune fille de ton âge alors cesse de me juger et de ma casser la tête !
Comme on faisait le centre du monde, dans la cafétéria, le propriétaire s’approcha de nous et dit d’une gentillesse plus proche d’une hostilité.
- S’il vous plait, soit vous vous assoyez autour d’une table, soit partez, vous bloquez l’entrée de la cafétéria et vous faites beaucoup de bruit.
Et voilà, on se faisait virer à l’amiable par le propriétaire de la cafétéria. Tout de suite après, ma mère tira son mec par la main et m’injecta d’un regard coléreux sans me dire le moindre mot et quelques secondes plus tard, je m’engouffrais avec les filles dans la bagnole et on se dirigea vers l’étoile du nord, pour changer d’air.
Tout au long de la route, Ilhem fut silencieuse comma ayant de la compassion pour moi, sans trouver les mots pour me calmer alors qu’Amira, super sympathique et raffinée, ne cessait de rire et de tourner la tête vers la fenêtre, pour éviter mon regard coléreux et une éventuelle dispute en cas où nos regards se croisaient.
Une fois dans la cafétéria, on trouva le reste de la bande de loosers de ma petite amie, qui ne semblait pas désolée pour moi, comme s’en moquant de ma colère et ma tristesse.
- Hey, les filles, cava ? s’écria Hikmet, en balançant sa natte. Puis se leva et faisait un grand câlin à Amira et dit, tu m’as manqué ma jolie !
- Toi aussi, connard ! et s’assit prés de lui et se mettait à jouer avec sa natte.
Je m’asseyais avec Ilhem face à eux, et Soulayma, en allumant une cigarette intervint.
- Alors vous avez changez d’avis ?
Amira, sourit arracha le bout de cigarette des lèvres de sa copine et dit en riant.
- Euh, oui tu peux dire, grâce à la mère de ma salope.
- Sa mère ? s’écria Hikmet en riant, qu’est ce qu’elle fait sur Tunis ?
Sans scrupule, Amira continua.
- Ben, elle se balade avec son petit ami, n’est ce pas ma puce ?
Ilhem intervint, pour la grogner.
- Ça suffit Amira !
Et comme j’étais aux bouts des nerfs, prête à exploser comme une bombe à n’importe quelle minute, je me levais sans la regarder, et je me dirigeais vers les toilettes des filles. Là-bas, je m’enfermais dans les chiottes, je m’assis sur la lunette, et je mettais à pleurer, silencieusement, des pleurs d’un cœur blessé et humilié.
Un petit quart d’heure après avoir lavé le visage d’une averse de larmes chaudes, j’ouvris la porte et je me dirigeais vers le lavabo pour me débarbouiller, en tournant la tête, par hasard, vers ma droite, je constatais que la fille qui se tenait debout prés de moi fut Sahar, la douce file qui voulait sortir avec moi, avant que ça devenait sérieux entre moi et Amira.
Elle me regarda d’un air soucieux et dit en me caressant le visage tendrement.
- T’as les yeux tous rouges ! et en levant sur moi un regard bienveillant. Ne me dis pas que c’est toi la fille qui était en train de pleurer en s’enfermant dans les chiottes.
Comme je ne disais rien, sans oser hocher la tête, car j’avais encore envie de pleurer, elle poursuivait en me caressant la joue.
- Cava, j’espère ! puis me donna une serviette et continua, arrête de pleurer s’il te plaît ! et en tenant mon visage entre ses mains, je ne supporte pas de voir une fille triste !
En traçant un faible sourire, je murmurai.
- Ok, c’est bon je ne pleurerai plus.
Elle dessina un sourire radieux et m’embrassa sur la joue tendrement et poursuivait de sa voix angélique.
- Tu sais que t’as un beau sourire ? puis par curiosité, j’espère que tout va bien, entre toi et ta meuf ?
En osant la regarder dans les yeux, je murmurai.
- Oui, tout vas bien, merci ! et d’une voix très basse, c’est un petit malentendu familial.
en laissant ses doigts très minces, effleurer mon visage d’une manière caressante elle murmura.
- Ça ira, tu verras !
- Oui je le sais ! dis-je sans la perdre de regard.
Elle me dévora d’un regard séduit puis tenait mon visage entre les mains et me colla un long baiser sur les lèvres. J’étais agréablement surprise, par ce baiser, au point d’en vouloir davantage. Et au moment où je cherchais moi, cette fois-ci ses lèvres, pour un nouveau baiser de consolation, mon regard tomba sur celui d’Amira, les bras croisés et le dos collé sur la porte des WC.
