jeudi 18 février 2010

Entre filles:épisode4: Ma première

Publié par bella_ragatsa à 13:14 2 commentaires

Après la mésaventure que j’ai vécue, je décidai de me comporter en « adulte ». Adulte pour moi, fut de raisonner avec mon cerveau et non mon cul ! Je croyais que mes pulsions envers les filles, étaient passagères, le fruit d’un vide affectif qu’aucun mec n’a pu remplir, y compris, mon petit ami.
Je me suis dit aussi que je demandai peut être trop du sexe opposé, que j’étais exigeante et que peut être en étant plus tolérante, j’arriverai à négliger certains « critères » qui furent fondamentaux pour moi ; romantisme, câlins et non baiser sauvages avec la langue, parce que beaucoup de mecs confondent une personne câline à une personne performante au lit, etc. nous les filles, on aime les caresses, les bisous, survolant, et qui ne font pas un long escale sur un même endroit, un bisou, chatouillant et effleurant des parties bien sensibles. En deux mot, un bisou qui émane du cœur et non des lèvres. Je vous casse la tête, je sais, je suis bien contente de moi.
Bon revenons au cœur du sujet. Après m’avoir vu dans un sale état, Fahmi s’est changé à mon égard. Je ne sais pas comment il a interprété ma tristesse et mes pleurs ce jour là. L’important, que dès le lendemain, un autre aspect de sa personnalité se manifesta ; un coté « In » et branché. Après deux mois de relation, et des rancards exclusivement dans des cafétérias et des endroits publics, que pendant le jour, nos rencontres prennent une nouvelle direction , les boites de nuit, et des soirées d’anniversaire, dans des villas de gens aisés, et se prolongent dans la durée jusqu’à l’aube parfois. Le pire, ce que je prenais du plaisir à veiller jusqu’à des heures tardives, une manie, qui m’est collée comme une puce jusqu’à présent.
Il se disait peut être que vu le décalage d’âge entre nous deux, et le caractère classique et ennuyeux de nos rancards, je m’éloignais de lui et qu’il ne ressentait plus la flamme de mon amour et mon dévouement, mais sincèrement, je ne lui ai jamais montrée une lueur d’amour. Je ne faisais qu’accepter ses sentiments, passivement sans une contre partie sentimentale. Et le drôle, ce qu’il était tellement aveuglé par mon amour, qu’il trouvait toujours une réponse à mon silence lorsqu’il me posait la question classique « est ce que tu m’aimes ? ». Il interprétait mon sourire, comme étant un je t’aime timide, et la rougeur de mes joues parfois, comme un je t’aime passionnel plus une envie de câlin, mais cette rougeur était héréditaire dans ma famille, et me donnait toujours l’allure d’une gamine, ou d’un grand bébé.
En conclusion, je ne sortais plus avec l’homme trentenaire, corps et âme, mais avec un jeune homme de 23ans, dans ses tenues vestimentaires, et avec une telle sophistication dans son comportement. Sa stratégie était claire pour moi, se plonger dans la peau d’un jeune pour me récupérer. Mais ce n’était pas la bonne stratégie pour moi. Je préférai du loin l’homme raisonnable, calme, classique dans ses habits, et reflétant avec authenticité ce qu’il était vraiment.
Mais grâce à sa métamorphose, j’ai réalisé un grand pas vers le monde de lesbianisme. Enfin, j’ai connu la catégorie branchée et libertine des lesbiennes de la capitale.
Comme je le disais, on devenait des clients fidèles d’une des boites de Gammart, les plus connues. Il était un bon ami au propriétaire de la boite, et bien dorloté par les serveurs, qui nous gâtaient avec les bières et les bouteilles de vodka. C’est avec lui aussi, que j’ai bu de l’alcool pour la première fois, et c’était à la suite de son admirable discours, quand il m’a demandé de boire et que j’ai refusé. Il m’a dit, les yeux rouges d’ivresse « une femme sexy pour moi, c’est une femme qui boit et qui fume ! Une femme qui ne l’est pas, est une femme ennuyeuse, complexée qui a un grand problème, et qui a besoin d’une mise à jour pour être à la page ! ».
Nul ne peut rester bras croisés, suite à un telle déclaration provocante. Comme riposte, je prenais une canette de bière, je la renversai dans mon verre, puis d’un seul coup, le liquide trouva son chemin vers mon estomac. C’était fort, sec et amer, mais pour lui montrer que je n’étais pas ennuyeuse ni complexée, je me suis efforcée à boire une deuxième et une troisième bière.
Puis au fil des jours, ça devenait une sorte de concurrence entre nous deux, de qui pourra boire un maximum de bières sans sombrer dans une ivresse profonde. Avec la pratique, j’ai gagné le pari et je devenais miss ivrogne par excellence.
Après une période dite d’ « observation participante », j’eus ma petite idée sur la petite tribu, dans laquelle je me suis immergée. Il y avait toujours sept à dix personnes, qui venaient constamment à cette boite, et sans leur présence je sentais comme si quelque chose manquait au décor intérieur de la boite. Parmi ces férus de veille et de danse, quatre, en particulier, m’intéressaient. Une petite bande de filles fofolles, sexy et ultra « in », c’était d’ailleurs, ce petit clan féminin, qui animait la boite avec leurs cris et leurs danses sensuelles et provocatrices, dans des robes super courtes et dénudés, qui mettaient en valeur des silhouettes divines de mannequins.
Elles étaient toutes hyper belles, deux blondes, l’une vraie et l’autre une fausse, et deux brunes, et c’était l’une des brunes, spécialement, qui m’ensorcelait à fond. Elle avait des yeux noisettes, à croquer, et un sourire divin, irrésistible, et qui était d’ailleurs la plus active sur la piste de danse. Et comme j’adorai la mater discrètement, de plus près, j’emmenai mon petit ami, d’un geste sensuel avec le bras, un « copier coller », en imitant la manière dont ma brune, invitait ses copines à danser quand elle entendit un morceau « spunk », pour m’approcher d’elle, et flairer son parfum, qui me rendait de plus en plus sous le charme.