En levant sur moi un regard dédaigneux, elle s’écria.
- Elle embrasse bien, j’espère !

mercredi 28 avril 2010

Entre filles:épisode17: Telle mère telle fille

Publié par bella_ragatsa à 06:25 0 commentaires

C’est très beau pour être vrai, une telle invitation à l’improviste de la part d’Amira. Une envie qui émane d’elle, et non de moi. J’étais extrêmement surprise de sa déclaration, à ne plus pouvoir bouger de petit carreau du trottoir. Mes yeux, cherchaient un confort psychologique de mes nouvelles copines, mais elles étaient plus en train de consoler Abdelmajid, après la claque qu’elle a dégustée, avec un bon nombre de lesbiennes. Quant à Amira, le dos collé à la porte de sa voiture, elle tapotait nerveusement avec les doigts le capot et après un petit moment elle reprit.
- Alors tu viens ou pas ?
Mettez vous à ma place, vous feriez quoi en cas où votre copine te largue à un instant et revient un instant après te demander de faire une partie de jambes en l’air ?
Bon, c’est inutile de vous poser une question pareille, parce que c’est très rare de tomber sur une personne aussi détraquée et indécise comme ma meuf. Et aussi rare d’être si naïve et soumise comme moi, au point de jeter à la poubelle son dernier message de je ne veux plus de toi, et de courir vers elle, comme une gamine heureuse de la venue de sa mère à la fin de la journée pour la sauver des bras de la méchante nanny de la crèche.
J’aurai bien aimé avoir les couilles de dire non, c’est toi qui as mis terme à notre relation et donc tu assumes toute seule les conséquences. Mais bien sûr, je suis lâche, je suis sans personnalité, je suis sans dignité, je suis en deux mots Yasmine la fille qui croit tout ce qu’on lui dit et qui nage jour et nuit dans un ciel bleu de rêves d’une enfant de 2ans dans le corps d’une femme de 20ans.
Une fois à l’intérieur, elle déposa sa main sur ma cuisse et dit après avoir démarré la voiture.
- Tu m’as manqué !
Je la regardais, un long moment très émue et je repris comme si rien n’était.
- Moi aussi. Je n’ai pas arrêté de penser à toi hier soir.
Et voilà que la séquence romantique de notre soap opera prit fin lorsqu’elle reprit sa vraie nature.
- Tu t’es masturbée combien de fois, en pensant à moi, hier ?
Là, tout de suite, l’expression de déception gagna mon visage alors en dégageant sa main de ma cuisse d’un geste nerveux, je rajoute.
- Putain, Amira, tu ne peux pas être romantique pour une fois de ta vie !
Elle sourit et dit en me caressant les cheveux.
- Ce n’est pas moi qui ai inventé le jargon de sexe, et il n’y a rien de romantique dans l’acte sexuel à part les préliminaires ! puis en dépassant une voiture, ok alors je reformule, combien de fois ta main, a fait des mouvements de va-et-vient sur ta petite foufoune !
En m’accoudant sur la fenêtre, je criai furieuse.
- Ferme la, ok !
Elle ria, sans me dire le moindre mot puis s’arrêta au feu rouge. Et là une voiture X5 s’arrêta près de nous et le chauffeur, un bel homme aux yeux bleus sortit sa tête de la fenêtre et dit.
- Salut les filles !
Et comme Amira aimait bien se faire draguer, elle lui sourit et répondit.
- Salut, toi !
Ayant de la confiance, après sa réponse, il continua, en laissant un peu sa voiture nous devancer.
- Je vous invite, toi et ta copine à un café, si vous voulez bien.
- Oui, bien sûr !
Là, je la pinçai de sa jambe et je lui chuchotai.
- T’es folle ou quoi ? on ne connait pas le mec ! et voulant la grogner, arrête de te comporter comme une salope !
Elle sourit au mec puis me tourna la tête.
- On ne peut pas tout de même refuser l’invitation d’un bel homme conduisant une X5 ?
Au bout des nerfs, je criai.
- Ok, c’est bon arrête la voiture, je veux descendre.
Elle ria et dit en persiflant.
- Elle est déjà arrêtée.