Je m’arrêtai toujours là où elle se trouvait sur la piste, et je mis à danser en ignorant Fahmi, qui comme un coincé, se contentait de bouger sa partie supérieure, tout en laissant sa partie inférieure figée. Quant à moi, en calculant mes mouvements, je faisais tout en sorte que mes pas soient les plus possiblement proches des siennes et que mon regard suit toujours la trajectoire de ses yeux.
Après des longues tentatives de drague à la con, en essayant de lui dire tacitement « hey ! Je suis là ma jolie, regarde moi », mes efforts finissent par fructifier, et la fille en question, se rendait compte de ma présence, et enregistra ma frimousse dans sa mémoire visuelle.
Ce retard est certainement dû à l’état d’ivresse dans lequel , elle nageait , tout le temps et qui diminuait ses capacités de concentration et de mémorisation. Mais ça allait à merveille pour moi, puisqu’en cas où ça dérape et qu’elle ne s’avérait pas homosexuelle, elle ne se rappellerait de rien le lendemain.
Une fois, après avoir gagné son amitié de regards affectifs lointains, elle faisait le pas, et se mit audacieusement entre moi et mon copain sur la piste de danse, m’enlaça le cou avec ses bras et se mit à se tripoter contre moi. Ses respirations se mélangèrent avec les miennes, son nez effleura par moment le mien, et son regard me perça profondément, un regard charnel et de désir incontrôlable, qui, sans la contrainte de mon petit copain, debout prés de moi, souriant, pour cacher son mécontentement d’être délaissé, me donna envie de gouter à ses lèvres.
Puis ce moment de séduction mutuelle, prit fin par un geste jaloux de mon petit ami, qui me tira, agressivement par le bras, et me chuchota pour que je puisse l’entendre.
- Hey ! danse avec moi !
La fille, d’une voix capricieuse et super douce, lui jeta un regard de travers, et répondit, en poussant son bras.
- Non, elle danse avec moi ! puis en souriant, n’est ce pas ? puis en me demandant, tu t’appelles comment ?
- Yasmin !
- Moi, Amira !
- Enchantée Amira ! dis-je, les yeux vacillant de joie.
Se sentant à l’écart, comme un petit garçon capricieux et égoïste, il me tint la main, fortement et en la poussant odieusement avec la paume de l’autre main, il disait.
- Hey ! c’est ma meuf !
J’intervenais ici, sous l’emprise du charme, en hurlant.
- Oh ! mais lâche-moi Fahmi !
Pour étouffer sa colère et réprimer sa peine, il nous laissa finalement et s’assit autour de notre table, en buvant les bières les une après les autres, sans nous manquer d’un regard inquisiteur et possessif comme pour me rappeler qu’il était encore présent et qu’il n’avait pas encore perdu la partie.
Amira, comme si elle prenait un plaisir fou à le faire chier, m’invitait à leur table, en me tenant par la main, elle me présenta à ses copines, en disant.
- Hey, les filles, je vous présente Yasmin !
L’une d’elle en sortant de la fumée de ses narines, tout en buvant une gorgée de sa bière.
- Ah ! ce n’est pas la meuf du ringard ?
Puis les deux autres filles se mirent à rire. Je me sentais embarrassée mais je ne proférai le moindre mot jusqu’à ce Amira intervint en les grognant.
- Arrêtez ! c’est comme ça que vous lui souhaitez la bienvenue ?
- Désolée ! disait la fausse blonde, qui m’a provoqué en premier puis en me faisant une œillade, ben, c’est parce que t’es belle, et que tu mérites un beau gosse !
L’autre brune la tapota doucement sur son épaule , en rigolant.
- Mais arrête de la taquiner !
- Je ne la taquine pas, c’est la vérité ! puis en me dévisageant d’un regard avide, tu sais que t’es belle ?
Amira, se mit à rire puis s’écria.
- Arrête ilhem, tu veux l’apeurer ou quoi ?
- Quoi ? je n’ai pas le droit de m’exprimer ! dit-elle en fixant son regard sur ma poitrine.
Puis, en toute confiance en soi, Ilhem, m’attrapa le bras, et me disait.
- Alors si ça te tente on pourra se voir à l’étoile du nord demain !
Amira, ne put tenir un rire persiflant, puis dit.
- Hey ! tu n’es pas en train de la draguer là ?
- Ben je l’invite à boire un café avec moi ! disait Ilhem, en plongeant son regard dans le mien.
Puis, l’autre blonde, participa à la petite conversation amusante en taquinant Amira.
- C’est peut être Amira qui désire la draguer !
- Ferme la salope ! cria Amira, un peu angoissée.
Les trois filles se mirent à rire, puis Ilhem, en me caressant la main, reprenait.
- Moi je suis au moins une vraie lesbienne ! puis d’un air sérieux, enregistre mon numéro !
Puis elle sortit son cellulaire, et là, Amira, un peu sur les nerfs, me parla.
- Excusez-les, s’il te plait, elles sont bourrées et ne savent plus quoi dire !
- Non, c’est rien !
Au fond de moi, j’aurai voulu que ce soit elle qui me demande mon numéro, elle qui me drague et me caresse la main , mais malheureusement pour moi c’était sa copine. C’est vrai qu’elle n’était pas aussi belle qu’Amira à mes yeux, mais elle avait du charme , même si j’aimais pas beaucoup les blondes.
Mais comme une première expérience lesbienne, l’idée m’excita à mourir. Par conséquent, on échangea nos numéros, et on fixa un rendez vous à l’étoile du Nord, un café, qui avait la réputation d’être l’endroit favori, de la communauté LGBT tunisienne de la capitale.
Comme gênée, Amira ne put cacher sa mine fâchée suite à l’échange de numéros, mais elle ne faisait rien pour manifester sa colère, elle se taisait, et retourna sur la piste de danse en tirant par la main l’autre blonde, une façon peut être pour tenter de dissiper son mécontentement. Toutefois, elle n’était pas prête à jeter l’éponge. Malgré qu’Ilhem fût mon premier rancard homosexuel, Amira était ma première et la fille avec qui j’ai fait l’amour.

lundi 25 janvier 2010

Entre filles:épisode3: Choisir son camp!

Publié par bella_ragatsa à 06:07 0 commentaires

Personne ne souhaiterait être à ma place ce jour-là ; personne ça c’est sur ! Suivre les moindres mouvements de ses lèvres voluptueuses et brillantes comme de l’or dans un fleuve. De l’or dans un fleuve ? Ça devrait être le résidu d’un documentaire que j’ai vu sur Voyage, non, non, plutôt comme des fraises bien lavées, et mises sur une belle assiette bien présentable attendant capricieusement d’être dévorées par une bouche affamée, échappant de la misère d’un cerveau t’efforçant à bouffer en permanence des bananes et des patates. Des bananes et des patates ? Pff, oubliez ce que je viens de vous dire. De toute façon, comme si ma langue était bloquée au fond de ma gorge, je ne faisais que clignoter mes yeux, et sourire naïvement comme un vilain gamin qui se faisait avoir.
Puis la vue de mon petit ami, en tournant la tête, me fit encore engloutir dans un silence angoissant.
Sentant la colère brulant son beau regard, elle se redressa puis me dit.
- T’as perdu la langue ?
Et l’arrivée de mon petit ami, le regard inquisiteur et curieux, l’obligea à partir en me jetant un dernier coup d’œil désagréable et sacripant.
Il reprit sa place et le regard noyé dans une tourmente de questions.
- Ce n’est pas la fille de l’autre fois ?
- Non ce n’est pas elle ! dis-je en évitant de le regarder.
En attrapant ma main sérieusement, et d’un ton furieux.
- Je ne suis pas un con Yasmine ! qu'est-ce qui se passe entre vous deux et pourquoi elle est venue à notre table puis en me voyant elle est partie ?
- Rien ! je t’assure rien !
- OK ! c’est bon ! puis en se mettant debout, lève-toi, je vais te ramener chez toi !
- Mais on vient d’arriver ! dis-je, intimidée, surtout que toutes les têtes nous contournaient.
Il me serra la main à la briser, et en m’apostrophant, en jouant le rôle du mâle dominant.
- Suis-moi !
Dans la voiture, il n’osa même pas me regarder. Il fumait comme un train un bout de cigarette, et au moment où il la gara en face de l’immeuble où j’habitais.
- Bonne journée !
Étonnée de la façon douce qu’il il a employée pour me dire dégage, je poussais la porte puis en sautant de la voiture.
- Merci Fahmi !
Il ferma ma porte puis me regarda à travers brièvement et disparait si vite avec sa bagnole dans les entrailles de la capitale.
Comme une gourde, je restai un long moment sur place contemplant les voitures et les quelques camions bouchant la circulation. Toutefois, je n’étais pas triste, au contraire, très ravie, qu’il m’ait finalement libéré, enfin momentanément, car Fahmi n’était pas du genre qui perdait l’espoir aussi facilement, mais quand il s’énerve il préfère s’isoler, c’est mieux que manifester sa colère en cassant la gueule de sa partenaire.
Une fois à l’intérieur de mon appartement, je me jetai sur mon lit, les bras sous ma tête, et les yeux fixés sur le plafond, imaginant la fille de tout à l’heure et ses belles lèvres, délicieuses. Après un long moment de méditation fanatique, je revenais à mon insignifiant monde réel camouflé par l’hypocrite personne que j’étais devenue.
Tout ce que je voulais, fut être moi-même, je voulais plus mentir, plus m’investir dans cette comédie idéaliste de la fille hétérosexuelle modèle.
Et pourquoi je ne serai pas moi-même pour une fois ? Excitée par l’idée enflammée d’un cœur ne battant que pour les filles, je pris finalement la décision, de franchir la porte d’homosexualité, d’adhérer sans honte à mon véritable camp, et pour s’inscrire officiellement dans ce monde spécial, il fallait avoir un compte sur Netlog ou Face book.
Comme première étape, il fallait choisir un pseudonyme original, un surnom qui reflétait convenablement la personne que tu es. Une fois le surnom choisi, il fallait aussi réfléchir bien sur la photo de profil à télécharger, une photo qui hurle solennellement que t’es lesbienne.
Ce que j’étais tellement heureuse, au moment où j’ai tapé intéressée par les femmes. Pour la première fois de ma vie, j’arrivai à m’identifier, à trouver un sens à ma vie. Un sentiment de sureté et de soulagement m’avait envahi comme de l’extase.
Une fois le compte « Sapho Lesbika », crée, et la photo du drapeau multicolore de la fierté gay, choisie comme photo de profile, je me suis lancée dans la course de ce monde jusqu’ici ténébreux pour moi.
Comme j’étais nouvelle sur mon compte face book homosexuel, j’ai commencé à distribuer les demandes d’amitié un peu partout.
Que c’était aisé à mes yeux de le faire, en tapant dans la case rechercher le mot lesbienne, gouine, belle fille aimant les filles, et que ma joie était tellement immense de voir s’afficher des centaines de profiles où les mots clefs que j’ai employés apparurent.
Je me sentais une autre Yasmine, nouvellement née. Tout ce qu’il me restait à faire c’était sélectionner les comptes qui me paraissaient intéressants et attractifs. Et je me suis mise à ajouter tout profile affichant la photo d’une belle fille.
A l’instant où en bas de l’écran de ma page de Face book, un tout minuscule préambule rouge apparut pour m’annoncer que l’un des comptes que je venais d’ajouter, accepta mon amitié. Mon cœur se fit ébranlé par un tonnerre de joie et d’excitation.