Je lui jetai un dernier regard de rogne et je m’apprêtai à me lever alors elle m’attrapa si fort du bras et cria.
- Ok, ok ! puis regarda le mec et dit en souriant, désolée peut être une autre fois.
Le mec, un peu déçu, fit remonter son vitre fumé progressivement et répondit.
- Ce n’est pas grave, les filles !
Une fois le feu vert, l’X5 s’enfonça dans l’asphalte à toute vitesse. Elle me regarda de travers et dit.
- T’es contente maintenant ?
J’eus un petit rire sec et nerveux et je murmurai.
- Écoute, on est sensé passer du bon temps ensemble alors arrête de chercher toujours la petite bête !
Énervée, elle alluma une cigarette et dit.
- Tu fais ta jalouse parce que je voulais prendre un café avec un mec ?
- Ne commence pas s’il te plait !
Ce n’était que le début de son cinéma. Une bonne dose d’énervement qu’elle m’injecta avant de me filler une overdose dans son appartement.
- Fais comme chez toi ! me dit-t-elle, en enlevant sa veste et en se dirigeant vers le réfrigérateur.
Je fermai la porte derrière moi, et je m’installai tranquillement sur le canapé. Au bout d’une minute, elle vint vers moi et s’assit prés de moi en me donnant une bière.
- Non, je ne veux pas merci.
Elle sourit, ouvrit une canette et dit.
- Comme tu veux, je vais les boire toute seule.
D’un geste nerveux, je lui arrachai la canette et je criai.
- Mais putain, tu ne peux pas pour une fois m’embrasser sans avaler une seule goute d’alcool ?
En laissant sa langue, faire un petit tour dans sa bouche elle reprit sans me quitter de son regard.
- Je dois me saouler, pour faire comme si t’étais un mec !
Les poings serrés, je baissai la tête, et je murmurai d’une voix très basse.
- Pourquoi tu n’arrêtes pas toujours de me blesser ?
Elle vida la canette et ouvrit la deuxième, en me caressant les cheveux.
- Tu sais très bien que je ne suis pas lesbienne, mais je fais un énorme effort avec toi.
Et en laissant sa main atterrir sur mon ventre.
- Je n’aime pas la chatte ! qu’est ce que tu veux que je fasse ?
- Ok, c’est bon ! dis-je en faisant un bond.
Puis en saisissant ma veste.
- Je me demande toujours pourquoi je cède à tes caprices !
En s’accoudant, sensuellement sur un coussin elle dit en traçant un malin sourire.
- Parce que t’es amoureuse de moi.
- Et je pense que j’ai suffisamment payé pour ça ! dis-je en enfilant ma veste, brusquement.
Elle se leva, me contourna et dit en laissant ses doigts me caresser la joue.
- Je mouille, tu veux voir ? et en souriant, ou tu préfères partir ?
Je tins ses doigts entre les miennes et je dis, les yeux brulant de désir.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Quoi ? dit-t-elle en mettant mon pouce entre ses deux lèvres.
Et en laissant l’autre main descendre tout doucement sur mes fesses.
- Je veux te baiser.
En approchant ma tête de la sienne, jusqu’à ce que son haleine chaude me chatouille les lèvres.
- À un instant tu me dis que tu n’aimes pas la chatte et maintenant t’as envie de moi ?
Sa main glissa sous mon pull puis ses doigts se mirent à escalader mon ventre et finissaient sur ma poitrine. En m’arrachant un long baiser, elle introduisait l’autre main qui ne se perdit pas à trouver son chemin vers mes seins. Une fois palpant ma poitrine, d’une manière caressante. Elle me mordilla l’oreille et me chuchota.
- Dis-moi que tu brûles de désir comme moi.
En laissant mes jambes frotter les siennes, avidement, je murmurai en cherchant ses lèvres.
- J’ai envie de toi.
- Moi aussi ! murmura-t-elle, en épousant mes lèvres.
Puis sa main droite, dégringola, très rapidement ma poitrine et s’arrêta sur ma ceinture. Elle tenta de déboutonner mon jean, mais comme elle ne parvenait pas avec une seule main. L’autre vint la secourir. Une fois dégrafée, sa main droite coulissait dans ma culotte. Ici, elle ouvrit ses yeux et approcha son nez du mien en humant mes respirations qui s’accéléraient, d’un rythme extraordinaire.
- Tu mouilles !
- Oui ! dis-je en fermant les yeux.