Directement sans réfléchir mille fois, je cliquai sur son lien et je lui tapai un court message pour la remercier de m’avoir ajouté. Le temps, que je faisais un petit tour sur son profile, en examinant ses belles photos, sexy, je me suis dit qu’une telle beauté, sans le moindre défaut, ne serait intéressée par une fille, qui n’est pas extrêmement belle comme elle.
J’étais sur le point de décourager, lorsque « lesbienne Tahfouna barcha » me répondit finalement. Elle me demanda illico mon adresse MSN. Emportée par la joie, je lui filai mon MSN officiel
Une fois connectée, elle m’envoya une émoticône d’homme baisant sauvagement une fille. Et puis l’image de son profile, me dévoila le corps nu d’une belle femme.
Perturbée et frustrée, qu’elle s’exhibe de cette manière à une personne qu’elle connaissait à peine je tapai, gentiment.
- Pourquoi tu te montres nue ? On se connait à peine.
Elle me répondit rapidement.
- T’es pas lesbienne ?
- Si je le suis !
- Alors pourquoi tu me poses cette question ?
Puis elle m’envoya une invitation pour que j’ouvre ma caméra et me disait.
- Je veux te voir !
Naïvement, j’acceptai de démarrer ma caméra puis une fois en marche.
- T’es super belle !
Timide de recevoir un premier compliment de la part d’une fille, je souris et je disais.
- Je veux te voir aussi !
- OK !
Puis elle mit sa caméra en marche. Au début, je ne vis rien puis, dans une chambre légèrement éclairée, je vis un petit organe long, rougeâtre, et en enfonçant mes yeux sur l’écran, je constatai finalement que c’était un pénis en érection, se redressant de la braguette d’un gars qui s’ébranlait devant moi, en me montrant que sa partie inférieure.
Honteuse, dégoutée par cette vue exclusive d’une scène de masturbation masculine pornographique. Je coupai ma caméra, et la sienne et au moment où je cliquai sur le bouton droit cherchant l’icône supprimer pour effacer ce pervers de ma liste, il m’envoya un message désagréable manifestant sa colère de l’avoir interrompu en plein fantasme.
- Salope pourquoi t’as coupé la caméra ?
Sans prendre la peine de répondre et de participer à son sale jeu de crapule, d’un geste de répugnance, je le supprimai. J’étais choquée, écœurée, tellement intimidée par ma naïveté, que je décidai d’éteindre l’ordinateur, la lampe et de glisser sous la couette, pour dormir et tenter d’oublier la mésaventure honteuse qui m’était arrivée.
Vers 17heures, je me réveillai, et l’image du gars redressant son pénis ne put s’effacer de mon esprit. J’étais extrêmement dégoutée, et je regrettai dans un moment de détresse d’avoir créer un compte de lesbienne sur Face book.
Je me levai, et je décidai de me préparer un bon café chaud, question de me détendre et d’avoir les idées plus claires. Une fois préparé, je m’endossais dans mon lit et j’allumais l’ordinateur. Comme je l’ai éteint brusquement sans fermer les fenêtres que j’ai ouvertes tout à l’heure.
La page de Face Book s’ouvrit automatiquement, et je vis une dizaine de demande d’ajout à ma liste.
Par curiosité, je consultai ces demandes d’amitié, et d’un geste rancunier colérique, je mis à ignorer les demandes, jusqu’à m’arrêter sur une demande de provenance d’un compte d’homme, qui n’utilisait pas un pseudonyme, mais son vrai nom et mettait sa photo.
Rassurée et curieuse qu’il fit une demande d’ajout à une fille qui affichait clairement qu’elle était lesbienne, je l’acceptai. Et en une fraction de seconde, cet homme me parlait sur le chat de Face Book.
- Salut ! il me tapa en m’envoyant une émoticône qui sourit.
En buvant un peu de mon café, je tapai.
- Salut !
Et puis il resta un long moment tapant un paragraphe, qui s’affichait sur ma page cinq minutes plus tard pour me dire, que c’est honteux et déshonorant à l’égard de ma famille, de suivre la voie de perversion, que j’étais , en quelque sorte, malade, et que j’aurai besoin de l’aide d’un psychiatre sinon lui , il était bénévole pour jouer ce rôle, soi-disant par bonté de cœur, pour que je reprenne mon identité sexuelle.
Il me disait aussi que Dieu est miséricordieux, comme si je ne le savais pas, et que l’homosexualité est un péché suprême contre l’ordre établi par Dieu ; que le Coran la condamnait et que l’enfer m’attendait en cas où je ne suivis pas la voie de la raison, en épousant un homme et fondant une famille, comme le tout puissant le souhaitait.
Ne pouvant plus de ces montées de tensions, les pleurs couvrirent mes yeux et je fermai l’ordinateur et puis je m’éclatai en sanglot en essayant d’étouffer mes larmes sur mon oreiller.
Quelques minutes plus tard, la porte de mon appartement cria, et la vue de Fahmi debout, souriant tendrement et tenant une rose, me fit craquer encore plus alors je me jetai dans ses bras. En me serrant chaleureusement dans ses bras, il disait naïvement.
- Je suis désolée ma puce ! j’aurai pas dû me comporter aussi sévèrement avec toi ! j’étais jaloux et énervé, car je sentais que tu me négliges ?
Et en collant une bise sur mon front.
- Je te jure bébé, je ne te ferai plus de peine !

dimanche 20 décembre 2009

Entre filles:épisode2: Refuser ce qu'on est

Publié par bella_ragatsa à 06:14 0 commentaires

Ma situation familiale, délicate ne m’a pas suffisamment torturé comme la vraie torture qui m’a causé, mon refus de ce que je suis. Refuser d’admettre que j’étais homosexuelle, refuser d’avoir les yeux toujours, en quête d’une femelle, dans la rue, à la faculté, dans les cafétérias, les centres commerciaux, refuser de rêver tout le temps et de fantasmer sur des femmes.
À une époque, je pensais que c’était juste l’objet d’un fantasme, cette fixation mentale irraisonnée, pour assouvir une pulsion sexuelle, juste pour déguster l’interdit. Mais je me disais aussi que c’était tout à fait naturel de souhaiter de briser la censure sociale et religieuse à certains moments de notre vie ; de vouloir se rebeller, se défouler, juste pour se sentir libre, sentir humain, et non-esclave de toute une mentalité.
Mais que dire d’un fantasme qui ne s’éteignait jamais, et qui devenait de plus en plus intense et persistant, cette pulsion sexuelle, qui te dominait l’esprit et qui ne te laissait te concentrer, à chaque fois que je mets un cahier ou une polycopie sur les jambes, portant sur l’anatomie du corps féminin.
Cette excitation sexuelle, qui s’appointe aux vestiaires, de l’hôpital, quand je regardais des femmes médecins, des infirmières et même des collègues se changeaient, devant moi. Je baisse toujours la tête, en disant que c’est mal sain, de les percer de regard, mais malgré moi, les yeux se levèrent et dévorèrent chaque beauté dévoilée du corps de la femme, bien sculpté, bien fait, sans le moindre défaut, ce corps, qu’on prenait du plaisir à le découvrir chaque fois qu’on le voyait comme un cadeau.
Comme j’étudiais la médecine, j’étais consciente de l’impossibilité de ma guérison qu’il n’existait aucun remède pour ma sexualité ; qu’il était inutile de suivre un traitement psychologique ou autre pour repousser ces tentations incontrôlables, ces tentations qui s’aggravaient de plus en plus. Il m’arrivait même de vouloir sauter une fille, une fille qui me plaisait surtout lorsque je me trouvais seule avec une inconnue, sur l’ascenseur de l’immeuble où j’habitais à une heure tardive le soir, après avoir bu quelques verres gratuitement dans le restaurant où je chantai les weekends.
Et je ne sais pas comment je pouvais me retenir, c’est peut être le fait d’être femme, me fait revenir à la raison, car un homme à ma place, sous la colonisation d’une poussée de testostérone, ne tarderait pas une seconde à le faire.
Mais comme toute homosexuelle refusant son identité sexuelle, je votai pour la solution typique qu’on te conseillerait sans réfléchir ; « sortir avec le sexe opposé », pour essayer de s’auto guérir, d’être sur la bonne voie.
Pour se faire, à mes 20ans, c’était d’ailleurs, lors de ma première année en faculté, je décidai de sortir avec un gars, c’était le propriétaire de la buvette de la faculté. Un mec bien, poli, très gentil, qui ne cessait de me gâter en m’offrant toujours un plus, à ma commande ; une tablette de chocolat, une canette de soda, un croissant bien chaud, lorsque je descendais le matin à sa buvette et une bouteille d’eau lors du déjeuner.
C’était un type formidable, qui a la trentaine, bien foutu, et qui n’hésitait pas à manifester son dévouement pour moi, à chaque fois que je pénétrai sa petite buvette du rez- de- chaussée. D’ailleurs, toute la faculté était au courant pour la « love story » qui s’est imposée malgré moi, et j’ai fini par sortir avec lui ; après tout, je me disais que je ne perdais rien d’essayer avec lui, voir si avec lui une étincelle d’intérêt pour les hommes pourrait naître.
C’était un mec très généreux avec moi, qui m’emmenait toujours aux cafétérias et aux restaurants les plus branchés et les plus chers ; je ne sais pas s’il faisait ça uniquement par amour où il l’était par nature. Mais surtout, on se voyait dans une cafétéria, bien connue le Jasmin ; il me disait qu’il aimait bien l’endroit puisqu’il portait mon nom et qu’il aimait la qualité de service dedans.
Je prenais toujours un cocktail, et lui un café crème. Il était bavard, enfin, trop pour moi, c’est peut-être la conséquence d’être amoureux, qui le poussait à parler tout le temps, à vouloir s’exprimer sans cesse avec sa bien aimée.
Plus il prenait du plaisir à papoter plus je me taisais. Fahmi, avait tout dont rêvait une fille, un grand cœur, et du fric, il n’était même pas mal physiquement, quoi que je n’aimais pas trop son nez bien droit, ni le parfum qu’il mettait.
J’étais souvent présente avec lui physiquement, mais quasi absente mentalement, en buvant mon cocktail de fruit, je voyais toujours ses lèvres se remuer et ses mains, très activement mouvementées, puisqu’il parlait trop avec les mains. Et les yeux toujours, en quête d’une silhouette féminine, jusqu’au jour où mes yeux tombèrent sur une belle fille, assise toute seule, sans compagnon, autour de la table, juste avant la nôtre, et ça tombait bien puisqu’elle se trouvait sur le champ de ma vision. Elle avait mon âge, enfin, c’est ce qui me reflétait son corps et les traits de son visage, bien rond, ainsi que la lueur émanant de son regard.