Plus sa main dansait entre mes cuisses, plus je haletais. J’étais à deux doigts de jouir, pour la première fois, non seule. Et c’était différent, plus intense, chaleureux, exaltant de vivre le moment à deux, de croiser son regard au moment de l’atteinte d’un orgasme.
Mais malheureusement, je n’ai pas eu le plaisir d’accéder à ce plaisir en duo. Car au moment où je m’apprêtai à franchir le septième ciel, la porte s’écria. Comme quelqu’un qu’on vient de choper en train de commettre une bêtise, elle retira brusquement sa main, l’essuya sur mon jean, à le tacheter avec le jet de cyprine que j’ai secrété comme une fontaine.
Moi aussi de ma part, je boutonnai mon jean, en la suivant ouvrir la porte. Et ce n’est plus une surprise puisque 99%, de ses visites, furent d’une seule personne Ilhem, que j’ai détesté trop ce jour là puisqu’elle m’a privé de la jouissance.
C’était une fille qui avait le sens de l’observation, en excès même. En nous voyant toutes les deux transpirant, elle nous demanda.
- Vous étiez en train de baiser ou quoi ?
- Mais non ! dit Amira, en s’efforçant de rire, et en me regardant avec crainte, tu sais que les filles me dégoutent.
- Pas la peine de me le rappeler ! dit-elle en s’approchant de moi.
Puis ses yeux tombèrent sur la petite tâche blanche sur mon jean, malheureusement d’une couleur noir.
- C’est quoi ça ? s’interrogea-t-elle avec l’intention de mettre son doigt dessus.
- C’est rien ! c’est un peu de poussière, c’est tout.
- Ah ! d’accord ! puis en souriant, va le laver.
Et en adressant la parole à Amira.
- Il y a une nouvelle cafétéria, c’est un karaoké en même temps et tout le monde en parle.
- Ah, c’est cool. Et en criant pour que je l’entende, on va faire la fête ma chérie.
En essayant avec le savon et l’eau d’enlever la tâche, qui n’était ni blanche ni transparente.
- J’arrive !
En final, j’ai réussi à la rendre moins remarquable à l’œil nu, mais en fronçant les sourcils et en regardant minutieusement, elle était encore là, une preuve dénonçant notre petite partie de jambes en l’air.
Avant de monter dans la voiture d’Ilhem, qu’elle a volé cette fois-ci à sa mère, Elle s’est arrêtée pour passer un coup de fil à une amie. Pendant ce bref laps de temps, Amira laissa ses yeux fixés sur mon pantalon noir et dit en se moquant.
- Ah, c’est encore apparent !
- C’est grâce à toi ! dis-je en grinçant les dents, d’énervement.
Elle laissa un rire ricanant, sortir et dit.
- T’as une cyprine de bonne marque.
- Va te faire foutre ! dis-je en riant.
Avoir une dose d’énervement dans la voiture puis une tâche de merde me rappelant mon acte sexuel à vue de tout le monde, n’était pas au même pied d’égalité de ce que j’ai vu dans cette cafétéria karaoké.
Elle était à cinq kilomètres d’où habitait ma copine. Et il y avait beaucoup de monde dedans au point de rester debout un bon quart d’heure.
- Pfff ! on est venue pour rester debout ? grommelai-je. On ferait bien de partir.
Amira me tint par la main et dit.
- Patience ! et en pointant le doigt vers une table au fond, cette dame et le jeune homme, s’apprêtent à partir.
- Qui ? s’interrogea Ilhem.
Puis en suivant la dame.
- C’est son fils ? ou son petit ami ?
Amira, se mit à rire et badina.
- T’as déjà vu une mère prendre du café en tête à tête avec son fils ?
Et comme je manquais de vue, et que la dame et l’homme étaient assez loin, je ne parvenais pas à les regarder clairement.
- Je ne les vois pas bien.
- Mets tes lunettes !
- Je les ai oubliées chez moi.
Un grand sourire se traça sur les lèvres d’Amira qui s’écria.
- Ça y est, ils s’en vont ! allons-nous !
Elle me tint par le bras et me tira. En s’approchant de la table, mon regard croisa celui de cette femme, bras dessus, bras dessous, avec le jeune homme de 24ans à peine, amoureusement. Figée sur le sol de surprise, mon sourire disparût, et une huée sauta de mes lèvres.
- Maman ?!!
 

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