Et je prenais un plaisir fou à la mater, et à suivre ses moindres gestes, jusqu’à ce que mon compagnon remarque ma divagation.
- Yasmine !
- Oui, je marmottai, frustrée, comme quelqu’un qu’on a surpris en train de faire une bêtise.
Il me dévora d’un regard, inquiet, puis continua.
- Tu me donnes l’impression parfois que je parle tout seul !
- Non, non, je te suis ! dis-je en traçant, un faux sourire.
En croisant les bras, il ajouta de sa voix grave.
- Alors de quoi je te parlai ?
C’était la question qui tue, dont j’ignorai la réponse ; la question piège qui m’a fait avoir.
- Euh, tu me parlais du foot ?
- Non ! puis en allumant une cigarette, je te parlai de ma mère !
- Ah, oui, de ta mère ! puis en mettant ma main sur la sienne, tout en s’efforçant de rire, je voulais te taquiner c’est tout !
Il retira sa main doucement, et d’une voix furieuse.
- Je ne suis pas un con Yasmine ! tu ne me suis jamais quand je te parle ! y-a-t-il un sujet qui te préoccupe ces jours-ci ?
En fuyant son regard sévère, je répondis.
- Non, non il y a rien je t’assure !
- Alors pourquoi je te sens souvent dans un autre monde ?
Puis la fille se mettait debout et passait près de moi. Son parfum, me drogua les narines, et sans me rendre compte, je tournai la tête, et je la suivis du regard jusqu’à ce qu’elle disparaît au milieu de la cafétéria.
- Tu la connais ?
- Pardon ! je murmurai, en rencontrant son regard.
- La fille, qui vient de passer !
- Non, non ! c’est la première fois que je la vois !
- Elle te plait ? me lança-t-il directement, d’une voix perturbée.
- Quoi ? t’es fou ?
Il ma regarda minutieusement, un long moment puis reprit calmement.
- Il y a pas de mal à ce qu’une fille te plaise ! je sais que c’est courant chez les filles ?
- Quoi ? Qu'est-ce qui est courant chez les filles ? m’écriai-je en sentant mes battements de cœurs s’accélérer progressivement.
- Ben, de trouver une fille jolie et de la regarder d’un air séduit !
- Non, elle ne me plaît pas ! c’est juste l’odeur de son parfum qui m’a plu !
Il éclata de rire, et en voulant me taquiner il disait.
- Et l’odeur de mon parfum ne te plaît pas ?
Et comme, je ne savais pas mentir, ni répondre d’une façon diplomate, je me taisais tout en attrapant la paille et en faisant semblant de boire le reste de mon cocktail.
Son rire cessa petit à petit, et l’éclat de son sourire disparaissait. Je le sentais, un peu embarrassé, mais je ne faisais rien pour le mettre bien à l’aise.
Le lendemain, il changea de parfum ; qui sentait bon. Et on se voyait comme d’habitude dans la même cafétéria, l’après-midi. Il me parlait de tout et de rien, et moi comme d’habitude, je cherchai la fille de l’autre jour, et je finis par la trouver. Cette fois-ci elle s’assit, avec une amie à elle, autour de la table, juste à côté de la nôtre. Et je me trouvais obligée, de tourner la tête chaque fois où je voulais lui jeter un regard.
Et soudainement, en tournant la tête, elle leva la face, et nos regards se croisèrent. Tout de suite après, comme électrocutée, je changeai de direction et je mettais à regarder Fahmi, en faisant semblant de suivre ses histoires.
Mais l’envie de la regarder à nouveau me joua des tours, et sans pouvoir me contrôler, en profitant de l’arrivée du garçon, je tournai la tête vers elle.
Comme si elle ne s’attendait qu’à ça, elle regarda dans ma direction, et en rencontrant mes yeux, elle me souriait, un joli sourire, un sourire qui eut de l’effet sur moi.
Le cœur, battant et les joues toutes rouges, je lui souris, puis je baissais la tête, et d’une voix à peine entendue je remercie le serveur, qui posa doucement le cocktail devant moi.
En dégustant à peine son café, Fahmi, bâillait pour la sixième fois, puis en se levant les yeux, très fatigués.
- Je vais me débarbouiller mon poussin, je ne sais pourquoi je bâille tout le temps !
- Tu manques peut-être de sommeil !
- Oui, c’est probable ! dit-il en se levant, puis en me faisant une œillade, je reviens dans deux minutes !
- OK ! dis-je entre les dents.
C’était mon occasion pour regarder largement la fille, inconnue. À peine parti, et en voulant tourner la tête vers la table juste à côté, la fille, se mit debout, je la suivis du coin de l’œil, en pensant qu’elle allait vers les toilettes des femmes, mais à ma surprise, elle se dirigea vers moi, très sure d’elle.
Elle s’arrêta face à moi, et en posant sa main sur la chaise de Fahmi, elle parla, d’une voix douce.
- Salut !
- Salut ! dis-je en ingurgitant avec difficulté ma salive.
En me regardant bizarrement un long moment, elle me demanda.
- On se connaît ?

jeudi 26 novembre 2009

Entre filles:épisode1: Toute une philosophie

Publié par bella_ragatsa à 04:37 0 commentaires

Que c’est beau lorsqu’on est en couple ; lorsqu’on se réveille le matin et qu’on dorme le soir sur la voix de celui ou celle qu’on aime ; que c’est beau aussi de se sentir, possédée par quelqu’un, avoir le cœur toujours battant, et les nerfs toujours tendus, de se bagarrer avec notre bien aimé.
Je trouve que ça un gout spécial d’être traitée de tous les noms par le partenaire ; une pute qui s’envole, poufiasse pétasse, ses petites filles dérivées qui l’accompagnent quand on le contrarie.
Finalement, l’amour n’est pas si mal, il est surement, accompagné par des hauts et des bas, mais c’est ça qui le pimente qui le rend aussi spécial et unique.
C’est de toute façon mieux, que passer des heures et des heures, les fesses collées sur une chaise et les yeux accrochés sur l’écran d’un maudit PC, causant des cernes infinis et des maux de tête à longueur de la journée. Tout ça, pour se toucher et mater un porno de merde, conçu pour un public exclusivement masculin, où il n’y a que des grands plans de cul sans la moindre romance ou sensualité pour la plupart.
Mais bon, je ne regardais pas des pornos pour hétéro, mais ceux pour lesbiennes, où des filles se léchaient, se caressaient et se frottaient ; toute fois, même cette catégorie de porno, était finalement sous la colonisation d’un public masculin ; où des séquences de pénétration étaient toujours présentes, des doigts, qui foncent ; des joujoux sexuels de tout genre, et même parfois, un vrai pénis, avec un vrai acteur masculin, qui venait vers la fin, comme une star pour faire jouir les filles ; comme ci les filles ne pouvaient se satisfaire , sans un homme, mais je vous assure qu’elles étaient capables d’avoir des orgasmes sans recourir à l’autre sexe.
Mais pourquoi je vous casse la tête, en parlant de sexe ? Vous allez surement, croire que je suis une obsédée de sexe, qui n’a qu’un cul à la place de cerveau et que c’est mal poli de parler de sexe surtout quand on est une fille, dans un environnement protecteur , arabe et musulman où les filles, doivent toujours donner l’exemple de la pudeur , de la timidité de la bonne éducation , refléter l’image de marque « de la famille ». Un mec, par contre il a le droit de tout faire, il a le feu vert puisque c’est un HOMME ; c’est comme ça que fonctionnent les mentalités chez nous.
Il y a toujours l’obstacle de la maudite virginité, on nait et on nous hante dès notre jeune âge par ce mythe ; une fille qui perd sa virginité, est une pute, une fille qui déshonore ses parents, qui salit le nom de famille et qui n’est pas digne d’être leur fille et risque par la suite d’être rejetée, et durement punie et humiliée par son entourage.
Du coup, on n’a pas le droit de baiser et de découvrir sa sexualité. Le résultat, des filles en manque constamment, qui recourent à la masturbation pour satisfaire la bête de sexe, tout en matant un porno, ou en fermant les yeux , tout en s’imaginant avec la personne qui nous séduit dans la vie, l’objet de nos fantasmes.
Mais, depuis quelques années, les mentalités commencent à changer, les filles à se libérer de plus en plus, et l’appétit sexuel à se développer de plus en plus aussi. Cependant, la virginité, comme la peur de la mort, reste à jamais coincée dans leurs esprits du coup beaucoup de nanas, qui aiment la bite, mais, qui font partie de bonne famille, recourent à des filles pour baiser (ce n’est pas une généralisation, mais un bon nombre de fille hétéros) par ce qu’il y a des filles aussi, qui couchent avec des mecs, leurs petits amis, « leur amour de vie » mais font l’amour à la lesbienne, sans pénétration ; mais il y a aussi des filles qui s’en foutent pas mal de la virginité et qui font des rapports complets et ne se privent de rien ; chapeau bas pour leur courage et leur audace.
Mais pour la première catégorie de ces filles, qui aiment les mecs, mais qui couchent avec des filles juste pour le sexe, c’était la roue de secours pour des lesbiennes, en manque, et en quête permanente, d’un éventuel amour, mais baiser de temps en temps avec des hétéros chaudes en manque aussi, ce n’était pas si mal, ce sont des filles en fin de compte, qu’elles soit homos ,hétéros ou même bi , elles restent toujours bonnes au lit.
Ma première était d’ailleurs une hétéro, ma deuxième aussi, ma troisième une hétéro qui s’est convertie en lesbienne avec moi, mais avant de vous raconter mes histoires d’amour ; il est temps que je me présente, au lieu de vous casser la tête avec ma petite introduction à deux balles.
Je m’appelle Yasmine, en français et pour les branchés « Jasmine », déjà l’une des filles avec qui je suis sortie il y a quelques années n’aimait pas l’Y et le substituait toujours par le J’ ; elle trouvait que Jasmine, sonnait mieux que Yasmine, que c’était plus sexy et plus féminin, bon à chacun sa philosophie et sa façon de penser finalement.
J’ai 25ans, encore une étudiante dans la faculté de médecine de Tunis. Heureusement, rémunérée, en tant que interne à l’hôpital de Charles Nicole, un petit salaire de 500dinars, n’était pas si mal après des années de souffrance et de torture avec des centaines de pages de matières telles que la biochimie, l’anatomie, l’embryologie, la biologie du développement et de la reproduction et bien d’autres matières similaires qu’il fallait apprendre par cœur, si on voulait avoir des bonnes moyennes, mais je n’ai jamais réussi à aller au-delà de 12de moyenne, tout au long de mon cursus.
Mais bien avant d’être rémunérée par l’hôpital, j’étais déjà indépendante financièrement, grâce aux petits concerts que je réalisais dans des petits restaurants moins connus, mais il m’arrivait aussi de chanter dans des hôtels, lors des saints valentins et des réveillons. J’avais une belle voix, douce et aiguë en même temps, et je ne chantais que des morceaux en français ou en anglais.
Je participais souvent avec des copines à des karaokés, et un jour en chantant i drove all night de Céline Dion, un monsieur, qui était assis autour de la table juste en face de nous, m’applaudissait et se mit à me complimenter et me proposa par la suite de chanter dans son restaurant de Manar.
Au début, je croyais que c’était un coup de drague, mais il s’avérait que le monsieur était sérieux dans sa proposition et qu’il était vraiment le propriétaire du restaurant.
Du coup, dès mes 20ans, je chantais presque une soirée par semaine, souvent les weekends, et je prenais deux billets de 30dinars, à la fin de chaque concert sous une pluie d’applaudissement d’un vieux public d’hommes d’affaires sortant avec des femmes de l’âge de leurs filles.
Bien sûr mes parents, ne savaient pas pour mon petit job d’argent de poche, et le plus drôle qu’ils ne s’interrogeaient pas du tout pourquoi je ne leur demande jamais de me donner de l’argent. Par contre, lorsque mon père me donna du fric, je ne refuserai jamais de les prendre, qui n’aimait pas de toute façon recevoir du pognon ?
Mais bon, j’étais chanceuse puisque j’avais deux parents qui me donnaient de l’argent de poche et non un seul, ils avaient divorcé dès mes 19ans. Après une longue romance de 25ans, et des hauts et des bas, ma mère, qui me parlait toujours d’amour et qui me racontait ses coups de cœur avec papa, décida finalement de le divorcer, dés que notre petite société d’import et export fait banque route ; c’était le petit héritage de sa famille, et par mauvaise gestion , et des dépenses de fanfare et des mauvaises habitudes de nouveau richissime mon père, finit par nous ruiner, et même l’unique demeure qu’on avait, à Kantaoui, qui avait une vue sur la mer et comportait une piscine, entourée de gazons sans parler de l’intérieur de la villa, joliment et luxueusement décoré, on finit par la vendre , vu que mon père était à l’époque endetté jusqu’aux yeux.
Ma mère, ne supportant pas de se retrouver dans la rue, avec l’homme qu’elle a épousé sans l’accord de ses parents, décida finalement de mettre fin à leur mariage, et de le renvoyer une fois pour toutes de sa vie, tout en se jetant dans les bras sécurisants, de sa famille bourgeoise de Sousse. Et mon père, reprenait un petit boulot de comptable chez l’un de ses amis riches, qu’il a connu lorsqu’il était à l’apogée de l’opulence et récupérait la vieille villa, de ses parents décédés qui devenaient son lieu de résidence officiel ; le mien d’ailleurs et celui de mon grand frère et de ma petite sœur.
Mais parfois, pour changer de rythme de vie et s’échapper de la routine, et surtout quand quelqu’un d’entre nous se disputait avec notre père, on passait des jours chez notre mère, mais ça aussi a un prix, car on est souvent obligé d’être sous la haute surveillance d’une mamie autoritaire, bourgeoise, qui ne supportait le désordre, les habitudes méprisables comme elle les appelait de la peuplasse ou les sorties nocturnes et qui ne cessait de jouer le rôle de policier avec chacun qui séjournait chez elle, en fait cela aussi s’appliquait sur ma mère qui était toujours soumise au même régime dictateur de l’ancienne école.

mercredi 25 novembre 2009

pas écrivaine ici looooooooooool

Publié par bella_ragatsa à 07:11 0 commentaires

ben c'est un blog conçu pour les histoires de filles lol:p , une saga serait lancée bientôt ici, elle abordera la vie SEXUELLE et sentimentale des lesbiennes et bisexuelles en Tunisie, en se référant bien sûr sur des histoires vraies d'amies, qui étaient d'accord mais bien sûr avec ma touche personnelle d'imagination et d'humeur:p( ça serait une série merdique, médiocre , obscène et surtout pas à lire pour ceux qui cherchent la morale:ppp.
Donc Tunisie blogs ne m'ajoutez pas,))) , les mecs s'abstenir(mdr)et les filles de bonne familles aussi( je rigole:p)
bon c'est tout ce que j'ai à dire now
A bientôt loooooooool
http://www.boosterblog.com
 

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